Ses objectifs : aider les soldats encore prisonniers « adoucir leur captivité » et leurs familles.
Son bureau : Président , Paul Belloir ; Secrétaire, Pascal Gendron, Trésorier : Constant Détais ; Membres du bureau : Georges Launay, Paul Penloup, Fernand Lecapitaine, Marcel Lévêque, Marcel Foucoin, Marcel, Gerber.
12 août 1943
Courses de chevaux :
Un hippodrome existait à Gorron près de la Grille (à la sortie de Gorron vers Hercé). 43 chevaux ont concouru, notamment, dans une course de chevaux de cultivateurs. Les billets sont vendus chez M. Daniel, café-tabac.
14 août 1943
Le placement des domestiques et des servantes semble avoir lieu lors du comice agricole. Ils sont appelés à se déclarer près du secrétaire du comice (Félix Chemin, horloger) avant le 29 août.
Une photo, malheureusement un peu floue, a été prise rue de Normandie, là où a été créée l’entreprise Dollé par Frédéric Dollé. Elle date donc d’avant 1908, année où l’entreprise sera transférée rue Magenta (Corbeau-Paris). Le photographe : « Chemin à Gorron » est vraisemblablement Félix Chemin, horloger, rue de la Mairie.
On voit, sur la droite, l’actuelle école publique de garçons, à l’époque école communale de garçons dans laquelle étaient scolarisés tous les garçons de Gorron. En face, à gauche, on voit les machines agricoles fabriquées par l’entreprise Dollé.
La rue est décorée de guirlandes végétales impressionnantes, de drapeaux tricolores, de lampions et fermée par une estrade surmontée d’une inscription « PAIX ° TRAVAIL ». On y distingue des familles gorronnaises qui posent pour la photo. Une fête importante donc qui pourrait être le 1er mai, la fête du travail.
Vols : Des bouteilles d’eau de vie chez un hôtelier de Gorron (Maurice Fouilleul, le Pont de Hercé), d’un coq (tué par une fillette de 10 ans puis mangé en famille) à Brilhault.
19 janvier 1943
Plusieurs articles évoquent le marché noir. Il s’agit, parfois, de petits trafics de quelques kilogrammes de beurre mais, cette fois, il est question d’un camion qui transportait, sans autorisation « 40 quintaux d’orge, 70 sacs de son… »
22 janvier 1943
Bienfaisance. A chaque mariage, une quête est faite pour le bureau de bienfaisance. Des dons sont aussi versés : par exemple, 500 francs donnés par M. et Mme Brodin Stanislas, instituteur public honoraire à Gorron. Le couple Brodin, sans profession, habite rue Corbeau-Paris en 1936.
La semaine dernière, nous avons évoqué l’Ecole d’électricité et de mécaniques industrielles en faisant l’hypothèse qu’elle aurait pu être fréquentée par Lucien Dollé, un des fils de Frédéric Dolé et Esmérie Chassain.
Une publicité concernant l’entreprise Dollé après le décès du fondateur, Frédéric « Machines agricoles, Vve FR. DOLLE » fait état d’un représentant : Marcel Dollé, ingénieur. Marcel est le frère de Lucien, né en 1903.
Robert Dollé, le fils de Lucien Dollé nous a parlé de son oncle Marcel lors d’un entretien enregistré avant sa mort. Il semblerait que ce soit Marcel qui ait suivi les cours de l’école Violet à Paris pour devenir ingénieur. Lucien, lui, après avoir fréquenté l’Ecole Primaire Supérieure d’Ernée, est allé au service militaire puis a secondé sa mère après le décès de son père.
Sur la photo de classe de la semaine dernière, c’est donc Marcel Dollé et non Lucien qui se trouve dans le groupe. Ci-dessous, la famille Dollé avec le couple Frédéric et Esmérie (debout, 3ème et 4ème ) et leurs trois enfants : Marcel à gauche, Lucien à droite et Lucie près de sa grand-mère.
Madame Dollé nous a transmis un ensemble de photos concernant la famille Dollé dont nous avons souvent parlé sur le blog. Nous allons analyser certains de ces documents.
Dans la rubrique sur le cimetière, nous avons vu que sur la tombe de la famille se trouvait un ornement concernant l’association des anciens élèves du collège et de l’E.P.S. d’Ernée.
L’Ecole Primaire Supérieure d’Ernée est créée en 1893. Au moment de sa transformation en collège municipal (collège moderne, sections technique et classique) dans les années 1940, son enseignement permettait l’admission dans des écoles spécialisées comme les écoles d’électricité et de mécanique industrielles.
Sur la photo ci-dessus, on voit les élèves de l’école de Paris (année 1920/1921). Lucien Dollé, né en 1902, avait 18 ans à l’époque. Il a vraisemblablement fréquenté cette école qui formait des ingénieurs. On ne peut le repérer sur la photo.
