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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 10:20
Echanges…

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

Parmi les documents exposés, une série de lettres envoyées par des instituteurs de la Mayenne à un camarade de Laval. Nous avons retenu une de ces lettres, celle de Gabriel, instituteur à Parné, qui décrit les premiers jours dans les tranchées.

« Dès le 1er octobre (1914), nous partons en avant, la guerre des tranchées va commencer. C’est une nouvelle vie peu dangereuse mais manquant de mouvement. (…)

Plus en avant, à quelques centaines de mètres, les tranchées allemandes avec la garde prussienne couvrant les batteries ennemies de 77. »

Quand Gabriel dit que sa vie est peu dangereuse, les précisions concernant les « marmites » contredisent un peu cette première appréciation.

«… et plus loin les canons à longue portée qui nous lancent des « marmites » (obus percutants qui en touchant la terre avec une épaisse fumée noire et une nuée de balles rondes, d’éclats, de pierres…) »

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 10:14

 

Renée Largerie

 

Journal : dimanche 24 juin 1700 (2)

 

Jean est un bon garçon. Quand mon père me l’a présenté comme futur époux, je me suis dit qu’il paraissait sain. C’était déjà quelque chose. Et puis, il allait devenir chirurgien. Le rêve de mes parents. Cette nuit, quand il s’est approché de moi, bien qu’inquiète par l’inconnu, je l’ai accueilli sans réserve. La suite, je n’ose la décrire. Surprise, honte, douleur et dégoût. Et un garçon sourd à mes réticences qui forçait et ahanait.

J’ai prié, promettant d’accepter comme toute bonne épouse. Et même quand l’assaut se reproduisit plusieurs fois dans la nuit, je n’ai rien dit. J’ai repensé à la cérémonie, au repas qui a suivi et compris que ma vie n’allait peut-être pas être ce que j’avais rêvé.

Tout avait pourtant bien commencé. Mes parents s’étaient penchés sur la liste des invités depuis déjà plusieurs semaines. Un équilibre subtil entre les statuts des familles qui participeraient à la cérémonie du mariage et au repas prévu dans le manoir de la Renardière. Il ne fallait pas viser trop haut et obliger un marquis ou un baron à refuser l’invitation : leur situation étant trop éloignée de la nôtre. Mon père avait tout de même invité le sénéchal après quelques approches subtiles pour réduire les risques d’un refus. Il ne fallait pas, non plus, se laisser aller à une sympathie de voisinage qui risquait de tirer la noce vers le bas. C’est ainsi que j’ai eu bien du mal à inviter les jeunes mariés Pierre et Jeanne, nos voisins. Pierre est cordier. Une limite à ne pas dépasser. Entre les deux extrêmes, pas mal de marchands plus ou moins proches de la famille.

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 12:01

 

Renée Largerie

 

Le journal : dimanche 24 juin 1700.

 

Hier, je me suis mariée. Je ne remercierai jamais assez sœur Marie qui, avec sœur Angèle, ursuline comme elle, ont initié quelques jeunes filles de bonnes familles à la lecture et l’écriture. Au départ, elles étaient là pour aider le curé dans l’exercice de la charité aux indigents et le chirurgien, mon père, dans les soins gratuits aux vieillards désargentés. Une maison appartenant à la cure, une petite rente versée par le baron de la châtellenie, elles vivaient, heureuses, leur sacerdoce.

Je peux donc, grâce à elles, commencer ce journal. Et j’ai le sentiment que ces écrits me seront bien utiles pour accepter les duretés d’une vie que je prévois difficile sans la protection de mes chers parents. Il y a bien celle de notre seigneur que je prie régulièrement mais qui a beaucoup trop à faire pour s’occuper d’une vie insignifiante comme la mienne.

Sœur Marie et sœur Angèle nous ont enseigné l’essentiel pour tenir un rôle d’épouse et de mère. La couture, la cuisine, le jardinage n’ont plus de secrets pour moi. Mais elles ont oublié, tout comme ma propre mère d’ailleurs, de m’en dire un peu plus sur ce qui m’est arrivé cette nuit.

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 09:33

 

Renée Largerie

 

Rappel : les invités au mariage de Renée Largerie qui feront partie de son entourage.

Pierre Phellipot et Marie Gesbert sont issus tous les deux de familles de marchands.

Marguerite Garnier, compte-tenu de l’âge est vraisemblablement celle qui s’est mariée en 1675 à Etienne Vannier, marchand.

Nous n’avons pas d’information sur le couple Pierre Perrier et Jeanne Gérault. Nous en ferons des cordiers. Les plus modestes des invités.

 

Les vêtements de fête au 18e siècle que portera le couple au mariage.

