Répression des manifestations ouvrières au 19ème siècle.
Au 19ème siècle, la révolution industrielle créée une classe sociale d’ouvriers honteusement exploitée par les bourgeois possédants. La misère de ce prolétariat devient insupportable et les ouvriers tentent de se regrouper pour réclamer une amélioration de leur condition.
Des manifestations revendicatives ont lieu dans certaines grandes villes. Elles sont interdites par le pouvoir détenu, précisément, par les bourgeois. Et ce pouvoir n’hésite pas à faire tirer la troupe et tuer des manifestants.
Dans le roman, un débat a lieu entre les membres de la famille. Le même débat existe au sein de la population gorronnaise. Certains pensent que les ouvriers sont dangereux et doivent être traités durement. D’autres s’insurgent contre leurs conditions de vie et de travail en général.
Avant la Révolution, la chasse était réservée aux nobles. Après l’abolition des privilèges, tous les citoyens ont le droit de chasser. Après une période de liberté totale, le pouvoir tente de réguler le nombre de chasseurs pour préserver les espèces animales.
Ce retour en arrière est mal vécu. On accepte mal l’instauration d’un permis de chasse fixant une limite d’âge, obligeant les chasseurs à payer une redevance, et punissant les braconniers. D’autant plus que ce permis doit être renouvelé chaque année.
Dans le roman des conflits ont lieu entre les autorités et les braconniers et entre les chasseurs détenteurs de permis et ceux qui chassent sans permis.
Les enfants ont toujours travaillé pour les adultes, notamment au 19ème siècle, dans les campagnes en particulier où ils participent au travail à la ferme. Dans l’industrie, ils coûtent moins cher, sont plus dociles, réalisent des tâches grâce à leur petite taille… Ils peuvent être embauchés dès six ans, parfois même plus jeunes.
Au milieu du 19ème siècle, des lois sont votées pour limiter l’exploitation des enfants : durée de travail journalier limitée à 8 heures, pas d’emploi avant 8 ans, mais l’application de cette législation est difficile. L’obligation scolaire permet de réduire le travail des enfants mais, notamment dans les campagnes, cette obligation est contestée.
Dans le roman, des conflits éclatent avec certains employeurs mais aussi avec certains parents qui comptent sur les revenus des enfants pour aider à faire vivre la famille. Les instituteurs, notamment, sont obligés de dénoncer les abus concernant le travail des enfants.
Avant la Révolution, les mesures de poids, de longueur… variaient selon les provinces. On parlait de pieds, de pouces, de lieues, de setiers etc.). Ce qui pouvait compliquer les échanges, le commerce en général. Mais chacun tenait à ses mesures utilisées depuis des siècles.
Les révolutionnaires décident d’utiliser sur tout le territoire les mêmes mesures basées sur un système métrique décimal avec pour unités le mètre, le gramme, le litre… Si ce système devint obligatoire en 1795, son application ne se fit que progressivement. Mais, contrairement au calendrier républicain, on ne revint pas sur la mesure.
Dans le roman, des conflits ont lieu dans les transactions locales, parfois involontaires et de bonne foi, d’autrefois dues à des positions divergentes par rapport à la Révolution elle-même.
Napoléon était, par certains, considéré comme un ogre responsable de guerres avec leurs milliers de morts. Mais par d’autres un remarquable organisateur du pays. Il a en effet mis en place des recensements réguliers, nominatifs, dans les plus petites agglomérations. De la même façon, un cadastre systématique dessina toutes les parcelles quadrillant le territoire.
Les premiers recensements de la population en Mayenne datent de 1836. A Gorron, il y a alors 1171 habitants de sexe masculin et 1266 de sexe féminin. On y trouve les noms, prénoms, professions, liens familiaux et lieux d’habitations (peu précis). Le cadastre de la commune est finalisé en 1832. Il est composé de 11 cartes soigneusement détaillées (agglomération et campagne).
Dans le roman, les enquêtes, les relevés topographiques, ont beaucoup intéressé la population qui est venue consulter les documents à la mairie.
Au cours du 19ème siècle plusieurs épidémies de grippe (influenza), venant d’Asie et de Russie se sont développées en France. Déjà connues les siècles précédents, ces pandémies peuvent alors être étudiées grâce au progrès technologiques (poste, chemin de fer, études statistiques…).
