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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 12:35
Canton de Gorron…

Brecé

Dans le recensement de 1911, on voit apparaître des institutrices privées. Depuis les grandes lois laïques du début des années 1880, deux systèmes d’enseignement (public et privé confessionnel) apparaissent dans les agglomérations qui ont des écoles communales.

Avant ces grands changements au niveau scolaire, des écoles sont ouvertes très tôt dans les plus petits villages, écoles de garçons le plus souvent, à l’initiative de prêtres. Dans le bourg même de Brecé, en 1686, le curé écrit à son évêque que l’agglomération est trop petite pour pouvoir y établir une école. L’enseignement s’installera en dehors du bourg lui-même.

La première école (pour les garçons) est fondée par un prêtre Mathurin Fanneau. Elle est installée dans une maison au lieu : les Fontaines à une date non connue. En 1676, elle ne fonctionnait plus. Michel Delestang, clerc, reprend l’enseignement et en 1686, occupe une maison, à la Vecquerie. C’est dans ce lieu que l’école sera présente pendant un siècle.

Une nouvelle maison d’école est construite en 1781, dans le bourg. A la même époque une école pour les filles aurait été ouverte et tenue par une religieuse.

A la veille de la Révolution, il existait donc un enseignement pour les garçons et pour les filles sur la paroisse de Brecé.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 12:44
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Lévaré

Le cahier de doléances de la paroisse insiste sur la suppression d’impôts et taxes seigneuriales (notamment au boisseau de Pontmain). Il réclame le vote par tête aux Etats Généraux. Apparemment, la municipalité qui sera mise en place est assez radicale. La municipalité sectaire dénonce non seulement les prêtres et soeurs d’école insermentés de Lévaré mais aussi des communes environnantes.

L’Eglise a connu quelques déboires pendant la période révolutionnaire.

Jean-François Provost, curé depuis 1776, est dénoncé, le 13 février 1791, pour avoir lu en chaire le mandement de l’évêque de Boulogne contre la constitution civile du clergé. Il refuse de prêter tout serment, le 6 mars. Il est enfermé en 1792 aux Cordeliers de Laval puis déporté à Jersey où il mourut le 18 janvier 1793. Le vicaire Letellier prêta un serment restrictif et quitta Lévaré. Julien Bonnel, vicaire assermenté de Saint-Germain-le-Guillaume, disparaît en novembre 1792. La paroisse fut desservie pendant un temps par les vicaires de Hercé et Carelles, eux aussi dénoncés, puis l’église fut fermée jusqu’en 1795 date où elle fut à nouveau ouverte et desservie par le vicaire de la Pellerine. C’est en 1799 que la cure fut définitivement remise en fonction.

Maires : Georges Testard, 1791, François Vallet, 1798.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 12:41
Gorron en cartes postales…

253. – GORRON (Mayenne). – Grande Rue Le Guillochet, éditeur, photo., Gorron

Sur les deux photos, l’élément central est la maison à piliers, en haut de la rue, à droite. Cet immeuble est un hôtel. Il existe toujours avec son porche, derrière la mairie.

Deux hôteliers différents apparaissent sur l’enseigne. A. Halgand-Bizeul et Vallet. En 1901, nous retrouvons sur les listes de recensement Maria Vallet, fille de Jeanne Rousseau, maîtresse d’hôtel. En 1921, nous retrouvons Alphonse Halgand, maître d’hôtel. Mais, sauf erreur, il est alors marié avec Vitaline Boulanger dont nous avons parlé dans la rubrique « contacts ». On peut lire sur la façade : « Café Restaurant Prend des pensionnaires Prix modérés Cuisinier pour noces banquets »

6 Gorron (Mayenne) – La Grande Rue et la maison à Piliers Garnier et Coconnier, édit. Rennes

Gorron en cartes postales…
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 12:39
Un siècle d’histoire…

La rue de la Mairie

Familles Brault / Thuault

En 1906, on enregistre : Amand Brault (teinturier) et Alice Thuault. Alice Brault-Thuault qu’on retrouve comme marchande de laine en 1962. Elle a 85 ans.

