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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:46

Une nouvelle ère

 

La chaise d’accouchement revint une nouvelle fois à la Thiercelinais. Sidonie ne survivra pas à cette dernière naissance, minée par son addiction. Sa disparition ouvre une nouvelle ère à la ferme. La jeune domestique, Zénaïde, désormais à demeure, va jouer un rôle central.

Les trois enfants : Hortense, née en 1601, François, en 1603 et Edmond en 1605, seront pris en charge par la domestique qui occupera une place incontournable dans la famille. Elle jouera le rôle de mère. Mais, au-delà de ce rôle et de l’attachement des enfants, elle relancera chez Basile, un moment abattu par la mort de sa femme, l’intérêt pour l’histoire de la famille.

Grâce à Zénaïde, la mémoire de la lignée des Gilard reprit sa place à la Thiercelinais. On retrouva les sorties annuelles à la pierre levée, les innovations en termes d’artisanat et de ventes au marché et, surtout, des projets de constructions et d’agrandissement du domaine. C’est ainsi que François se spécialisera dans le tannage des peaux : les premiers balbutiements d’une activité qui essaimera chez les Gilard au cours des siècles.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 11:53

 

Les problèmes de Sidonie…

 

La remise en état de l’alambic, la production et la vente d’alcool, relancèrent les activités commerciales de la ferme. Basile, avec l’aide du vieux journalier, retrouvait l’énergie et les projets qu’ils connaissaient du temps de Toussaint. Il eut aussi l’heureuse surprise de voir sa femme se rapprocher de lui et reprendre une vie de couple normale.

Malheureusement, la sortie de Sidonie de la profonde mélancolie déclenchée par la mort de Toussaint, n’avait rien de naturelle. Elle était liée à la consommation de l’alcool désormais fabriqué à la ferme. Très vite, La femme devint dépendante de cette consommation.

Chacun s’en accommodait jusqu’au jour où Sidonie tomba enceinte. Les grossesses, à l’époque, étaient souvent compliquées. Les accouchements dangereux. Avec, en plus, une santé dégradée par l’alcool, le drame était prévisible.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:39

La nouvelle vie à la Thiercelinais

 

Après la mort de Toussaint, Basile employa un journalier qui n’habitait pas à la ferme mais qui l’aidait pour maintenir les différentes activités : agriculture classique et production/vente des abricots, confitures, miel qui complétaient les revenus du domaine. L’homme, Benoît, bien qu’âgé, était très efficace. Il initia Basile à la distillation du cidre. Il possédait un vieil alambic qui lui permettait de fabriquer de l’eau de vie clandestinement. A l’époque, des alambics sillonnaient la campagne pour réaliser les distillations mais il fallait appartenir à la corporation des distillateurs pour pouvoir produire l’alcool. Les deux hommes remirent en état le vieil outil et Basile commença à vendre sa production sur le marché.

Sidonie, qui ne sortait pas de sa mélancolie, était elle-même secondée par Zénaïde, la jeune domestique qui habitait la ferme depuis la mort de son père. Quand la jeune femme retrouva un certain goût de vivre, Basile en fut ravi. Mais un nouvel épisode difficile s’annonçait à la Thiercelinais.

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 11:45

 

La fin de Toussaint

 

La semaine dernière, on a parlé du passage d’un régiment de dragons à Gorron. C’est à la suite d’un différend entre Toussaint et un soldat que le drame est arrivé. Sans déflorer les détails de l’événement, on peut dire qu’il s’inspire d’une histoire véridique et plutôt atroce arrivée à un des frères Le Héricé de Domfront (Ambroise, dit le Balafré), chef d’une troupe de protestants ayant ravagé Gorron pendant les guerres de religion (dont nous avons plusieurs fois parlé sur le blog).

Après avoir été tué d’un coup d’épée, dans un premier temps enterré, son corps fut extrait de la tombe, traîné par un cheval, puis pendu et exposé jusqu’à putréfaction. Des chiens l’auraient même en partie déchiqueté.

Mis à part le coup d’épée, puisque Toussaint a été pendu, son corps connaîtra le même sort que celui du Balafré.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:59

Les œuvres des dragons…

 

Nous avons évoqué, la semaine dernière la déclaration de naissance de deux enfants naturels après le passage à Gorron du régiment de Roquepine. Voici comment ont été enregistrés ces deux enfants sur les registres paroissiaux.

« Le dix-sept a été par moy curé soussigné batisé un enfant masle illégitime, né des couches de Renée Le Métayer et des oeuvres du nommé Launay (?) cavalier au régiment de Rocepine… »

« Le dernier a été par moy curé soussigné batisé un enfant masle illégitime, né des couches de Jeanne Le Métayer et des œuvres du nommé Berier, cavalier du régiment de Rocepine suivant la déclaration qui en a été faite par Magdelaine Miclard ( ?) mère de la ( ?) Métayer et a été nommé André… »

A noter que les deux enfants en question portent le nom de leurs pères (les cavaliers). Illégitimes signifie donc hors mariage mais pas enfants naturels (sans père identifié). Les deux sœurs Lemétayer ont sans doute été séduites ou forcées par les cavaliers. Le curé en question est le curé Le Picard. Le mois d’enregistrement : décembre 1695.

