Le journal de Hyacinthe Boullard (épouse Péan)
/image%2F0675725%2F20210905%2Fob_05222a_telechargement.jpg)
Décembre 1834
Un éternel recommencement. Après quelque temps d’exercice, un nouveau pouvoir supporte de moins en moins les critiques de son opposition. Il tente de limiter la libre expression et de contrôler la presse. C’est ce qui s’est passé cette année contre toutes les expressions républicaines. Notamment après la révolte des Canuts à Lyon dont les salaires ont été baissés.
Devant l’ampleur des grèves et mouvements populaires, soutenus par les défenseurs des droits de l’Homme et les Républicains, la répression a été féroce. Surtout quand l’agitation a atteint d’autres villes. Le Général Bugeaud, qui s’était déjà illustré par la mort d’un député tué en duel, n’a pas hésité à faire tirer sur les grévistes. De nombreux morts.
Mon mari soutient la répression au nom de la nécessité de l’ordre. J’aurais plutôt tendance à être indulgente pour les ouvriers qui connaissent souvent la misère. Nos échanges sont parfois très vifs.