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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:55
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Gorron

D’une manière générale, une bonne partie de la population Gorronnaise, comme dans bon nombre de petites localités françaises, craignait de tomber dans la pauvreté. Des conditions météorologiques défavorables pouvaient brutalement entraîner une pénurie des denrées alimentaires, une augmentation de leur prix et toucher ainsi les ménages aux revenus modestes. Quant aux autres, la pression fiscale leur paraissait souvent insupportable. Des émeutes brutales pouvaient éclater à tout moment, liées aux problèmes frumentaires ou au paiement de l’impôt. La période révolutionnaire fut particulièrement propice à ces révoltes spontanées.

Le tableau qui a été fait pour la paroisse de Gorron peut être transposé aux autres paroisses qui entreront dans le canton de Gorron. En ce qui concerne, notamment les activités agricoles, les impôts, l’administration (église et municipalité). Nous avons retenu celles qui constituaient le canton avant le regroupement très récent. Il s’agit de Brecé, Carelles, Châtillon, Colombiers, Hercé, Lesbois, Lévaré, Saint-Aubin Fosse Louvain. Nous allons les reprendre en commençant par Gorron. Il s’agira de recenser le nombre d’habitants, les services, les prêtres (et leur attitude face à la Révolution), les premiers maires, les incidents liés à la Révolution, en particulier au cours de la chouannerie.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:52
Gorron en cartes postales…

La rue Corbeau-Paris (anciennement rue Magenta)

50. – GORRON (Mayenne). La rue du Champ-de-Foire Sorel, éditeur, Rennes

La rue Corbeau-Paris dans les deux sens Place du Général Barrabé / Champ de Foire.

Sur la première photo, on voit la boutique Derieux devant laquelle il y a 5 enfants dont trois se donnent la main. A noter le garçon, plus âgé, en casquette et sabots avec un tablier.

Au-dessus de la boutique, quatre fenêtres caractéristiques surmontées d’ornements qui existent toujours.

Il s’agit vraisemblablement d’un grainetier (Louis Derieux) et de sa femme modiste (Maria Quentin), recensés rue Magenta en 1906.

A l’autre extrémité de la rue, nous voyons deux enseignes : « Hôtel du Champ de Foire », à gauche, et « Auto - garages – Michelin », à droite. Nous retrouverons ces deux activités importantes dans la rue sur d’autres cartes postales.

7 – GORRON (Mayenne) – Arrivée d’Ambrières Sorel, éditeur, Rennes

Gorron en cartes postales…
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:49
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Rappel : nous remontons les listes de recensement en nous intéressant principalement aux trois immeubles que nous avons appelés Barrabé, Penloup et Gourdelier : 1906 / 1901 / 1896/1891

1886

Immeuble Barrabé

Si nous retrouvons bien Célina Barrabé (rue Magenta), sans profession et, dans l’immeuble suivant la famille Lesaint (Eugène Lesaint, coiffeur, et sa femme Valérie Pottier, cafetière), Henri Petite, restaurateur, et sa femme Ernestine Couillard, sont séparés de l’immeuble Barrabé par Joséphine Ollivret, maîtresse d’hôtel.

Résumé : 1. Alphonse Barré et Célina Barrabé / Célina Barrabé. 2. Famille Lesaint. 3. François Hodebert / Henri Petit / Henri Petit ou Joséphine Ollivret.

Immeuble Penloup

Rue du Maine, nous ne retrouvons plus d’hôtel.

Immeuble Gourdelier

Elise Poirier est recensée rue Jean-Jacques Garnier.

Nous verrons les informations, transmises par Claude, concernant ces deux immeubles la semaine prochaine.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:46
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

La même analyse concernant les familles d’origine gorronnaise va maintenant être faite pour les fermes et les hameaux recensés en 1906. Orthographe des listes de recensement.