Dans le roman, un des dragons aura des vues sur Sidonie ce qui entraînera la réaction funeste de Toussaint.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 11:41

Les dragons du Roi

 

Dans les éphémérides sur Gorron de l’ancien régime, il est parfois question des régiments qui stationnent sur la paroisse.

« Au mois de mai (1692), le régiment de Tulle-Infanterie, composé de treize compagnies, passa par Gorron et y séjourna huit jours.

La même année, le 25 octobre, une compagnie de dragons » habillés en vert » (dragons d’Asfeld) vint à Gorron et y resta jusqu’au mois d’avril suivant. La compagnie « colonnelle » avait pris à Ernée ses quartiers d’hiver. »

« Au mois d’août (1693), le régiment catalan et le régiment des dragons du Languedoc passèrent un jour à Gorron. »

« Les registres de l’état civil (1695) mentionnent en décembre la naissance de deux enfants naturels dont la paternité est, à tort ou à raison, mais en tous cas avec quelque peu d’indiscrétion, attribuée à deux cavaliers du régiment de Roquepine, de passage à Gorron dans les premiers mois de cette année. »

Nous utiliserons ces éléments dans le roman, même si la période abordée est antérieure aux années citées ici.

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 16:32

 

L’une arrive, l’autre part

 

Sidonie reprendra goût à la vie en s’occupant des arbres et des abeilles sur la parcelle de la Louve. L’âne et le chien deviendront des compagnons très chers jusqu’au jour où un accident arrivera à Baruch.

Toussaint se rapprochera de Sidonie à la suite de cet accident. Ce rapprochement, après une hostilité de plusieurs années, se transformera en un autre sentiment. Paradoxalement, ou machiavéliquement, cette infidélité amena la jeune femme à retrouver une vie normale avec Basile.

La famille s’agrandit alors par la naissance d’une petite fille qu’on prénomma Hortence. Et comme le dit l’adage : quand un enfant naît, il est temps pour les plus âgés de la famille de rejoindre leurs ancêtres. Marie s’éteignit pendant cette période et alla rejoindre le tombeau au cimetière autour de l’église de Gorron.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 11:44

 

L’accouchement de Sidonie

 

Au 17e siècle, la mortalité infantile était très élevée. Un siècle plus tard, « aux alentours de 1740 en France, près d’un nouveau-né sur trois mourait avant d’avoir atteint son premier anniversaire, victime le plus souvent d’une maladie infectieuse. »

La famille Gilard, comme beaucoup de familles de laboureurs, connut des décès d’enfants dès la naissance. Ce fut le cas pour le premier enfant de Sidonie, la femme de Basile. Mais, en plus, ce premier accouchement fut très difficile et douloureux pour la jeune mère. On utilisa la chaise d’accouchement, très répandue au Moyen Age. Cette chaise était entreposée chez la sage-femme, qui était appelée par les familles quand les premières contractions se déclaraient.

Cette première expérience, dans une adaptation déjà difficile de la jeune femme à la vie de la ferme, vint perturber ce qui, au départ, devait être une belle histoire d’amour peu habituelle à l’époque…

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:44

La famille du sergent du Bailli

 

La seigneurie de Gorron est administrée par un bailli, représentant du seigneur qui n’habite plus la ville. Le bailli est, entre autres choses, chargé de la justice « moyenne », concernant les rixes, injures, vols… Il est secondé par un sergent (parfois un lieutenant) chargé des arrestations, des emprisonnements, du maintien de l’ordre en général…

A Gorron, les prisons étaient d’abord situées dans l’enceinte de la forteresse puis, quand celle-ci tomba en ruines, elles furent déplacées derrière les anciennes halles (actuelle mairie). Un pilori exposait les coupables au public sur la place des halles.

La situation sociale du sergent du bailli n’était pas très élevée mais tout de même supérieure à celle des laboureurs. Quand la fille du sergent, Sidonie, voulut se marier avec Basile Gilard, ses parents furent plutôt réticents mais, comme nous l’avons déjà vu, la jeune fille avait du caractère et le mariage se fit.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 11:20

 

La tombe de la famille Gilard

 

Les cimetières d’Ancien régime se situaient souvent autour des églises. Pour les pauvres, les cadavres étaient inhumés dans une fosse commune. Les restes étaient ensuite entassés dans des ossuaires. L’anonymat était donc la règle sauf pour les personnages importants qui pouvaient être inhumés dans l’église elle-même.

Dans le roman, au risque d’un certain anachronisme, la famille Gilard se distingue très tôt parmi les laboureurs. Cela commence par la construction même de la Thiercelinais, par la terre propriété de la famille (la parcelle de la Louve), par les originalités dans l’aménagement du domaine (les murailles, l’allée de châtaigniers…), par les premières activités de commerce (abricots, miel…).

L’apprentissage de l’écriture et la lecture, l’approche du français, de la part de Basile, débouchent sur une autre nouveauté : le tombeau familial sort de l’anonymat grâce au travail de sculpture dans la pierre de Toussaint préparé par Basile et Sidonie qui, ainsi, se rapproche encore de la famille.

Illustration : une vieille tombe au cimetière de Gorron.

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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