Pour les femmes : robe serrée à la taille, bas en forme de cloche soutenu par des paniers ou des jupons empesés. Un corset. La coiffure : cheveux longs avec un bonnet garni d’une forme en fil de fer, assez élevée avec des rubans, des fleurs, des plumes…

Pour les hommes : un justaucorps, une culotte courte avec des bas de soie, une longue veste ajustée en haut, évasée en bas, une chemise et un gilet. Les chaussures à boucles sont plates. La coiffure consiste en une perruque avec des rouleaux couvrant les oreilles.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 11:43

Renée Largerie

 

Rappel : avant de commencer l’histoire de Renée Largerie (et de ses descendantes) sous forme de journal, nous essayons de reconstituer ce que pouvaient être ses relations et le milieu dans lequel elle évoluait au début du 18e siècle.

Nos premières recherches nous ont permis de repérer les familles suivantes :

Joseph Auger, Claude Gobbé (mariée à Julien Dufour), François Largerie, sieur de l’Ecluse (marié à Renée Du Four), Marie Gesbert (mariée le 15/02/1703 à Pierre Phellipot), Marguerite Garnier dont la mère est Marguerite Gobbé (mariée à Michel Lhuissier le 09/01/1719) ou Marguerite Garnier (mariée à Etienne Vannier le 13/02/1675), Pierre Perrier (marié à Jeanne Gérault la même année que Renée (le 22/05/1700).

Quelques éléments concernant ces familles :

Joseph Auger, chirurgien, meurt le 04 mars 1718 à l’âge de 42 ans environ. Il aurait donc 24 ans le jour du mariage de Renée Largerie.

Claude Gobbé et Julien Dufour se marient le 21 février 1686 à Gorron. Nous ne connaissons pas le nom des parents ni leur profession. Nous ne retrouvons pas leur acte de décès. Nous pouvons faire l’hypothèse qu’ils ont environ une quarantaine d’années le jour du mariage de Renée Largerie.

François Largerie et Renée Dufour se marient le 02 mai 1682 à Gorron. Nous ne connaissons pas le nom des parents ni leur profession. Nous ne retrouvons pas leur acte de décès.

Renée Dufour et Julien Dufour sont vraisemblablement frère et sœur. Claude Gobbé et François Largerie beau-frère et belle-sœur.

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 09:56

 

Son mariage

 

N’ayant aucune information sur les proches de Renée, nous allons recenser les différents parrains et marraines notés pour la naissance de ses quatre enfants correspondant à son premier mariage avec Jean Feuillet. Ce qui nous permettra d’avoir une idée de son entourage familial ou amical.

Joseph né le 13/03/1701. Parrain : Joseph Auger (chirurgien juré) ; marraine : Claude Gobbé.

François né le 17/10/1702. Parrain : François Largeris (?) ; marraine : Marie Gesbert (?)

Pierre, né le 21/01/1704. Parrain : Pierre Hébert (sieur de la Pierre (?), sénéchal de St Aubin) ; marraine : Marguerite Garnier.

Louise, née le 12/01/1706 : parrain : Pierre Perrier ; marraine : Louise Mauduy.

La présence d’un chirurgien n’est pas étonnante puisque le père de Renée Largerie est lui-même chirurgien. Celle d’un sénéchal (à la tête du deuxième échelon judiciaire), officier royal, montre que la famille Feuillet/Largerie a des relations avec la moyenne bourgeoisie, influente dans les paroisses telles que Gorron. Cela confirme notre intention de situer le roman dans cette partie de la population. Les autres parrains et marraines nous permettront de constituer les participants à la noce de Renée.

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 10:21

Renée Largerie

 

Son instruction

 

Rappel : l’objectif est l’écriture d’un roman autour d’une famille constituée par le mariage de Jean Feuillet et Renée Largerie qui a eu lieu le 21 juin 1700.

Ce roman aura la forme d’un journal tenu par les femmes des différentes générations. La première rédactrice est donc Renée Largerie, 19 ans, fille d’un chirurgien qui entreprend la rédaction le lendemain de son mariage.

Un premier problème se pose en ce qui concerne l’enseignement des filles à l’époque. La lecture et l’écriture passaient au second plan. L’important était de former de futures épouses capables de tenir leur ménage (d’où des enseignements pratiques) et surtout de bonnes chrétiennes (la religion occupait une place importante dans l’enseignement).

Dans une petite ville comme Gorron, il est difficile d’envisager une école pour les filles. Il va donc falloir imaginer une structure crédible pour l’instruction de Renée. Il n’y avait pas de couvent à l’époque dans la ville. Un pensionnat suffisamment proche pouvait exister mais la situation sociale de la famille Largerie permet difficilement le placement dans un internat souvent réservé à la noblesse ou à la grande bourgeoisie.

