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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:58

Charcuterie : 4, Place du Général Barrabé.

 

Familles : Poirier/Forget/Guérin.

 

En 1975, Jean Guérin (originaire de Colombiers du Plessis) et Marie-Josèphe Guérin/Mabile (originaire de Lesbois) tiennent la charcuterie, 4 Place du Genéral Barrabé.

 

Avant 1936, il n’y a pas de charcuterie à cette adresse.

 

En 1936, Joseph Poirier (originaire de Lesbois) et Madeleine Poirier (originaire d’Ambrières) pourraient tenir cette charcuterie mais elle est recensée rue Jean-Jacques Garnier. Les époux Poirier exerceront dans la charcuterie de la Place du Général Barrabé.

 

En 1962, ce sont André Forget (originaire de Mézières sur Seine) et Marcellina Forget/Aristin (originaire de Mézières sur Seine) qui tiennent la charcuterie.

 

Charcuterie : 17 et 19, rue de Bretagne.

 1925---Copie.jpg

Famille Launay

 

En 1962, Georges Launay (originaire de Coulai ?) et Odette Launay/Bourdon (originaire de Gorron) tiennent la charcuterie, 17 et 19 rue de Bretagne. En 1975, les numéros ne sont pas recensés (erreur de recensement) ?

 

Avant 1936, il n’y a pas de charcuterie à cette adresse.

 

En 1936, c’est déjà Georges Launay et sa femme qui tiennent la charcuterie.

 1925.jpg

Les charcuteries pendant les Trente Glorieuses

 

Sur les trois charcuteries recensées pendant les Trente Glorieuses, une seule existait à la même adresse avant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit de la charcuterie au n° 15 de la Grande Rue.

 

En 1921, il y avait déjà trois charcuteries mais, pour deux d’entre elles, à une autre adresse.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:56

Biographie de Jean-Jacques Garnier (8).

 

La fratrie.

 

Dans les sources retenues (voir articles précédents), on peut relever :

-          Marie-Madeleine Galesne, sa femme, lui aurait donné six enfants (quatre garçons, deux filles). Pour certains, Jean-Jacques est l’aîné des enfants. Pour d’autres, le quatrième.

-          Parmi ces enfants, l’aîné Guillaume aurait hérité du domaine de son père. François serait devenu curé de Lesbois, Julien, curé de Hercé. Les deux filles seraient devenues religieuses.

 

La consultation des registres paroissiaux permet de rectifier ou apporter des précisions.

 

L’aînée est une fille : Marie Madeleine. Elle est née le 29 décembre 1724. Elle s’est mariée le 18 janvier 1753 à Eloy Prodhomme, veuf, originaire de Colombiers du Plessis. Elle serait décédée le 04 janvier 1800 à Gorron.

 

L’existence d’un garçon Guillaume, aîné de la famille, auquel le père aurait transmis le domaine, n’est pas confirmée. De la même façon, l’information selon laquelle  les deux filles  seraient devenues religieuses est en partie contredite par les actes consultés.

 

Le second enfant est aussi une fille : Renée Marie. Elle est née le 23 octobre 1726. Elle est décédée le 15 janvier 1727.

 

Le troisième enfant est encore une fille : Geneviève Marguerite. Elle est née le 04 mars 1728. Il n’y a pas trace de son décès sur la commune de Gorron. Peut-être est-elle une des deux religieuses évoquées dans les sources déjà citées ?

 

Jean-Jacques est donc le quatrième enfant, aîné des garçons, né le 18 mars 1729.

 

                                                                                              Suite la semaine prochaine…

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:08

Résumé 27b

 

ADMINISTRATION

 

La population

Les premières données disponibles datent du 17èmesiècle. On enregistre une augmentation de la population jusqu’aux années 1880 (avec des irrégularités liées aux épidémies, famines, guerres… jusqu’à la Révolution) puis une progression générale grâce, notamment, aux progrès de l’hygiène et de la médecine. Au 19ème siècle l’agglomération gorronnaise attirent les habitants des campagnes. Puis l’agglomération elle-même perd des habitants au profit des villes qui connaissent une plus grande industrialisation.

