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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 10:05

Note de lecture

 

« Point cardinal » (Léonor de Récondo )

 

Un thème particulier : le changement de sexe d’un homme au sein d’une famille sans histoire, classique et aimante. L’auteure a choisi une écriture simple, légère même, sans pathos, pour aborder un sujet délicat. L’idée me paraissait bonne. On évitait ainsi les analyses un peu lourdes sur les bouleversements pour le personnage principal et ses proches.

Quand la vérité éclate au grand jour, on voit, justement, la réaction de ces proches : la femme, la fille, le fils, les collègues de travail, les voisins… Et là, on aurait bien aimé, au contraire, avoir quelque chose de plus consistant. Les réactions sont souvent caricaturales, superficielles dans les deux sens : acceptation, soutien ou rejet. La femme qui continue à aimer son mari, à vivre avec lui tout en ayant une relation sexuelle intermittente avec un autre homme. Le fils qui insulte son père et rompt avec lui. La fille qui rend public le changement de sexe dans le journal de son lycée. Autant de comportements qui auraient mérité de plus grands développement, d’analyses psychologiques plus fines. Cela aurait pu se faire sans se départir du style de l’écriture.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 10:15

Note de lecture

 

« Le monde retrouvé de Louis François Pinagot » ( Alain Corbin)

 

Un thème qui me passionne et entre entièrement dans mes centres d’intérêt. Faire revivre un total inconnu né en 1798, mort en 1876. Un homme « sans qualité », voiturier, sabotier vivant à la lisière de la forêt de Bellême dans le département de l’Orne. A partir de très peu de traces historiques comme les registres paroissiaux puis d’état civil, Alain Corbin essaie de faire revivre François Pinagot. L’auteur, grand historien, spécialiste du 19e siècle, arrive à restituer la vie du pauvre sabotier dans l’environnement local et national. La démarche est riche d’enseignement et illustre ce que peut faire un historien. Mona Ozouf, qui cite cet ouvrage, regrette qu’Alain Corbin soit resté à sa stricte place d’historien et ne se soit pas laissé aller à l’imagination littéraire. Très modestement, c’est ce mélange que j’essaie de pratiquer avec l’histoire de Gorron présente dans ce blog. La lecture de ce livre a été un véritable bonheur pour moi.

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 10:03

Point de vue…

 

Note de lecture par Maryvonne : en réponse à celle de Jean-Claude (voir article du 09/12/1918)           

« Le sel de la vie » (Françoise Lhéritier)

 

Evidemment, à lire cette liste de petits faits au quotidien, on se dit que 
ça n'a aucun intérêt. Mais c'est justement ça qui interroge : qu'une 
intellectuelle reconnue comme F.Lhéritier mette tout cela en avant a 
sûrement du sens...Et le fait qu'une telle intellectuelle nous rappelle 
qu'elle était aussi, et sans doute avant tout, une vivante enracinée, prise 
dans son quotidien comme tout le monde, nous ramène à l'essentiel : ce sel 
de la vie qui la (nous) nourrit, dans tout son être, corps et 
esprit. Elle, comme nous, n'est pas qu'un "Je pense". Elle nous rappelle que 
non seulement bébés nous avons découvert le monde à travers nos sens et 
que notre pensée s'est élaborée à partir de ça, mais que même adultes 
notre pensée ne peut pas se couper de nos sens et de nos affects. Nombre 
de philosophes ont prôné la marche pour nourrir et stimuler leur 
pensée... La mise en ordre peut se faire ensuite, par l'écriture assis à 
un bureau par exemple, mais l'impulsion première est bien "cette faculté 
créatrice de sens : voir, écouter, observer, entendre, 
 toucher, caresser, sentir, humer, ,avoir du goût pour tout, pour les 
autres, pour la vie". Sans le sel de la vie, nous n'aurions qu'une pensée 
vide et morte. Les sens mènent au sens. Alors après, à nous de savoir goûter notre 
quotidien et d'en faire une richesse.