La famille Brault, teinturiers, est présente dès le recensement de 1872, rue de la Mairie. Amand Brault (père) et Angélique Coignard se sont mariés le 25 janvier 1868 à Gorron. Amand est originaire de Gorron, Angélique de L’Epinay-le-Comte. Ils s’installent donc, vraisemblablement rue de la Marie après leur mariage.

Le fils, Amand Brault, teinturier comme son père, épouse Alice Thuault au début du 20e siècle. Nous n’avons pas retrouvé l’acte de mariage. Ils habitent rue de la Mairie en 1901.

Avant de voir la famille Thuault, nous revenons sur la famille Chalot. Comme d’habitude, Claude nous apporte des informations : sur la carte postale ci-jointe, on distingue la boutique (marchand de laine) de Victor Chalot et de Marie Fillâtre, à droite, derrière la mairie.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 12:35
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau, Bichet, Roussel, Bouillon, Barbot.

Louis Dreux (tailleur de pierre) et Marie Bouillon (journalière) (15/05/1898)

François Désiré Dreux (bourrelier) et Marie Joséphine Rouillard (16/05/1875) ; Constant Alphonse Bouillon (charpentier) et Hortense Rousseau (ménagère) (16/12/1867).

Joseph Rouillard (tisserand) et Françoise Milet (commerçante) (19/11/1846) ; Ambroise Bouillon (charpentier) et Anne Scholastique Boulière (04/04/1837).

Joseph Laurent Rouillard et Françoise Barbot ; Jean François Milet (marchand de fil) et Jeanne Elisabeth Gesbert ; François Bouillon (charpentier) et Anne Derieux.

Nous retiendrons les familles : Bouillon, Milet et Rouillard.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 12:30

Brecé

Evolution sociale (1946 – 1911)

Recensement de 1911 : 1750 habitants dont 134 au bourg

2 Institutrices privées ; 4 sabotiers ; 3 modistes ; 14 couturières ; 13 aubergistes ; 7 épicières ; 4 maçons ; tonnelier ; 6 menuisiers ; garde-champêtre ; 10 charpentiers ; 9 journaliers ; 5 maréchaux ; négociant ; scieur de long ; marchand de nouveautés ; cordonnier ; 4 instituteurs(trices) ; 8 charrons ; 5 chaussonnières ; 6 carriers ; 3 cantonniers ; 7 tisserands ; 2 taupiers ; monteur de galoches ; charretier ; 3 meuniers ; farinier ; garçon de cave ;

On enregistre une baisse générale de la population entre 1846 et 1911 et un pourcentage plus important des habitants du bourg (7.65 % pour 4.71 %). Avec l’évolution classique enregistrée dans les campagnes à l’époque. Les fileuses ont toutes disparu, les tisserands ont diminué de moitié. Des femmes aubergistes, épicières, apparaissent : activités complémentaires de celle du mari qui remplacent en partie la disparition des fileuses. Des emplois dans l’industrie (vraisemblablement à Gorron), comme les chaussonnières (fabrique de chaussures) et carriers (carrière de granit) font aussi leur apparition.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:44
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Hercé

Dans le cahier de doléances de 1789, on réclame la suppression des rentes seigneuriales (revendication générale) et de celles des abbayes de Savigny et de Fontaine-Daniel (revendication locale). Ces abbayes possédaient, en effet, plusieurs fiefs dans la paroisse et prélevaient ainsi des impôts importants. « Les religieux Bernardins de l’abbaye de Savigny (…) avec profit de fiefs, le tout de valeur annuelle de 800 livres de revenu (…) de l’abbaye de Fontaine-Daniel (…) le tout d’une valeur de 1 200 livres ».