Ecole d’électricité et de mécanique industrielles.
Nous avons déjà relaté plusieurs fois des altercations entre Gorronnais. Cette fois, nous avons affaire à de menaces de mort et à des coups armés de pelle ou de couteau. Tout cela parce que deux porcs étaient passés dans le champ d’un voisin.
14 décembre 1942
Nécrologie
Les obsèques de M. Félix Chemin, 85 ans, président d’une société de secours mutuels, secrétaire du comice agricole, président du conseil paroissial, ont eu lieu le jeudi 10 décembre 1942.
Il s’agit vraisemblablement de Pierre Félix Chemin, né en 1858 à Gorron, horloger marié à Marie-Louise Fouilleul, recensé en 1906 rue de la Mairie.
Il est secrétaire du comice agricole en 1887.
Le société de secours mutuel est vraisemblablement la Société Générale de Secours mutuels de Gorron fondée en 1872.
Le conseil paroissial réunit le clergé et des laïcs d’une paroisse pour en assurer sa gestion matérielle.
En 1940, l’abbé Betton(dont il a été question la semaine dernière) a créé le patronage Saint-Rémy ouvert du 22 juillet au 14 septembre qui « groupe (…) sous le signe de la fraternité, une centaine d’enfants appartenant à tous les milieux ». Les activités : construction de cabanes, grands jeux, bains… Ces activités se déroulent dans différents lieux : une belle propriété (sans précision : si un lecteur la connait, nous sommes preneurs), le moulin de Favières, le taillis de Lévaré…
9 novembre 1942 : séance d’information sur le Secours National
M. Sillard, délégué du Secours National (…) parlera de l’œuvre qu’il représente (…) à 11 heures dans la salle de la Mairie.
Le Secours National est un organisme créé pendant la guerre 1914/18, réactivé lors de la Second Guerre mondiale. Chargé à l’origine d’apporter de l’aide aux militaires et à leurs familles, il est un organisme de propagande pour l’Etat Français collaborationniste.
L’abbé Betton, vicaire à Gorron, quitte son poste pour devenir curé à Ballée. A Gorron depuis l’armistice, il fut responsable du « Colis du prisonnier », du patronage de vacances « Le patro Saint-Rémy », vice- président du football-Club Gorronnais. Il sera remplacé par l’abbé Badier.
Autour d’un stade et d’une piscine.
« En vue de l’édification d’un stade à Gorron… M. l’architecte du département visita cinq emplacements différents. » Le choix du futur stade Lucien Dollé demanda du temps. Pour la piscine, ce fut plus rapide car la parcelle de terrain réclamée au riverainest tellement minimequ’on peut espérer une solution favorable.
Une photo envoyée par Alain sur laquelle on voit son grand-père, Emile Bohuon, vétérinaire, maire de Combourg, nous permet de revenir sur le vétérinaire exerçant à Gorron dans la première moitié du 20e siècle. Il s’agit de Léon Renault qui a fait ses études de vétérinaire avec Emile Bohuon à l’école de Maison Alfort.
Sauf erreur de notre part, Léon Renaut serait arrivé à Gorron entre 1911 et 1921. En 1921, il est recensé avec sa femme Marie, et leurs enfants : Madeleine et Jean, rue de la Cour des Forges. En 1962, il exerce toujours et réside 12 rue de la Cour des Forges avec sa femme Marie Daniel et leur fille Madeleine, herbagère.
Léon Renault est né le 30 novembre 1881 à Saint Ellier de Epiphane Renault, instituteur, et d’Aimée Quentin. Il épouse Clémentine Marie Daniel le 27 avril 1918 à Hercé. Il décède le 16 juin 1969 à Gorron.
Un enfant blessé par une ruade : le pauvre petit (3 ans) avait une profonde blessure au front ; il fut transporté aussitôt à la clinique du docteur Daniel qui diagnostiqua une légère fracture.
Chute grave : la cycliste tomba lourdement sur le trottoir ce qui lui occasionna une profonde coupure au cuir chevelu et une luxation de l’épaule ; elle fut relevée par M. Penloup, cordier, qui la transporta à la clinique du docteur Daniel. L’accident se produit rue de Normandie alors que la cycliste tournait vers la rue Corbeau-Paris, rue qu’habitait le cordier Louis Penloup.
Nous avons déjà évoqué plusieurs fois cette clinique qui se situait rue de Normandie. Nous écrivions sur le blogle 29 septembre 2013: « Pendant les Trente Glorieuses, la clinique, 14, rue de Normandie, dans laquelle intervint le Dr Daniel à l’époque où elle accueillait encore des gens opérés, assura des soins ambulatoires. Les religieuses qui exerçaient à la clinique dispensaient aussi des soins à domicile. »
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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