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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 12:10
Echanges…

 

De l’intérêt des échanges (suite)

 

Dans mes échanges avec Alexis Blanchetière, j’ai été amené à prendre en compte : une photo de classe et le recensement de la population gorronnaise en 1936.

La photo de classe date de 1935. Elle concerne l’école maternelle publique située Butte Saint-Laurent sur les lieux de l’école actuelle. A l’époque, la directrice de l’école était Melle Louise Roquet. L’institutrice adjointe était Mme Laurentine Lainé, recensées à l’adresse « Ledauphin Blinière Butte St Laurent ».

Le grand-père d’Alexis, Pierre Blanchetière, habite avec ses parents rue Brochard-Brault en 1936. Le père, Fernand, est journalier, employé Rossignol. Deux Rossignol, recensés comme « représentant divers » seraient susceptibles d’être les employeurs de Fernand Blanchetière : Roland Rossignol et Paul Rossignol, résidant rue de Bretagne.

Nous n’avons pas d’autres précisions sur l’emploi de Fernand Blanchetière. Ces quelques éléments montrent que tout échange peut renvoyer à des petites recherches qui complètent le travail fait sur le blog. N’hésitez pas si vous avez un renseignement, une photo, une archive concernant Gorron, à nous contacter.

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 11:46

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

 

Pour clore cette série d’articles, nous évoquerons d’autres Gorronnais cités par Paul Lecoq.

Il parle de deux jeunes morts sous les bombes des alliés à Mayenne dans la nuit du 8 au 9 juin 1944. Bombardement qui a fait trois cents morts.

Albert Leblanc : fils d’Albert Leblanc, artisan maçon, rue de Bretagne et de sa femme, Joséphine, débitante. Né en 1925, il avait donc 19 ans quand il est mort.

Jean Mauduit : Né en 1926. Il avait 18 ans. Sa tombe avec sa photo est dans le cimetière de Gorron. Nous ne le retrouvons pas sur les listes de recensement de Gorron en 1936.

Louis Penloup : « moniteur bénévole pour les aspirants musiciens ». Il s’agit de Louis Penloup, cordier, habitant rue Corbeau-Paris, dont l’atelier se situait près de l’école privée de garçons.

Le texte de Paul Lecoq nous a permis de faire revivre un peu la ville de Gorron d’avant la seconde Guerre mondiale. Il nous a permis aussi d’évoquer un Gorronnais dont la carrière professionnelle a été remarquable.

 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 11:43

 

De l’intérêt des échanges

 

La rubrique « échanges » permet des recherches en commun avec les visiteurs du blog. Si ce dernier n’a pas pour but la recherche généalogique, toutes demandes concernant des familles gorronnaises sont les bienvenues.

Un jeune homme de 21 ans contacte le blog pour avoir des informations sur sa famille paternelle.

« Sur votre site, je suis tombé sur une photo de classe sur laquelle vous mentionnez le nom de Pierre Blanchetière. Pouvez-vous me l'identifier ? »

Il s’agissait de la série : photos de classes anciennes. Pierre Blanchetière est son grand-père né à Gorron en 1929.

« Nous savons notamment que le père dudit Pierre Blanchetière se prénommait Fernand. »
 

L’information sur cette lignée des Blanchetière s’arrête là. A partir de ces informations, nous avons pu retrouver cette lignée : Blanchetière Fernand né en 1905 à Hercé, fils de Pierre Blanchetière, tisserand, le Bourg, et d’Augustine Hut. Journalier, employé Rossignol, résidant rue Brochard-Brault à Gorron en 1936. Nous avons pu remonter jusqu’à François Blanchetière, né à Vieuvy le 23/03/1788 de René Blanchetière, laboureur, et de Renée Renard.

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 16:45

 

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

 

« Monsieur Lucien Dollé, récemment élu maire, artisan commerçant, un homme qu’on rencontrait en bleu de travail, les mains noircies par le charbon qu’il livrait lui-même, offrant à chacun un sourire qui ne mentait pas… »

Après l’abbé Chaudet, c’est ainsi que Paul Lecoq décrit le maire.

Si Lucien Dollé, maire de Gorron de 1938 à 1948, a bien vendu, pendant un temps, du charbon, il symbolisait la montée de l’industrialisation de la ville grâce à la création d’entreprise par des familles issues de milieux plutôt modestes.

Frédéric Dollé, originaire de Saint-Quentin (Aisne), s’installe à Gorron et crée une entreprise de mécanique agricole au début du 20e siècle. L’entreprise s’est développée et a intégré la vente des automobiles. Lucien Dollé succèdera à son père.

La prospérité de l’entreprise sera atteinte par la crise économique des années trente, puis la seconde guerre mondiale. Le décès précoce de Lucien Dollé, en 1948, stoppera son développement qui, avec la mécanique automobile, aurait pu jouer un rôle important dans l’économie de la commune.