 

Les voies de communication

Des chemins, plus ou moins praticables, relient progressivement l’agglomération à ses voisines dans les quatre grandes directions mais il n’y a pas de route importante avant le 19èmesiècle. Dans la ville elle-même, des rues étroites, sinueuses, s’organisent selon deux grands axes : nord/sud, de l’église et les halles vers la rivière et les moulins ; ouest/est, parallèlement à la rivière. Au 19èmesiècle, de nouvelles voies seront ouvertes, d’autres seront retracées et viendront renforcer le réseau ancien. Ce réseau n’évoluera plus, significativement, jusqu’au milieu du 20ème siècle.

 

La noblesse et le château

La présence d’un château est attestée à Gorron dès le 11èmesiècle. Les propriétaires successifs de ce château destiné à asseoir leur pouvoir, à défendre leur territoire et à protéger la population font partie de différentes familles nobles (anglaise, puis françaises). Les fortifications dépendantes de ce château ont connu plusieurs destructions et reconstructions. On en retrouve des traces à l’emplacement de l’ancien donjon, sur la parcelle dénommée « le Château » sur laquelle existe une tour plus récente reposant sur des fondations très anciennes. Le logis de la Renardière (dans l’enceinte de la maison de retraite actuelle) dépendait vraisemblablement du château. Celui-ci, en tant qu’habitation des seigneurs de Gorron, était déjà en ruines en 1404. Des maisons ont été construites sur l’emplacement de l’ancienne forteresse qui se situait vraisemblablement sur la parcelle actuelle « Le château » à la butte St Laurent.

 

L’administration de la châtellenie

Les familles nobles, propriétaires de la châtellenie, n’administraient pas directement la ville. Des gouverneurs au temps de la domination anglo-normande qui représentaient la maison royale d’Angleterre aux baillis à la tête de toute une circonscription administrative judiciaire et financière, des responsables directs de la justice, des finances, de la police... vivaient dans la ville.

Ces juristes, alliés aux riches familles commerçantes se développèrent, acquirent des terres, des immeubles, et leur pouvoir s’affirma lors de la Révolution. Ils supplantèrent alors les familles nobles et jouèrent un rôle fondamental dans la vie des communes comme celle de Gorron.

 

L’administration de la commune

La bourgeoisie d’ancien régime, active pendant la Révolution, assurera en grande partie l’administration de la ville au 19èmesiècle. Qu’ils soient élus ou désignés par les différents régimes politiques qui se sont succédé (royauté, empire, république…), on retrouvera les descendants de ces familles fortement représentés dans les fonctions de maires ou de conseillers municipaux.

L’évolution économique de Gorron, avec notamment l’apparition d’entrepreneurs, industriels (tannerie, chaussures, mécanique…) changera progressivement la composition des conseils et portera à leur tête les représentants de ces catégories socioprofessionnelles nouvelles et dynamiques. Les catégories (recensement de la population) : propriétaires puis propriétaires exploitants cèdent progressivement le pas à une représentation diversifiée des acteurs économiques de la commune.

 

L’Eglise

Nous avons vu le rôle important joué par la noblesse et son château dans l’administration de la ville de Gorron. Parallèlement, une autre institution joua, elle aussi, un rôle incontournable dans l’organisation de la ville : l’Eglise catholique.

On ne peut préciser l’origine du regroupement et de l’organisation d’une communauté catholique à Gorron. Sa présence en tant qu’assemblée de fidèles est attestée dès le 11ème siècle, au même titre que le château. En ce qui concerne l’édification d’édifice religieux sur la paroisse, on peut faire état d’un couvent (vers la Pierre Pichard), d’une église (vraisemblablement proche de l’église actuelle), au 16èmesiècle, et de trois chapelles (St Etienne, St Laurent, le Bignon) plusieurs fois détruites et réédifiées. Seule la chapelle du Bignon (reconstruite en 1860) existe encore actuellement.

 

L’administration de l’église : la Fabrique.

Les biens de l’église, dans une ville comme Gorron, étaient assez importants. Au-delà des revenus réguliers (dîmes, casuel), les dons, legs, fondations étaient nombreux. Ces biens étaient administrés par un procureur, à la tête d’un conseil de paroissiens : la Fabrique.

Nous retrouvons, dans cette fonction, les représentants des familles de juristes qui géraient aussi les biens de la noblesse et qui administreront la commune après la Révolution.