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 10:34

Note de lecture

 

« La théorie de l’information » (Aurélien Bellanger)

 

Chroniqueur dans la matinale de France Culture, ce jeune écrivain m’a séduit et étonné par la puissance de son écriture et sa capacité à mettre de la poésie dans des thèmes  a priori peu destinés à ce genre d’exercice. Quand il se plonge notamment dans les zones industrielles avec leurs grandes surfaces, leurs échangeurs routiers… Parfois ses courts textes peuvent être un peu obscurs et on se demande quelle dose d’humour l’amène à faire se télescoper des données scientifiques et des données philosophiques ou littéraires.

Dans son livre, on retrouve ce qui m’a séduit le matin sur France Culture. Mais si je suis resté admiratif de sa puissance d’écriture, de son intelligence, de son aisance, de ses connaissances, même si bien souvent elles me dépassent, j’ai  cependant eu du mal à finir le livre. Trop c’est trop. D’autant plus que le thème : l’histoire d’un petit génie de l’informatique devenant milliardaire, l’évolution technologique inimaginable pour ma génération, tout cela m’était plutôt étranger. Un « roman époustouflant », sans doute, mais qui ne m’a pas donné envie de connaître l’œuvre de l’auteur.

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 11:38

Note de lecture

 

« En terrain miné » (Alain Finkielkrault et Elisabeth de Fontenay)

 

Deux amis qui décident d’échanger des lettres pour confronter leurs points de vue souvent opposés. L’idée était très séduisante. L’objectif étant d’obliger l’autre à argumenter, à approfondir et, au besoin, à nuancer son point de vue (pourquoi pas en changer ?).  Très vite, on voit qu’on a affaire à deux monologues, très intelligents, très érudits, notamment de la part de Finkielkrault qui multiplie les citations pour étayer ses convictions. Peu de doutes, peu d’interrogations. Une seule inquiétude « serais-je à la hauteur des échanges ? ».

L’exercice est agréable à lire. Les deux auteurs ont du talent en matière d’écriture. Mais la position de Finkielkrault me dérange. Sa pensée repose sur quelques certitudes, des idées fixes, et son seul souci est de les consolider. La culture française, fruit d’une longue évolution linéaire, aurait atteint un stade auquel il ne faudrait surtout pas toucher. Ceux qui n’y ont pas accès, c’est parce qu’ils n’ont pas les moyens intellectuels suffisants. L’idée que cette culture pourrait être le fruit d’une évolution chaotique qui est loin d’être terminée lui est insupportable. De là des attaques virulentes contre tous les pédagogues qui prétendent aménager l’accès à cette culture, aider un plus grand nombre à l’approcher. Ce serait nécessairement la dégrader. De là aussi le rejet de toute approche multiculturelle, notamment une ouverture à la culture musulmane. Et pour cela, il se laisse aller à chercher des soutiens dans des milieux glauques, réactionnaires, proches de l’extrême droite.

Ce positionnement plutôt monomaniaque de Finkielkrault, heureusement contrebalancé par la tolérance et l’ouverture d’Elisabeth de Fontenay, pèse un peu sur le livre. De là à le traiter de raciste, de fasciste, il y a une limite à ne pas franchir. 

 

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27 janvier 2019 7 27 /01 /janvier /2019 11:41
Point de vue…

Une chanson sur Gorron

 

Passant par la place de la Houssaie, j’ai rencontré le maire interviewé par des journalistes de FR3. Nous avons évoqué l’initiative présentée au départ comme un amusement. Si la prestation n’assure pas nécessairement une grande carrière artistique, le diaporama et la chanson m’ont paru amusants et j’ai trouvé cela « très bien, très dynamique » et utile pour faire vivre et connaître la ville.

 

Aménagement de la place de la Houssaie.

 

J’ai du mal à oublier les arbres et le kiosque en bois. Mais la dimension « patrimoniale » des panneaux posés sur le transformateur (qui était tout de même mieux habillé de bois…) me plaît. Quelques compléments historiques :

  • C’est à partir du recensement de 1861 que la dénomination « rue de la Houssaie » apparaît succédant à celle de « Marché au Chanvre ».
  • En 1846, il y avait : 3 fileuses, un tisserand, un marchand de fil, Marché au Chanvre.
  • En 1906, rue de la Houssaye, il n’y a plus de métiers directement lié au fil et à la toile.