Quartier du Bois-Brault

La Vairie, la Touche, Romaton, les Loges, la Haute Moulinière, la Moulinière, Méraut, Goderies, les Fiaudières, Paillardières, Coursonnais, la Durandais, la Brosse, la Chorie, Patit Domfront, Rousseau, Petit Rousseau, la Tiérilais, Mézerais, la Bertrais, Croix des quatre Epines, Petit Bertrais, Le Bois-Brault.

A : 11 ; B : 6 ; C : 25.

Quartier du Verger

La grange, Saint-Etienne, Pomerais, Petite Séverinière, la Béneudière, la Petite Mancellière, Verger, la Chennerie, Ricolet, Villeneuve, la Grille, Gélinière, le Domaine, Petit Bailleul, Brillaud, Plaisance, la Maison Neuve.

A : 7 ; B : 11 ; C : 27.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 09:40
Château du Bailleul…

Laure Permon

Sa famille a vécu pendant un temps en Corse et c’est dans l’île que les premiers liens se nouent avec la famille Bonaparte. Nous verrons que l’histoire de Laure est très liée à celle du futur Napoléon 1er.

Du côté de sa mère, elle descend d’une famille byzantine, les Comnène. Du côté de son père, les Permon sont d’origine française. Le père de Laure, Charles, épouse sa mère, Marie-Louise, en Corse. Marie-Louise est la voisine et amie de Laetitia Bonaparte, la mère de Napoléon.

Le couple quitte la Corse pour s’installer à Montpellier où Charles achète une charge de receveur des finances. C’est là que naît Laure, le 06 novembre 1784. La famille Permon a une situation sociale élevée. Elle accueille Charles Bonaparte père de Napoléon, gravement malade, qui réside alors à Montpellier.

La famille Permon va ensuite aller habiter à Paris où Charles Permon achète, cette fois, une charge de fermier général. C’est chez les Permon que Napoléon Bonaparte, qui a fait ses études à l’Ecole militaire de Brienne, vient passer ses jours de sortie. Il fréquentera la maison régulièrement de retour à Paris entre ses divers postes militaires. Il connaîtra donc Laure dès l’enfance de celle-ci.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:50
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Gorron

Les soins et l’enseignement étaient dispensés essentiellement sur le domaine de la Renardière (emplacement actuel de la maison de retraite). Deux sœurs de la Chapelle au Riboult assuraient des soins et l’enseignement des filles (avec quelques pensionnaires). Trois chirurgiens et deux maîtres d’école non religieux enseignaient les garçons. Il n’y avait à l’époque ni hôpital ni hospice.

Une grande partie de la population connaissait la pauvreté (évaluée à 78 ménages – 220 personnes). Ces pauvres mendient, ils habitent à plusieurs familles dans le même appartement. Il n’y a pourtant pas de bureau de charité à Gorron. L’aide aux pauvres provient d’aumônes. Une quête est faite par « une dame de piété » à l’église le dimanche pour le soin des malades. Les produits d’une rente de 3000 livres (don d’un ancien curé de Gorron – Gilles Richard) servent à l’habillement. Cette population pauvre est considérée comme une charge et une nuisance par les responsables de la paroisse : aucune contribution à l’impôt public, mendicité... Ils souhaiteraient créer un atelier de travaux de charité pour la construction des chemins, le pilage, la fabrication de la toile (pour le commerce ou les voiles des vaisseaux). Les « mendiants » seraient obligés d’y travailler pour pouvoir bénéficier des aumônes.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:47
Gorron en cartes postales…

La rue Corbeau-Paris (anciennement rue Magenta)

250. – GORRON. – Rue du Champ-de-foire Le Guillochet, éditeur-photo. , Gorron

La rue du Champ de foire, est la rue Magenta qui sera appelée plus tard (1924) rue Corbeau-Paris, du nom d’Auguste François Corbeau (négociant en vin) et de sa femme, Virginie Rosalie Constance Paris.