Les prêtres à titre personnel, la Fabrique en tant que telle eurent un rôle important dans des secteurs comme l’aide aux pauvres, l’enseignement et les soins aux malades. Après la Révolution, l’Eglise tenta de maintenir son influence tout au long du 19èmesiècle mais les institutions publiques réduisirent significativement cette influence.

 

L’enseignement

Les premiers documents faisant état d’écoles à Gorron datent du 15ème siècle (1494). Jusqu’à la Révolution, des activités d’enseignement sont régulièrement attestées dans la paroisse. Elles se situent vraisemblablement sur le domaine de la Renardière (actuelle maison de retraite) et sont assurées dans des locaux le plus souvent légués par des prêtres ou des nobles. A partir du milieu du 18ème siècle, l’enseignement pour les filles est dispensé par des religieuses (sœurs de la Chapelle au Riboult). Celui pour les garçons est dispensé par des maîtres d’écoles laïcs.

Après la révolution les écoles deviendront communales. L’école des filles et la maternelle resteront près de la Butte St Laurent. Celle des garçons se situera d’abord sur l’actuelle propriété, 21 boulevard Faverie, puis rue de Normandie (école primaire publique actuelle). Après les grandes lois sur l’enseignement public, laïque, gratuit et obligatoire des années 1880, un enseignement privé confessionnel, concurrent du système public, sera créé, près de l’église, dans les locaux actuels (collège et écoles).

 

La santé

Comme pour l’enseignement, des documents font état de l’existence d’une léproserie à Gorron dès le 15ème siècle. Elle se situait du côté de la Pierre Pichard actuelle. Au 18ème siècle, sur le domaine de la Renardière (proche de la Pierre Pichard), les religieuses assuraient aussi le soin et le soulagement des pauvres malades. Cette activité se poursuivit dans la création d’un hospice en 1822. Ce sont toujours des religieuses qui dispenseront des soins ambulatoires dans la clinique créée en 1900, rue de Normandie.

Dans cette clinique exerceront aussi des médecins libéraux. Des activités relevant du domaine de la santé (anciens chirurgiens, médecins, pharmaciens, sages-femmes…) se retrouvent dans les listes de recensement de la population dès le 19ème siècle. En général, deux médecins et deux pharmaciens exercent à Gorron tout au long du 19ème et du 20ème siècle.

 

La justice, la police

Avant la Révolution, la justice et la police dépendaient du seigneur de Gorron, représenté par un bailli. Les jugements, les condamnations et l’exécution des peines se faisaient donc dans la ville elle-même, quelle que fut la gravité des crimes et des délits.

La Révolution a remplacé la justice et la police seigneuriales par des institutions nationales. Des brigades de gendarmerie ont été installées dans chaque canton. Une caserne de cinq gendarmes est donc implantée à Gorron depuis cette époque. Elle s’est d’abord située dans l’actuel presbytère puis, rue de la Montée, puis rue Corbeau-Paris.

Parallèlement, une justice de paix (juge de paix, greffier de paix, huissier de paix) justice de proximité chargée des petits conflits, s’est exercée dans la ville jusqu’au milieu du 20ème siècle

 

L’aide sociale

Avant la Révolution, l’aide aux pauvres appelés souvent indigents venait de l’Eglise et de familles fortunées. Cette aide, basée sur la charité, a perduré après la Révolution. Mais, progressivement, dès l’an V (1796/1797) avec les bureaux de bienfaisances, elle a commencé à s’institutionnaliser. Communale d’abord puis s’élargissant au niveau national, elle a abouti à la Sécurité Sociale après la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement, des sociétés d’entraide ont vu le jour à l’initiative des citoyens eux-mêmes. C’est ainsi qu’à Gorron, dès la seconde moitié du 19ème siècle, ont été crées plusieurs sociétés de secours mutuels. La plus ancienne étant celle des Sapeurs Pompiers, fondée en 1861.