A noter que l’orthographe des rues peut changer en fonction des recensements (Houssaie, Houssaye…).

Illustrations : année 1970, des voitures sans arbres, année 2000 : verdure et bois, année 2019 : recul de la verdure…

Point de vue…
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 10:10

Note de lecture

 

« La cause des livres » (Mona Ozouf)

 

Cent vingt-quatre chroniques littéraires assurées par une intellectuelle remarquable, Mona Ozouf, dont l’intérêt pour l’histoire et la littérature lui a permis de construire une œuvre considérable. On ne lit pas ce genre de livre de bout en bout. Il faut picorer, se contenter d’une chronique par jour. Mais c’est un véritable bonheur de lecture. Par la découverte éventuelle ou le rappel d’ouvrages et d’auteurs  souvent essentiels. Par l’érudition et le style de l’auteure dont les références peuvent impressionner, parfois, mais qui s’articulent harmonieusement au fil des pages. Les articles sont classés : une patrie littéraire ; une liasse de lettres ; voix d’ailleurs ; portraits de femmes ; tableaux de la France et des Français ; lumière ; Révolution ; République ; parmi les historiens. L’idéal pour un lecteur intéressé par l’histoire et la littérature.

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 11:31

Gorron Info : janvier 2019

Dans son édito, le maire sort de sa réserve et aborde le thème politique des mouvements sociaux actuels (Gilets Jaunes). Il se dit « énormément touché et troublé » mais « n’accepte pas la destruction ni la violence ». J’évite sur ce blog de faire des commentaires politiques mais je me permettrai de prolonger la réflexion du maire sur la violence et les destructions.

Je suis d’accord avec lui pour dénoncer la violence. Toutes les violences. Celle de certains manifestants mais aussi celle de certains policiers. Pour les premiers, on connait la tactique : provocation/répression/révolte. Les forces de l’ordre ne devraient pas tomber dans le piège. Pour les seconds, le recours à la force doit être proportionnée, ce qui n’est pas toujours le cas.

Les manifestants qui viennent se plaindre parce qu’ils ont été incommodés par les gaz lacrymogènes devaient rester chez eux. Par contre quand ils se font éborgner par une balle en caoutchouc ou ouvrir le crâne par des coups de matraques, on peut parler de violences policières.

Les forces de l’ordre, quand elle se plaignent d’avoir été bousculées devraient changer de métier. Par contre quand l’un d’entre eux tombé à terre se fait passer à tabac par des manifestants déchaînés, on peut parler foule haineuse.

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 08:55

Note de lecture

 

« La vie heureuse » (Nina Bouraoui)

 

Je continue à explorer l’œuvre de cette auteure particulière avec plaisir même si ce livre m’a posé quelques problèmes. Le titre tout d’abord : « La vie heureuse ». Bien sûr il s’agit de l’adolescence de Marie (Nina ?) avec les séjours de vacances (Saint-Malo, Saint-Briac, Dinard…), la découverte des relations amoureuses… Mais la mort de la jeune tante est présente tout au long du récit. Mais la confusion des sentiments, l’inconséquence des personnages, ont fini par m’énerver.

Nina Bouraoui adapte son écriture aux thèmes explorés : des chapitres très courts, sans chronologie véritable. Des sensations, des émotions juxtaposées dans un désordre, volontaire sans doute, mais qui donnent parfois le sentiment d’une absence de maîtrise dans la construction du texte. Souvent, avec cette auteure on peut se laisser bercer par le texte. Là on a parfois l’impression de se noyer.

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30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 09:08
Point de vue…

 

Illuminations

 

L’an dernier, à la même date, j’étais très critique sur les illuminations dans la ville qui ne me paraissaient pas à la hauteur par rapport aux années précédentes. Je dois reconnaître que cette année on a retrouvé la lumière et les couleurs des années passées. De vrais sapins ont été fixés le long des rues et sur le rond-point, les petits sapins en palette sont peints et décorés, les illuminations dans les rues sont abondantes et régulières. Sur la façade de la mairie et de l’église des jeux de lumière sont projetés. Des initiatives très judicieuses.

Point de vue…
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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