Si le curé Chaudet représentait un certain clergé, issu de familles plutôt aisées, très influent dans les petites paroisses dès le 19e siècle, la famille Dollé s’inscrit dans ces familles créatrices d’entreprises qui jouent un rôle important dans le développement économique des petites communes au début du 20e siècle.

 

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 11:33

 

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

 

« L’abbé Joseph Chaudet qui, sans élever la voix, exerçait une autorité considérable, esprit de haute culture, tout pénétré de Virgile et de Racine… »

C’est ainsi que Paul Lecoq voyait un des deux personnages importants de la commune (le curé et le maire).

Originaire de Montsûr, il prend le poste de curé-doyen à Gorron en 1919. Dans sa nécrologie (il décède en 1945) Joseph Lecomte parle de son « érudition remarquable ». Il évoque aussi « ses activités fort diverses, caritatives ou autres ». Musicien, poète, auteur de pièces de théâtre. « Farouche défenseur de la Jeanne d’Arc, son patronage ». Si chacun s’accordait à le considérer comme « un monsieur » certains soulignaient « son sectarisme ». « Il y avait aussi intérêt, pour obtenir l’absolution, de ne pas mettre ses enfants à la communale ».

Le témoignage du fils du maire M. Dollé, dont nous reparlerons la semaine prochaine, donne une idée de l’image contrastée de l’abbé Chaudet : « L’abbé Chaudet, le curé à l’époque avait invité M. Goussin, maire à aller à la fête, alors M. Goussin avait répondu : les attaques de la cure et des amis de ce dernier à mon égard et à l’égard de mon conseil municipal nous ont momentanément séparés. Il vaut mieux, monsieur le curé, que nous restions chacun chez nous. »

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 11:29

 

Anniversaire : 6 ans déjà

 

Le blog a six ans (créé en novembre 2011) : 21 701 visiteurs uniques ; 78 719 pages vues au 08 novembre 2017. Lors de sa création, je n’imaginais pas que, six ans plus tard, j’aurais encore quelque chose à raconter sur l’histoire de Gorron. C’est pourtant le cas et cela grâce, en partie, aux personnes qui me contactent pour me donner des informations, des illustrations ou me demander des renseignements. Tant que ces contacts, que j’appelle de mes vœux, se poursuivront, le blog continuera à vivre avec ses 10 courts articles chaque semaine.

J’imagine que les différentes rubriques n’intéressent pas tous les visiteurs. L’essentiel est que chacun puisse y trouver au moins un centre d’intérêt. Actuellement, une grande part des recherches historiques portent sur le 18e siècle. Le dépouillement des registres paroissiaux peut, par moment, paraître fastidieux. Mais, contrairement au 19e siècle pour lequel les archives de la Mayenne nous fournissent de nombreuses sources en ligne, il faut en passer par là pour aborder le 18e siècle. L’objectif premier étant la recherche des familles ayant vécu le plus longtemps à Gorron. Cela va nous permettre aussi de faire le lien avec le 19e siècle au niveau de l’évolution des métiers, de l’importance de la population…

Je m’efforce aussi d’insérer des éléments du Gorron d’aujourd’hui. Si vous avez des photos anciennes, n’hésitez pas à me les scanner. Cela facilite le lien entre « hier et aujourd’hui ». Toutes suggestions sur le contenu du blog seront les bienvenues. Si mes compétences me le permettent j’essaierai d’y répondre.

Merci pour votre fidélité…

JC Jouvin

 

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 11:41

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

 

Pour terminer sur les querelles caduques, nous évoquerons, enfin, la laïcité. Les grandes lois sur l’enseignement des années 1880 (créant une Ecole laïque, gratuite et obligatoire excluant les religieux de l’enseignement) ont débouché sur une rivalité scolaire très vivace, notamment dans l’Ouest de la France. A Gorron, comme ailleurs, la guerre scolaire entre l’Ecole publique et l’Ecole confessionnelle dite libre (créée par les autorités catholiques) ne s’est pas effacée pendant l’occupation.

A Gorron, l’école privée de filles a été ouverte en 1897, celle des garçons en 1911. La concurrence scolaire déclenchée alors n’était pas loin de s’éteindre. Elle existe encore de nos jours même si ses manifestations sont plus feutrées et les rapports entre les deux systèmes scolaires plus apaisés.

Cette rivalité, qui scindait les populations en deux, s’enracinait dans des conflits historiquement anciens. Conflits qui remontaient à la Révolution de 1789. Les élèves de l’école confessionnelle étaient dénommés chouans, en référence aux forces contrerévolutionnaires (Chouans et Vendéens). L’école publique était, elle, l’école du Diable.