 

Les drames

La population gorronnaise a connu, au cours des siècles, des drames liés aux calamités naturelles, aux épidémies, aux disettes, voire famines… Mais ce sont surtout les guerres qui par leurs nombreuses dévastations ont pesé sur elle. Invasions (Germains/Bretons/Normands…), guerres seigneuriales (nombreux conflits entre Bretons/Normands/Anglais/Français au cours du XIIème  siècle ;  Guerre de Cent ans entre Anglais et Français aux XIVème et XVème siècles ; Guerres de religion et trouble de la Ligue au XVIème siècle….), et conflits internationaux (guerre contre la Prusse en 1870, contre l’Allemagne en 1914/18). Si cette dernière ne s’est pas déroulée sur le territoire de la commune, la population fut cependant très éprouvée par le nombre de Gorronnais ayant trouvé la mort au cours de ce conflit (127, dans une tranche d’âge de 18 à 40 ans).

 

Les fêtes, les loisirs

En dehors des activités de loisirs privées, la population gorronnaise organisait des fêtes collectives puis, progressivement, des associations proposèrent, notamment aux enfants, des loisirs qui se développèrent particulièrement au début du 20èmesiècle. Ces fêtes étaient liées à ce qui structurait la vie quotidienne : l’économie et la religion. Quatre foires annuelles étaient l’occasion de réjouissances : une seule perdurera, la Foire Fleurie (le dimanche et le mercredi précédant les Rameaux). La Fête Dieu mobilisait aussi toute la population pour la décoration des rues et la création de reposoirs dans les quartiers.

Au milieu du 19èmesiècle, le comice agricole devint progressivement un moment festif très important, accompagné de divertissements divers (courses cyclistes, feux d’artifice, fêtes des fleurs…).  Des associations se développèrent par la suite comme la Jeanne d’Arc puis l’Amicale Laïque. Elles offrirent de nombreuses activités dans les domaines sportifs, musicaux, théâtral…

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:05

Résumé (27a)

 

Gorron, lieu de peuplement…

 

La présence du menhir de la roche (la pierre tournante) permet raisonnablement de penser que, dès la période du néolithique (à partir de – 5000 ans avant JC), l’Homme était présent sur le territoire correspondant à la commune actuelle de Gorron. Le menhir se situe près d’un ruisseau (de la Bourdaiserie ou du Rocher). La présence de l’eau a été un facteur déterminant pour l’installation de populations sédentaires passant de la cueillette, la chasse et la pêche à l’agriculture et à l’élevage.

La ville de Gorron s’est développée sur un coteau (212 m au plus haut) surplombant la rivière la Colmont qui coule dans une vallée profonde orientée Nord/Sud. A cet endroit, la rivière s’élargissait en deux étangs : en amont, l’étang supérieur, à l’ouest de la ville ; en aval, l’étang inférieur, au sud de la ville. Son origine est difficile à définir (ancienne villa gallo-romaine, regroupement de Chrétiens (ermite ou établissement de moines), édification d’un château…

Mais le lieu fut vraisemblablement choisi pour des raisons économiques (énergie hydraulique, gués permettant le passage de la rivière) et stratégiques (défense permise par les étangs et l’élévation du coteau). Dès le 15ème siècle, la nature des moulins (à tan, à draps, à grains…) nous donne une idée de l’activité économique de la ville.

 

ECONOMIE

 

Les activités économiques liées aux moulins présents au 15èmesiècle

 

Moulins à tan

La tannerie est une activité économique très ancienne à Gorron. Au 19èmesiècle, cette activité s’inscrira dans l’industrialisation naissante, grâce à l’initiative de la famille Gendron. Premier employeur de la ville au début du 20ème siècle, l’entreprise, qui élargira son activité vers la conservation de viande, aura plus de 100 employés. Elle disparaîtra après la guerre 1914/1918.

Le cuir, produit de la tannerie fournira un matériau important pour l’artisanat local notamment aux bourreliers, aux cordonniers puis aux fabriques de chaussures, présents jusqu’à la seconde guerre mondiale. Après la tannerie Gendron, ces fabriques seront l’activité économique la plus importante de la ville et l’employeur principal des Gorronnais.

 

Moulins à draps

Ils permettaient le foulage des étoffes (frappées par des pilons) après avoir été dégraissées (séjour dans des cuves remplies d’eau et de glaise). Les étoffes, au sens large du terme correspondent à une série de métiers présents dès le Moyen Age. En 1846 on peut les regrouper dans le travail du fil et de la toile, l’habillement, l’entretien du linge… Si le travail du fil et de la toile disparaît au cours du 19èmesiècle, les autres secteurs d’activités sont toujours représentés dans le recensement de la population de 1936.

