Ce journal de bord accompagne l’écriture de mes romans présentés sur le blog à leur sortie dans la rubrique : mes publication. Il évoque succinctement les recherches nécessaires à la réalisation de ces romans.
Les reclusoirs
Les reclusoirs au Moyen Age étaient de petites cellules de pierre dans lesquelles s’enfermaient, volontairement, des personnes qui recherchaient la rédemption de leurs péchés où une certaine forme de sainteté en priant pour le salut de la population. D’étroites ouvertures leur permettaient de recevoir un peu de nourriture. Mais l’entrée dans la cellule était murée et la ou le reclus (le plus souvent des femmes) finissait sa vie dans sa prison volontaire. Les conditions d’existence étant très rudes, la durée de cette vie était, de ce fait, souvent courte.
Dans le roman, une des caves souterraines situées sous la chapelle Saint-Martin servira de reclusoir à un des moines du prieuré. Son existence sera d’autant plus courte que le conduit d’aération ne laisse passer qu’une faible lumière et que le moine refusera tout contact avec les autres membres du prieuré.
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La chapelle – le prieuré
Dans un article « Echanges » du 13 mars 2022 sur le blog je suis revenu sur la chapelle qui aurait existé rue des Sarrazins. Le propriétaire de la maison (Herpin) en 1921 évoquait cette antique chapelle passée par bien des vicissitudes. Dans l’ouvrage de référence de Gabriel Boullard sur la période « des origines à 1789 », il évoque « l’unique allusion que nous ayons rencontrée à l’existence d’une chapelle Saint-Martin » dans un legs des époux François Garnier « comme on va à la chapelle Saint-Martin ». Les sources sont donc bien maigres à ce sujet. Mais ça suffira comme déclencheur de l’imagination. Ci-contre l’endroit où pouvait se situer la chapelle, rue des Sarrazins, avec ce qui pouvait être le haut d’une fenêtre ogivale
J’en ferai, dans mon roman, un élément d’un prieuré : un petit monastère subordonné à une abbaye. Il s’agit bien souvent d’une fondation seigneuriale. Il était tentant pour moi de relier ce prieuré hypothétique à l’abbaye de Savigny (souvent évoquée dans le blog) et d’associer sa création aux seigneurs, barons de la châtellenie de Gorron, propriétaires de la forteresse à l’époque où celle-ci protégeait encore la ville.
Frère Jean, copiste à l’abbaye, est chargé par son Abbé, de créer ce prieuré. Nous suivrons donc ses aventures et celles de ses successeurs tout au long du roman.
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Où il est question de souterrains…
Les souterrains sont souvent l’objet de nombreuses légendes. Il existe peu de villes possédant les restes d’une forteresse dans lesquelles on n’évoque pas la présence de souterrains mystérieux. On imagine souvent ce qu’on appelle des souterrains de fuite permettant aux occupants d’un château assiégé de s’enfuir. Il s’agirait alors de galeries creusées sur plusieurs centaines de mètres, voire kilomètres quand l’imagination est fertile. Gorron n’échappe pas à la règle.
Ce genre de souterrains existent mais très rarement. On a le plus souvent affaire à des caves, parfois plusieurs, reliées par des boyaux permettant de communiquer entre elles. Elles pouvaient servir de refuges, de lieux de stockage…
A Gorron une cave, dont nous avons souvent parlé sur le blog, avec une maçonnerie qui peut évoquer le départ d’un souterrain, a souvent sollicité l’imagination des enfants et mêmes d’adultes qui prétendent avoir parcouru ce souterrain creusé au moins jusqu’à l’église. A titre personnel, je n’ai jamais eu de preuve de la présence de ce souterrain, ni par témoignage direct ni par archive ancienne. Ce qui ne m’empêchera pas de laisser courir mon imagination dans le roman que je commence actuellement.
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Où il est question de souterrains…
Le roman policier, qui s’intitulera vraisemblablement « Voyeur » est terminé. Il paraîtra en juin (l’année n’étant pas encore fixée). Deux parutions par an, c’est sans doute trop. Mais j’ai encore d’autres roman en réserve (j’ai commencé à écrire, il y a une vingtaine d’années).
Les parutions de novembre, concernent uniquement les romans historiques qui se situent principalement à Gorron. Le titre du prochain est « La variole noire ». Il se déroule en 1870/1871 où la France est frappée par une lourde défaite militaire contre les Prussiens et par une épidémie de variole, maladie très contagieuse et mortelle à l’époque.
Je commence un nouveau roman historique dans lequel il sera question de souterrains. On en parle si souvent à Gorron que je me suis dis qu’il était temps d’écrire quelque chose là-dessus. Une fiction, bien sûr car, pour l’instant, la présence réelle de souterrains ne repose que sur de simples hypothèses.
Déçus après les élections de juin 1968, ne souhaitant pas militer dans les organisations maoïstes ou Trotskistes, refusant la société qui reprenait son cours et les revirements de certains révolutionnaires, des jeunes ont tout abandonné pour l’élevage et la culture dans des zones campagnardes plus ou moins désertées.
L’adaptation à cette nouvelle vie, souvent rude, fut parfois difficile. Confrontés à la méfiance et l’hostilité des habitants, beaucoup abandonnèrent leurs projets. Mais certains se sont accrochés, ont été reconnus et acceptés par les autochtones. De nos jours, d’ailleurs, un mouvement, moins important moins utopique, de retour à la terre existe toujours.