La Révolution a eu d’autres incidences dans la vie de la future commune. Elle risque de disparaître : en 1792, la paroisse est divisée en deux entre Gorron et Lévaré. Elle sera finalement maintenue. Premiers maires : Briand 1791, Mitard, 1798.

Les menées contre-révolutionnaires (ou considérées comme telles) ont été sévèrement réprimées. Le 25 janvier 1793, les sœurs d’école sont expulsées et la vente du temporel est décrétée par le Directoire. P. Cordier, un ancien hussard de la République est condamné à mort par la commission révolutionnaire siégeant à Ernée, pour avoir fait partie de la « horde des Chouans » et avoir marché avec les « Brigands de la Vendée ».

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:41
Gorron en cartes postales…

43. – GORRON (Mayenne). – La Grand Rue J. Sorel, éditeur, Rennes

Deux enseignes sur la première photo : celle que nous avons déjà vue la semaine dernière concernant le couple Fourmond – Ménard : en 1911, la femme de Joseph Fourmond, Marie, est bien recensée comme débitante ; AMAND FOUQUE DEBITANT : il s’agit d’Amand Fouqué, recensé comme Hongreur en 1921 et de sa femme Anne. Il est vraisemblable que ce couple soit celui que l’on voit sur le pied de la porte. A noter la pompe, en bas à droite. Il existait de nombreuses pompes publiques à Gorron à l’époque.

Sur la seconde photo, l’enseigne du café des messageries a changé : il s’agit de VENTROUX – MENARD. Nous ne retrouvons pas ce couple Grand Rue dans les recensements à notre disposition (1906, 1911, 1921, 1936). A noter le nombre important de personnes qui posent pour la photo. A noter aussi l’enseigne (le chapeau) en haut à gauche.

GORRON (Mayenne). – Grande Rue Morin, phot.

Gorron en cartes postales…
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:38
Un siècle d’histoire…

Un siècle d’histoire…

La rue de la Mairie

La famille Picot

En 1906, Victor Picot est plafonneur. Il est recensé avec sa femme Marie-Louise Garnier, rue de la Mairie. Ils ont deux enfants : Julienne, née en 1901 et Marcel né, en 1903.

Son père, Victor Picot y est aussi recensé (sans profession), avec sa femme Marie Léon.

Victor Picot, plâtrier (originaire de La Ferté-Macé) et Marie Léon, mercière (originaire de Saint-Aubin) se sont mariés à Gorron le 08/09/1868. Ils y vivaient déjà à cette date. Ils apparaissent ensemble, rue de la Mairie, en 1872. Ils s’y sont vraisemblablement installés entre 1868 et 1872.

En 1936, Victor Picot (artisan plâtrier) et Marie-Louise Garnier vivent toujours rue de la Mairie, avec leur fils Georges (plâtrier chez son père) et Julienne. Marcel, aussi plâtrier chez son père, habite rue du Bignon.

En 1962, Georges est artisan plâtrier. Il vit avec sa sœur, Julienne, rue de la Mairie.

La famille Picot, une famille de plâtrier, habite donc rue de la Mairie, pendant au moins 70 ans.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:37
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau, Bichet, Roussel.

Isidore Fleury (maçon) et Marie Duchesne (Duchesnay - journalière) : 24/04/1892

Louis Dreux (maçon) et Marie Bouillon : 15/05/1898

François Désiré Dreux (bourrelier) et Marie Joséphine Rouillard (16/05/1875) ; Constant Alphonse Bouillon et Hortence Rousseau (16/12/1867).

Joseph Rouillard (tisserand) et Françoise Milet (19/11/1846) ; Ambroise Bouillon (charpentier) et Anne Scholastique Boulière (04/04/1837).

François Bouillon (né le 20/12/1780) et Anne Derieux (17/04/1806) ; Joseph Laurent Rouillard et Françoise Barbot ; Jean François Milet (marchand de fil) et Jeanne Elisabeth Gesbert.

Nous retiendrons les familles Bouillon, Rouillard, Barbot, Gesbert.

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