 

Moulins à grains

La culture des céréales a été essentielle pour la sédentarisation des populations. Les moulins à grains permettaient la production des diverses farines, bases de l’alimentation : blé, seigle, sarrasin… L’agriculture en général a longtemps été l’activité économique principale sur le territoire de la future commune. L’élevage (bovins, ovins, caprins…) avec ses plantes fourragères, les arbres fruitiers avaient aussi toute leur place dans cette activité.

Les exploitations étaient modestes (rarement au-dessus de 25 hectares) et n’ont guère évolué au cours des siècles malgré les efforts pour moderniser les systèmes de culture.

L’artisanat se développe au cours du 19ème siècle.

 

Le matériel agricole.

Dans ce domaine les matériaux de base : bois, fer, étaient beaucoup utilisés. Qu’il s’agisse de la fabrication de machines, de voitures, d’outils divers… ou de l’équipement des animaux de traits (ferrage, harnachement…). L’artisanat dans ce domaine sera présent jusqu’au milieu du 20ème siècle (maréchaux-ferrants, charrons, forgerons, carrossiers…). Des entreprises de mécanique agricole, prospèreront à Gorron avant la seconde guerre mondiale (Thuault, Dollé).

 

Le travail du bois.

Le bois était présent dans de nombreuses activités à Gorron. Qu’il s’agisse de la production et la vente du matériau brut (bûcherons, scieurs, marchands de bois…), de sa transformation dans le matériel domestique (sabotiers, boisseliers,…) ou son utilisation dans le bâtiment (charpentiers, menuisiers...).

Dans ce domaine d’activité, on peut signaler des entreprises marquantes dans l’économie goronnaise au début du 20èmesiècle : La scierie hydraulique Rousseau, la vente de bois Roussel et les débuts d’une entreprise qui aura un grand avenir dans la seconde moitié du 20èmesiècle : la fabrique des meubles Monnier.

 

Le travail du fer.

Au 18ème siècle, il existait à Gorron un dépôt de fer venant des forges de Chailland, Port-Brillet, Aron. Nous retrouvons ce matériau de base dans une grande partie de l’artisanat destiné aux besoins directs de la population gorronnaise. C’est ainsi que les ferblantiers ou autres poêliers, fabriquaient et vendaient des articles ménagers. Et que les taillandiers faisaient la même chose dans le domaine des petits outils agricoles.

Nous avons déjà parlé des entreprises de mécanique agricole apparues au début du 20ème siècle. Elles ouvraient la voie à la mécanique automobile dans laquelle se distingua la famille Gayet.

 

Le travail de la pierre

Le sol de la commune de Gorron étant essentiellement granitique, cette roche a été exploitée vraisemblablement très tôt. En 1900, il est fait état d’une carrière importante à la Pierre Pichard. Dans les listes de recensement du 19èmesiècle, les métiers concernant le travail de la pierre sont bien représentés (carriers, piqueurs de pierre, maçons…).

Les entreprises de maçonnerie sont présentes dès le recensement de 1846 et emploient une dizaine d’ouvriers chacune au début du 20èmesiècle. Il y a ensuite une concentration de ces activités dans une entreprise importante au milieu du siècle : l’entreprise Gaggione (originaire d’Italie).

 

La diversité de l’artisanat et du commerce est importante dès le milieu du 19èmesiècle pour répondre aux besoins des habitants.

 

La nourriture

Boulangers, bouchers, puis, plus tard, pâtissiers, charcutiers, sont sans doute présents depuis très longtemps dans l’agglomération. Entre 1846 et 1939, leurs boutiques sont régulièrement recensées (de quatre à cinq en moyenne pour chaque activité). Les épiceries sont aussi très nombreuses (15 en 1906 - souvent associées à une autre activité). Les marchands de denrées particulières (huile, miel, farine, légumes, fromage, poissons…) présents au 19ème siècle, s’intègrent ensuite dans des commerces plus importants et plus diversifiés.