Et si l’abbé Chaudet et le maire Dollé sont présentés par M. Lecoq comme des hommes à la même ouverture de cœur, cela n’effaçait pas pour autant les rivalités.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 11:46

 

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

 

Paul Lecoq évoque les polémiques sur les « querelles de la veille » rendues « soudain caduques ». Il était question du Front populaire que nous avons évoqué la semaine dernière puis du cléricalisme et de la laïcité.

Nous revenons, aujourd’hui sur le cléricalisme. Il faut tout d’abord préciser que l’anticléricalisme n’est pas l’antireligieux. Deux termes qui ont été souvent amalgamés pour des raisons pas toujours très honnêtes. Le cléricalisme est « un positionnement idéologique qui prône la prédominance des idées religieuses et du clergé dans la vie publique et politique ». Ce qui veut tout simplement dire que pour les tenants de ce positionnement, les principes religieux l’emportent sur les lois ou, pour le moins, doivent orienter ces lois.

Le cléricalisme s’enracine dans les bouleversements de la Révolution de 1789. L’Eglise catholique s’est retrouvée dans la mouvance des royalistes, antirépublicains puis dans ses prolongements au niveau de l’extrême droite. Elle s’en est progressivement dégagée et a fini par reconnaître la République. C’est pourquoi il ne faut pas confondre les catholiques avec les cléricaux même si ceux-ci en font partie.

Théoriquement, l’Eglise catholique ne devait plus prendre parti au niveau politique. Il n’empêche que quelques extraits du bulletin paroissial gorronnais montrent que ce n’était pas tout cas fait le cas en 1938.

L’amalgame entre la religion catholique et la nation française était toujours présent : la certitude que ce pays n’a pas fini d’inscrire, à travers le monde, « les gestes de Dieu ». Les prises de position politique aussi : « les désastreux effets du socialisme ».

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 16:09

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Préfacier de l’ouvrage de M. Béchet.

« La situation [l’occupation allemande] rendait soudain caduques les querelles de la veille ; on sentait ce qu’il y aurait eu d’incongru à poursuivre les polémiques sur le Front populaire, sur le cléricalisme, sur la laïcité. Deux hommes bien différents mais d’une égale ouverture de cœur, firent, l’un vers l’autre les pas qu’il fallait faire ».

Nous verrons plus tard qui étaient ces deux hommes. Mais, avant, nous allons revenir sur ces « querelles de la veille ». Il ne s’agissait pas de simples querelles mais de divisions profondes dans la société française que l’on retrouvait, sous diverse formes, jusque dans les plus petits villages.

Monsieur Lecoq parle du Front populaire. Il s’agit d’un événement politique majeur dans la première moitié du 20e siècle qui voit une alliance entre toutes les forces de gauche (radicaux, socialistes, communistes) permettant leur arrivée au pourvoir en mai 1936. Jusqu’en 1938, la gauche, soutenue (et poussée) par les mouvements populaires impose des transformations sociales majeures dont l’une, les « congés payés » est toujours restée dans les mémoires. L’opposition de droite (dans laquelle l’Eglise était souvent partie prenante) a lutté contre ces réformes et a accusé le Front populaire d’être responsable de tous les maux de la société française, notamment de la déroute de 1940 en ayant affaibli l’armée française.

Dans le bulletin paroissial de 1938, il est écrit : « Ils n’ont pas changé. N’allez pas essayer de leur parler de la France, de sa grandeur, de sa mission, ils vous répondront que le Parti avec un P majuscule, la lutte des classes et la guerre au cléricalisme, c’est-à-dire dans leur pensée à l’idée religieuse, restent leur seule préoccupation. Ah ! les pauvres gens ! »

Nous développerons cette petite querelle la semaine prochaine.

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 11:49

 

Paul Lecoq, agrégé de lettres classiques, inspecteur général de l’Education Nationale

 

Extraits de sa préface du livre de M. Béchet.

« … des marchands de chevaux étaient au rendez-vous de tous les marchés non loin de la mairie, ballonnés dans leur blouse bleue, appuyés sur des cannes prises aux haies des chemins… »

Apparemment, donc, la vente d’animaux existait encore à l’époque autour de la place de la Mairie. Le nom des rues et des places relevés dans les listes de recensement du 19e siècle nous renseignent sur ces marchés. On relève, notamment, le marché aux veaux, le marché aux bestiaux. Une étude sur l’évolution du nom des rues, reposant sur les résidents présents sur les différents recensements nous a permis de situer ces lieux, effectivement, autour de l’ancienne place des Halles, place de la Mairie actuelle.

Quant aux cannes, il en est fait état, dans des textes plus anciens. Notamment sous la Révolution. Extrait d’un article du blog : « Des émeutes se produisent journellement aux halles et la municipalité de Gorron interdit les « bâtons de meslier ». Le 3 décembre 1792, les émeutiers veulent détruire les halles.

Le meslier est un arbre appelé aussi le néflier. Son bois dur était utilisé pour les bâtons qui servaient aux laboureurs pour mener le bétail mais aussi comme arme. »

 

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