Dans le roman, un des personnages en fuite va se réfugier près des communautés aux mœurs très libérés vivant en autarcie dans des zones quasi désertiques, en montagne notamment.
Vers la fin du 19e siècle, les anarchistes refusaient, contrairement aux socialistes, de participer aux élections et voulaient la justice sociale en utilisant la force. Certains auront recours à la violence, au terrorisme, aux assassinats. D’autres choisissent un illégalisme pacifique. Adeptes de la reprise individuelle, ils deviennent tout bonnement cambrioleurs.
Marius Jacob, né en 1879, fut l’un de ceux-là. Parmi ses nombreux métiers, il fut apprenti typographe. C’est à cette époque qu’il s’intéressa aux anarchiste et lu de nombreux auteurs comme Elisée Reclus, Kropotkine, Malatesta… Adepte des déguisements, des pseudonymes, maniant l’humour et l’ironie, refusant toute violence, il connait une certaine célébrité.
Mais les dérives violentes sont toujours possibles. Un agent est tué lors d’un cambriolage. Même si Marius n’est pas le tueur, il est condamné à perpétuité au bagne à Cayenne. Il en ressortira et mènera ensuite une vie militante. Il se suicidera en 1954.
Deux des personnages du roman se prétendront anarchistes et pratiqueront la reprise individuelle.
C’est le nom qu’on donnait à certains services d’ordre étudiants lors des occupations de bâtiments, notamment la Sorbonne. Leurs méthodes pouvaient être dénoncées comme trop violentes par les étudiants eux-mêmes. On les assimilait à d’anciens mercenaires qui auraient pu combattre au Katanga.
Lors des occupations, des marginaux, qui n’étaient pas étudiants, s’introduisaient dans les locaux. Leurs profils, parfois sulfureux, ont été montés en épingle par les opposants à la révolte étudiante. Cela permettait de discréditer le mouvement et de renforcer sa dénonciation (la chienlit selon le mot de de Gaulle).
Quel était leur nombre ? Quel fut réellement leur rôle ? Difficile de le dire. On a parlé de 150 individus, casqués et armés. Dans le roman, deux personnages, anciens soldats en Algérie, beaucoup moins violents que ces katangais, ont participé au service d’ordre des étudiants et ont sécurisé certaines occupations
Evénements, révolution, mai 68… A chacun ses termes. Manifestations étudiantes, émeutes, répression policière, grèves sauvages… Au choix encore.
Vendredi 22 mars. 142 étudiants dirigés par Daniel Cohn-Bendit occupent la salle du Conseil de la Faculté à Nanterre et protestent contre l’arrestation de plusieurs lycéens et de militants du comité « Viêt-nam national » après les « attentats » contre la Chase Manhattan Bank et l’agence T.W.A. de Paris.
Elections législatives des 23 et 30 juin qui se terminent par un raz-de-marée pour les gaullistes qui obtiennent la majorité absolue au Parlement.
Et, entre temps, des confrontations violentes entre étudiants et police comme la nuit des barricades du 10 mai : 267 blessés, 460 interpellations, 188 voitures endommagées, le pays paralysé par d’immenses grèves dans tous les secteurs publics et privés.
Plusieurs personnages du roman participeront à ces événements qui peuvent être actuellement décriés ou magnifiés. Une chose est sûre c’est qu’ils auront marqué toute une génération.
Comme dans toutes les guerres, les interdits moraux sont brutalement, en partie, levés. Et notamment celui de tuer qui devient un geste naturel, voire glorifié, s’il s’agit de l’ennemi. Les pauvres appelés, jeunes d’une vingtaine d’années, ont été confrontés à cette horreur.
On a souvent entendu les atrocités qui ont pu être faites pendant cette guerre. Le recours à la torture, aux exécutions sauvages (la fameuse corvée de bois), les viols, les villages détruits… Dix ans avant, les nazis se laissaient aller à ce genre d’exactions. On ne pouvait penser que la France allait y avoir recours. Quels que soient, par ailleurs, les actes de rebelles qui luttaient pour leur indépendance.
Tous les appelés n’ont pas été confrontés ou n’ont pas pratiqué ce genre d’actes. Mais, comme souvent, au retour de la guerre, leur difficulté à parler de ce qui avait pu se passer montrait la gêne au sujet de ce qui s’était passé.
Un conflit armé entre la France et des rebelles algériens de 1954 à 1962 qui a abouti à l’indépendance de l’Algérie, à l’époque départements français. Au début, on parlait de maintien de l’ordre, d’événements… En réalité il s’agissait d’une véritable guerre qui a entraîné des dizaines de milliers de morts.
Les jeunes, déclarés bons pour le service lors des conseils de révision à 20 ans, après avoir exécuté leurs classes (préparation militaire) sont mobilisés en Algérie. Pour une grande partie d’entre eux, la mobilisation a duré 28 mois. On imagine le déracinement, le bouleversement dans tous les domaines correspondant à ces années.
Tous ne se retrouvaient pas sur le théâtre des opérations. Mais beaucoup ont connu les dangers, les exactions, la peur de tous les soldats plongés brutalement dans la guerre. Dans le roman, on suivra un des personnages principaux, de son départ à Marseille jusqu’à son retour en France.
Ses aventures sont inspirées du chapitre paru dans le tome 2 de l’histoire de Gorron : un Gorronnais en Algérie.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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