Note de lecture
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« La servante écarlate » (Margaret Atwood)
Il y a d’abord la qualité de l’écriture de l’autrice. Ses recherches lui ont permis d’étayer les scènes un peu rudes qu’on retrouve dans le roman. Et aussi les analyses psychologiques, en particulier du personnage principal à partir desquelles on peut approcher la complexité de l’âme humaine. Tout cela avec le don de faire cohabiter l’humour et le drame.
II s’agit d’une dystopie. On ne peut pas transposer le coup d’état ayant amené la dictature à la situation des USA et des démocraties actuelles. Il n’empêche que la dérive droitières de ces démocraties devrait nous alerter. Les hommes qui prennent le pouvoir disent le faire pour remettre de l’ordre dans des sociétés amorales où la sécurité n’est plus assurée. Pour bien mettre ça dans la tête des gens, ils suscitent eux-mêmes des événements violents. Sans compter que la morale qu’ils imposent par la suite, ils ne se l’appliquent pas à eux-mêmes. Ça me rappelle quelque chose…