Restauration/hébergement

Les établissements offrant le gîte et le couvert sont sans doute aussi présents à Gorron de longue date. Dans les listes de recensement de la population au 19èmesiècle, on peut relever de nombreux métiers exercés dans ce secteur d’activité (aubergistes, cafetiers, cabaretiers et débitants de boisons en général). La production et la consommation d’alcool obtenu par distillation du cidre ont occupé une place particulière dans la vie de la commune.

 

Autres métiers de service

De nombreux commerçants et artisans exercent à Gorron au cours du 19ème siècle et au début 20ème. Ils se sont regroupés progressivement dans des magasins et boutiques aux activités plus diversifiées. Certains ont disparu (orfèvre, vanniers, bimbelotiers, filetiers…), d’autres sont encore présents à la veille de la seconde guerre mondiale (cordiers, ciriers, chaisiers…).

Le secteur de la banque et de l’assurance prend de l’importance au cours des années.

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 15:29

  

Histoire de Gorron : présentation du travail.

 

Depuis 2006, j’ai commencé un travail sur l’histoire de Gorron. Chaque année, une exposition a été organisée autour du thème en cours. Des livrets reprenant ces thèmes ont pu être édités. L’axe central du travail est la vie économique et sociale  de la commune.

 

La saison 2011/2012 sera le terme de ce travail. Avec comme thème central : les maires de Gorron depuis la Révolution jusqu’à la seconde guerre mondiale. L’exposition  permettra aussi de clore l’étude de l’évolution de la population gorronnaise des origines à la seconde guerre mondiale. L’objectif de ce blog est de permettre de suivre l’élaboration de cette exposition et de ses livrets d’accompagnement.

 

En 2012/2013, sur le même principe, une présentation des travaux aboutissant à une histoire générale de Gorron, des origines à la seconde guerre mondiale, sera entreprise. Elle devrait aboutir à l’édition d’un livre et à l’organisation d’une exposition générale reprenant l’ensemble de mes travaux.

 

Un deuxième cycle de recherches est engagé concernant les Trente Glorieuses (1945/1975).  Il aboutira à une exposition en 2014. 

 

Les différents articles, renouvelés régulièrement, sont disponibles, à la demande : jouvinjc@wanadoo.fr

 

Jouvin JC

 

Les halles de Gorron en 1865, d’après un document d’époque redessiné par Etienne Béchet vers 1900 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:19

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    Histoire de Gorron – Les travaux déjà réalisés

 

Publications

 

Amicale Laïque Gorronnaise – Soixante ans d’histoire (2006)

 

Histoire de l’Ecole à Gorron – Cent ans d’histoire (2007)

 

La population gorronnaise : 12 livrets (2007-2009)

-          1. Les rues de Gorron (évolution des noms et des tracés).

-          2. La rue des Sarrasins (les métiers, les résidents).

-          3. Gorron en 1846 (la population, les métiers, les rues).

-          4. La rue du Bignon (les métiers, les résidents).

-          5. Gorron en 1906 (la population, les métiers, les rues).

-          6. La rue de Normandie (les métiers, les résidents).

-          7. La rue de Bretagne (les métiers, les résidents).

-          8. Le quartier de la Mairie.

-          9. Le quartier de la place du Général Barrabé.

-          10. Le quartier du Vieux Château.

-          11. Le quartier de l’Ancien Collège.

-          12. Le quartier de la Pierre Pichard.

 

Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918 (2009)

 

La société gorronnaise au 19ème siècle : 1846/1906 (2010)

 

Gorron en 1921 (2011)

 

Les maires de Gorron (de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale  (2012) 

 

Expositions

 

Histoire de l’Ecole à Gorron. (2006)

 

Photos de classes anciennes. (2007)

 

Les métiers disparus. (2008)

 

Les rues de Gorron : reproductions de cartes postales anciennes. (2009)

 

La société gorronnaise au 19ème siècle. (2010)

 

Gorron en 1921. (2011)

 

Les maires de Gorron (de la Révolution à la Seconde Guerre mondiale (2012). Gorron en 1936 (2012).

 

       

Ces réalisations sont disponibles. Il suffit pour cela de prendre contact avec   JC Jouvin : jouvinjc@wanadoo.fr                                                                                                    

 

 

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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