Nous imaginerons donc quelques religieuses vivant sur le domaine de la Renardière (lieu de soins puis d’enseignement) apportant leur aide aux prêtres (en termes de charité) mais aussi aux chirurgiens (en termes de soins) et assurant quelque enseignement pour un petit nombre de filles de la bourgeoisie gorronnaise. Renée bénéficiera de sa proximité auprès des sœurs pour atteindre un bon niveau en écriture et lecture.

 

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 11:24

 

Renée Largerie

 

Rappel : l’objectif est d’écrire un roman en direct sur le blog à partir d’un premier personnage central : Renée Largerie qui se marie avec Jean Feuillet le 21 juin 1700. L’acte ne nous donnant que très peu de renseignements sur le couple, nous nous intéresserons aux actes suivants, notamment les naissances, en espérant pouvoir incarner ce personnage principal.

Le cercle généalogique de la Mayenne nous permet de retrouver la naissance de Renée Largerie (Largerye) le 11/03/1681 à Gorron.  Son père, Julien Largerye, chirurgien, et sa mère Gabrielle Du Tertre. Son parrain, François Largerie, est sieur de l’Ecluse (paroisse de Brecé). La marraine est Renée Largerie.

Nous ne retrouvons pas de trace de Jean Feuillet à Gorron.

La famille Largerie semble donc faire partie de la petite bourgeoisie gorronnaise.

La première naissance correspond à Joseph Feuillet, né le 13/03/1701. Le parrain de l’enfant est Joseph Auger, chirurgien juré, et la marraine Claude Gobbé. Le choix des parrains et marraines ne signifie pas nécessairement une proximité avec la famille concernée. Certaines familles modestes peuvent solliciter des personnages relativement importants dans la paroisse.

Nous nous intéresserons cependant à Joseph Auger et à Claude Gobbé qui apparaîtront dans le roman. Pour cela, nous utiliserons les données du Cercle généalogique de la Mayenne en espérant y retrouver ces deux personnes.

En ce qui concerne Joseph Auger nous n’avons aucune information sur sa naissance, son éventuel mariage et son décès. Pour Claude Gobbé, il pourrait s’agir de Claude Gobbé qui se marie avec Julien Dufour le 21/02/1686 à Gorron. Nous verrons si nous retrouvons ces personnes dans les autres actes à notre disposition.

 

 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 10:14

Le roman : « La Louve de la Thiercelinais » dont vous avez suivi les résumés est terminé. Il devrait faire plus de 450 pages sous le format classique de l’édition. Cette édition devrait être réalisée en 2019 ou 2020. Nous vous tiendrons au courant sur le blog.

 

Renée Largerie

Nous allons engager une série d’articles dans lesquels vous pourrez suivre la construction d’un roman historique avec les sources qui peuvent nourrir l’histoire et l’utilisation de ces sources dans la rédaction du récit lui-même.

Le roman qui sera donc écrit en direct sur le blog sera centré sur une famille que nous avons déjà évoquée ici à partir du mariage de Jean Feuillet et de Renée Largerie qui a eu lieu à Gorron le 21 juin 1700 (acte ci -contre).

Sur cet acte, nous n’avons aucune information sur les ascendants des mariés, sur leur situation sociale. Il n’y a pas de signature nous permettant de repérer d’éventuels témoins ou de savoir si les mariés savent écrire.

Avant de commencer le roman, il va nous falloir retrouver cette famille dans d’autres actes pour, au moins, avoir une idée sur leur situation sociale.

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 10:18

La mort de la louve

 

Victor venait de terminer l’histoire de la famille Gillard. Il faisait beau en cette après-midi d’août 1914. Il retournait sur tous les lieux du domaine ayant marqué cette histoire, notamment la parcelle de la Louve et le Taillis. Après avoir retrouvé la tanière des louves aux yeux jaunes, il se posta près du bloc de granit d’où elles surveillaient la vallée, protégeant leurs petits.

C’est alors qu’il la vit, épuisée et grosse, pourchassée par une meute de chiens et d’hommes munis de fusils. Elle n’eut pas la force de se cacher dans le taillis. D’un geste désespéré elle plongea dans l’étang. C’est là qu’ils tirèrent sur la bête, résignée, qui tourna son regard jaune vers le bloc de granit.

Victor reçut cet ultime regard avec effroi. Pétrifié, il regardait la scène, cette mise à mort cruelle. Les cloches se mirent alors à sonner à la volée. Surpris, il leva la tête et confusément sentit qu’elles aussi annonçaient la mort…

 

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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