Sur la carte postale, a demi colorisée, on peut voir la boutique Rossignol-Thuault, dont nous avons déjà parlé qui fait l’angle avec la rue de Normandie. De l’autre côté de cette rue, en face, on trouve un café – épicerie (Rossignol). En face de ce café-épicerie, de l’autre côté de la rue Corbeau-Paris, on trouve un autre café-débitant de tabac.

Sur la seconde carte postale, on voit ce café (Trihant) sous un autre angle.

En 1921, nous retrouvons bien, sur les listes de recensement : Maria Rossignol, épicière, et Eugène Trihan, débitant.

111 – GORRON (Mayenne) – La place du Général Barabé (sic) Phot. Chantepie, Gorron

Gorron en cartes postales…
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:46
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Rappel : nous remontons les listes de recensement en nous intéressant principalement aux trois immeubles que nous avons appelés Barrabé, Penloup et Gourdelier : 1906 / 1901 / 1896.

1891

Immeuble Barrabé

Nous retrouvons Célina Barrabé, rue Magenta, et la famille Lesaint (coiffeur). Par contre, il n’est plus question d’hôtel. On retrouve cependant près du coiffeur, Henri Petit, roulier, et son épouse Célestine Couillard.

Résumé : 1. Alphonse Barré et Célina Barrabé / Célina Barrabé. 2. Famille Lesaint. 3. François Hodebert / Henri Petit.

Immeuble Penloup

L’hôtel (rue du Maine) est tenu par Pierre Planchais (maître d’hôtel) et sa femme, Joséphine Leray (voir le commentaire de Claude de la semaine dernière).

Résumé : Auguste Legrand / Emile Derieux /Joséphine Leray / Pierre Planchais.

Immeuble Gourdelier

Nous retrouvons Elise Poirier (rue Jean-Jacques Garnier).

Résumé : Henri Lecomte / Elise Poirier (Gourdelier).

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:44
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

Quartier de l’ancien Collège

Cour des Forges : A : 9 ; B : 5 ; C : 27

Boulevard Faverie : A : 2 ; B : 2 ; C : 3

Rue de l’Eglise : A : 0 ; B : 2 ; C : 2

Quartier du Bignon

Rue de Normandie : A : 1 ; B : 5 ; C : 11

Rue du Bignon : A : 14 ; B : 2 ; C : 26

La Brimandière : A : 4 ; B : 7 ; C : 16

En ce qui concerne l’agglomération dans son ensemble, sur 540 familles, 23% sont d’origine gorronnaise, 21 % ont un seul des membres du couple originaire de Gorron et 56 % ne sont pas originaires de Gorron.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:41
La tombe au cimetière d'Hercé.
La tombe au cimetière d'Hercé.

Les d’Abrantès

Mes premiers contacts (en termes de recherche historique) avec la famille d’Abrantès ont eu lieu dans le cadre d’un travail sur les maires de Gorron. Xavier, Eugène, Maurice Leray dont nous avons parlé la semaine dernière, a été maire de Gorron (1884 – 1896). A la recherche de sa tombe, j’ai retrouvé celle de toute la famille dans le cimetière d’Hercé.

A la même époque, au cours de la lecture d’une biographie d’Honoré de Balzac écrite par Stéphan Zweig, je retrouve le nom des d’Abrantès. La duchesse d’Abrantès y est évoquée comme maîtresse du célèbre écrivain.

Quelque temps plus tard, au cours d’une promenade dans le cimetière de Montmartre, je croise sa tombe par hasard avec son portrait sculpté dans le marbre. Je devais encore entendre parler de la première duchesse d’Abrantès lors d’une visite à Versailles, plus précisément au musée Lambinet.

Autant d’éléments qui m’ont amené à m’intéresser aux premiers d’Abrantès : au duc lui-même, général d’Empire et à sa femme Laure dont la vie tumultueuse a marqué une certaine société sous Napoléon 1er.

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