Retour sur la photo des conscrits de la classe 1915 (voir semaine dernière). La photo a été prise devant la boutique Normandière. Sur la porte, on peut lire : Bijoux – « Fiz ». Il s’agit de Constant Normandière, horloger, sa femme, Ernestine Lambert et leur enfant Marie, recensés en 1906 rue Jean-Jacques Garnier.
On peut remarquer que certains conscrits portent des chapeaux fantaisie qui font partie des attributs festifs des jeunes gens (cocardes…). Ci-dessous une autre classe de conscrits pris en photo devant le monument aux morts au Bignon. Le maire est M. Joseph Pottier (1930 – 1936). Des jeunes gens nés dans les années 1910 dont nous déchiffrons mal la classe exacte.
Les conseils de révision vérifiaient si les jeunes gens appelés à faire leur service militaire avaient les aptitudes suffisantes pour remplir leur devoir militaire. C’était l’occasion d’une fête avec repas, défilé dans les villages et visites aux filles du même âge que les conscrits.
Deux documents nous rappellent cette tradition disparue depuis les années 1960. Ci-contre, une affiche concernant la classe 1901 et une photo, la classe 1915. Nous n’avons, malheureusement pas le noms des conscrits mais nous pouvons relever celui des Gorronnais nés en 1895 (classe 1915).
Jules Durand, Alexandre Musset, Victor Fanneau, Arnaud Bourdon, Georges Guerrier, Eugène Douillet, Vital Courteille, Constant Foucher, Clément Bourgault, Eugène François, Robert Morin, Louis Morin, Henri Jamoteau, Auguste Poirier.
Le recensement utilisé est celui de 1906. Il y a plus de conscrits sur la photo que sur cette liste. Si vous reconnaissez quelqu’un, je suis preneur…
Claude nous a transmis le nom d’autres personnes présentes sur la photo de mariage :
« Sur la photo de mariage Belliard-Guihéry, juste à droite de la mariée ily a Pierre Renard 21 ans électricien à Gorron, cousin germain du marié etau 2ème rang en partant du haut tout à gauche c'estRené Buschaud (16 ans) père de Guy. ».
Il a aussi transmis une photo prise devant les ateliers de Lucien Dollé.
« Photo de l'entreprise Dollé, à droite mon oncle Louis Belliard (employé)et on devine Lucien Dollé avec son fils devant. ».
Un Gorronnais mort en captivité : il s’agit de René Bourdon, 32 ans, le premier des Gorronnais mort en captivité. Un cortège est parti de la mairie vers l’église puis s’est rendu aux monuments aux morts. Il s’agit vraisemblablement du fils d’Henri Bourdon, tonnelier, rue Magenta et de son épouse Marie, piqueuse (employée de la fabrique de chaussures Goussin) en 1921.
8 janvier 1945
Méfait du verglas :
Un camion a dérapé, rue de Bretagne, et a pénétré de deux mètres dans la maison de Mme Veuve Leblanc Auguste, 72, rue de Bretagne. Auguste Leblanc était maçon en 1936. Madame Leblanc, près de sa cheminée, n’a pas été blessée.
Le même jour, une vache, blessée par un camion, route de Gorron à Lesbois, a été abattue.
Un message, transmis par le blog, nous demande quelques informations sur la famille Renard/Buin
Message Je viens de découvrir l'existence de votre blog sur Gorron d'où sont natifs mes parents Renard Marcel et Buin Simone , nés en 1918 et mariés en 1946 . J'aimerais en savoir plus sur mes grands-parents paternels que je n'ai pas connus car décédés peu après la naissance de mon père ( 2 ou 4 ans ? ) qui fut alors adopté par Alphonse Baugé , alors facteur à Gorron , il me semble . Le décès de mes grands-parents Renard Leon Constant et Renard Maria Joséphine fut-il accidentel ( ce que j'ai pu comprendre étant petit ) ou de maladie ? Sont-ils enterrés à Gorron ?
Nous retrouvons bien sur les listes de recensement de 1921, Marcel Renard et Simone Buin ainsi qu’un facteur rural François Beaugé, route de Brecé.
Marcel Renard, né en 1918 à Gorron, est le fils de Léon Renard, carrossier, employé chez Liger, né en 1868 à Brecé et de Maria née en 1879 à Gorron.
Simone Buin, née en 1918 à Gorron est la fille d’Eugène Buin, propriétaire exploitant au Verger, né en 1873 à Gorron et de Marie-Louise née en 1888 à Gorron.
En ce qui concerne le facteur, nous retrouvons François Beaugé et son épouse Alphonsine, blanchisseuse, route de Brecé.
Nous essaierons de poursuivre les recherches la semaine prochaine.
Médaille de la famille Française : à l’occasion de la fêtes des Mères, la médaille est remise à Mme Rouland, épouse de M. Rouland, ingénieur des travaux publics de l’Etat.
Une grande fête programmée : une grande manifestation hippique est prévue le 16 juillet avec concours de pronostics, fête foraine… par le comité des prisonniers.
On ne sait pas si la fête a eu lieu. Entre temps le débarquement, lui, a eu lieu et Ouest Eclair, journal proche de la collaboration, est remplacé par Ouest-France…
Un changement de ton dont nous reparlerons la semaine prochaine. Un exemple : « en souvenir de nos glorieux alliés qui versent généreusement leur sang pour la Libération. »
Dans le prolongement des deux derniers « Point de vue » sur le blog, dans une note d’histoire locale parue dans le bulletin paroissial « Entre Nous » de Gorron le 7 juillet 1948, il est fait état de la statue de Saint Roch : « C’est en 1870-71, lors de la variole noire qui désola Gorron, que cette statue fut transportée processionnellement de l’église dans la chapelle » du Bignon.
Elle est décrite comme étant plus « curieuse qu’artistique ». Elle a été enlevée de la chapelle du Bignon vers 1933 et en 1948 se trouverait au presbytère.
Elle se situait face à la statue de la Vierge (qui daterait du XVe siècle). Vierge qui selon la légende « n’avait pu être arrachée du sanctuaire profané » car elle se serait tout à coup trouvée trop lourde.
Dans l’article il est fait état des nombreux ex-votos dans la chapelle . Ces ex-votos ont disparu. On peut les voir sur la carte postale (voir ci-dessus et ci-contre).
Un acte inqualifiable : trois hommes ont été, après une enquête, identifiés comme ayant martyrisé un chien. Parmi eux, un Gorronnais. La bêtise est une qualité bien partagée, quelle que soit l’époque.
8, 9, 10 avril 1944
On ne se contentait pas de martyriser les chiens, on se battait aussi entre Gorronnais. Entre deux employés des Chemins de fer, entre un cultivateur et un marchand de bois…
On volait aussi des roues de vélos remisés chez M. Laborne au cours de la Foire Fleurie…
Mais, heureusement, on montait des spectacles : « Blanchette » et « L’école des belles-mères »… et on faisait des dons pour les œuvres Gorronnaises comme M. Desmoires.
11 avril 1944
Marcel Danvel « notre excellent dépositaire à Gorron » et sa femme ont un garçon : Jean-Yves.
Ci-dessus, Lucien Dollé au service militaire. C’est au retour de ce service militaire que Lucien Dollé est entré dans l’entreprise puis a secondé sa mère, veuve. On le voit monté sur une impressionnante machine agricole avec son fils Robert.
La photo est prise, devant les ateliers, rue Corbeau-Paris, vraisemblablement un jour de Foire Fleurie. L’entreprise qu’il dirige est alors très florissante.
On retrouve Robert Dollé, le jour de sa communion, avec son père
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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