11 novembre (suite)
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En prolongement de mon article d’hier, je voudrais rendre hommage à un de ces pauvres poilus en reprenant un extrait du livret dont j’ai déjà parlé. Il s’agit de Victor Boulay dont la tombe est présente dans le cimetière de Gorron et dont on connait le visage.
Né à Gorron le 14 janvier 1896. En 1906, il vit avec son père Victor BOULAY, tanneur (employé Gendron), sa mère Louise CHARLOT, ses frères et sœurs : Victorine, Benjamin, Clémentine, Louise, Clément, à la Petite Jeussière, en Gorron
Le 04 août 1914, date de la déclaration de guerre, il a 18 ans. Il est cultivateur, célibataire. Il aurait dû être mobilisé en 1915 mais a été ajourné pour « Faiblesse » lors du conseil de révision. Son incorporation est reportée d’un an. Il mesure 1 mètre 56 centimètres, a les yeux gris bleu, un visage rond, le front fuyant et le nez moyen (d’après son livret militaire).
Il est d’abord incorporé comme soldat de 2ème classe au 103ème Régiment d’infanterie le 03 septembre 1916. Il participe à la bataille de Verdun (la plus grande de la guerre) commencée en février 1916. Puis, il passe au 147ème Régiment d’infanterie (9ème compagnie) le 01 juin 1917, jour où les Allemands reprennent l’offensive dans le secteur de Verdun.
Le 20 août 1917, ce sont les Français qui lancent une grande attaque. Elle sera fatale au soldat Victor. Il est blessé par un éclat d’obus le 08 septembre 1917 au Bois d’Avocourt, au nord-ouest de Verdun. Il meurt le 09 octobre 1917, dans l’ambulance, des suites de ses blessures (plaies pénétrantes dans la région dorsale), à Brocourt (Meuse).
Salut à lui…