La grippe est très contagieuse et, même si la mortalité est moins importante que celle d’autres épidémies, elle augmente les décès, notamment chez les personnes âgées. La fièvre est au centre des symptômes. A l’époque il n’est pas encore question de virus. Les traitements, comme dans beaucoup de maladies, s’attaquent principalement aux symptômes (cataplasmes, inhalations et aussi les éternelles saignées).
Dans le roman il sera question de l’épidémie de 1836/1867, deuxième vague de celle de 1830, venue d’Asie centrale et étant passée par Paris avant d’arriver en province. Elle n’aura pas l’importance de la grippe dite espagnole du 20ème siècle mais beaucoup de familles furent touchées dont une du roman.
Tous les 25 ans, l’Eglise catholique organisait des jubilés (des années saintes) qui étaient censés réaffirmer l’importance de la foi, le pardon des péchés et l’indulgence. Depuis la Révolution, l’Eglise était discréditée pour beaucoup de citoyens. Et, malgré la restauration de la royauté, les Empires napoléoniens qui essayèrent de la réinstaller au cœur du pays, des manifestations la remettaient en cause.
C’est ainsi que des cérémonies religieuses pouvaient être perturbées, notamment pendant ces années saintes, par des citoyens qui s’insurgeaient contre cette réhabilitation. Plus on avançait dans le siècle, plus les tensions entre les soutiens de l’Eglise et les défenseurs de la laïcité s’aggravaient. Pour arriver, au début du 20ème siècle, à la séparation officielle des Eglises et de l’Etat.
Dans le roman, la ville de Gorron, comme beaucoup d’agglomérations dans l’ouest de la France, était proche de l’Eglise. Mais des citoyens, déçus par les retour en arrière après la Restauration, essayaient parfois de défendre la laïcité souvent rejetée par la population.
Au XIXème siècle, des sociétés secrètes, révolutionnaires, hostiles aux absolutismes royaux, aspirant à la liberté, à l’égalité, autant de principes qu’on retrouve au cœur des révolutions (1830, 1848, Commune de Paris en France), voient le jour.
Une d’entre elles nait en Italie, la Charbonnerie. Elle participe aux nombreux mouvements révolutionnaires qui ont secoué ce pays avant son unification. Les Carbonari, clandestins, sont souvent poursuivis par les pouvoirs qu’ils menacent.
On les retrouve dans d’autres pays de l’Europe de l’époque. En France notamment, elle participe à des complots contre la Restauration, la monarchie de Juillet… Bien souvent, ces sociétés ne réussissent pas seules leurs objectifs mais elles participent directement aux mouvements révolutionnaires et on retrouve leurs idées au cœur de ces révolutions.
Dans le roman, on peut voir passer un personnage proche d’une de ces société, qui se retrouve à Gorron.
L’ancêtre de la bicyclette est la draisienne (machine à courir) que l’on faisait avancer à l’aide des pieds sur le sol. Des années plus tard, un système de pédales fixées sur la roue avant permet de faire avancer l’engin sans poser les pieds à terre. Le grand-bi, engin spectaculaire à l’époque possédait une grande roue à l’avant.
Les progrès arrivèrent ensuite très rapidement pour aboutir à une bicyclette plus stable (roue a arrière et roue avant de même taille) et plus rapide avec une chaîne déplaçant le mouvement des pédale à l’arrière. Depuis, les techniques n’ont cessé de se perfectionner pour arriver aux vélos sophistiqués de nos cyclistes actuels.
Dans le roman, le fils d’une famille bourgeoise fait peur à la population et finit par provoquer une accident qui mettra en contact deux personnages importants dans l’histoire.
Après la désastreuse retraite de Russie, Napoléon connait des défaites. En 1814, il est obligé d’abdiquer car la France est envahie par les armées coalisées contre lui. Le roi Louis XVIII, frère de Louis XVI revient sur le trône.
Malgré une tentative de retour de Napoléon pendant les Cent jours, la royauté se réinstalle en France. Les nobles et le clergé retrouvent leur place d’avant la Révolution. Et les inégalités reviennent même si certains acquis révolutionnaires demeurent.
La bourgeoisie, notamment, consolide son pouvoir social et économique. Mais les couches sociales les plus pauvres, dans les villes notamment, souffrent de ce retour en arrière.
Une des héroïnes du roman, engagée dans les avancées révolutionnaires, aura du mal à accepter le retour des nobles et surtout du pouvoir de l’Eglise au cours du règne du deuxième frère de Louis XVI, Charles X.
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