Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:03
Un témoignage sur l’activité musicale à Gorron… (3)

Par M. Béchet...

« Trois écoles militaires, de nombreuse mutations, un brin de hasard et cela me conduisit à refaire du violoncelle au régiment. 10ème R.A. à Vannes. C’est là que ma bonne étoile me conduisit à être autorisé à participer à l’Orchestre philarmonique de Vannes. Pour une fois, je mesurais mes bien modestes connaissances avec celles des collègues de pupitre vraiment brillants. Mais n’est-ce pas ainsi qu’il est possible de se perfectionner. Un beau jour, je me suis trouvé embarqué dans un concert produit à Vannes mais relié par la radio de Rennes. Une aventure où chaque musicien tremblait de faire la moindre fausse note car nous avions au-dessus de chacun de nos pupitres un micro redoutable, mais bien nécessaire pour mixer les différents timbres de nos instruments. Puis, dans une autre période, vint un gala, un gala inoubliable qui nécessita de multiples répétitions et qui reçut un succès retentissant de la part du public.

Ce succès me marqua beaucoup. Il sera à l’origine de ce qu’il se passera quelques années plus tard à Gorron où j’avais enfin repris la vie civile. »

Illustration : une fanfare gorronnaise.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:34
Un témoignage sur l’activité musicale à Gorron…

Par M. Béchet. (2)

« Mais pendant des années, j’eus le plaisir d’avoir comme accompagnatrice ma chère petite sœurs, Jacqueline, Quine pour les intimes, qui était devenue de son côté une pianiste extrêmement douée. Parfois se joignait à nous une très bonne et jeune violoniste, Yvette Bourgault, et tous ensemble nous épations le quartier, rue Magenta et place de la Houssaie, avec nos concerts dont la sonorité dépassait largement les murs de notre maison. A cette époque, il n’y avait, en effet, ni télévision, ni radio comme aujourd’hui ; d’ailleurs la radio était celle d’avant-guerre ou de l’occupation allemande et nous, les jeunes, n’avions pas grand-chose pour nous distraire. La musique était donc un bon dérivatif.

Puis avec la Libération de Gorron, le 5 Août 1944, notre petit groupe initial s’était trouvé séparé. Pour ma part, pris dans le tourbillon patriotique, je m’étais engagé pour trois ans dans l’armée régulière. »

Illustration : la Jeanne d’Arc, 1950.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:31
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916 (Juillet)

Du 1er au 10 juillet 1916, malgré Verdun, l’Etat Major français décide d’une grande offensive dans la Somme qui va échouer.

BAGUE Emile (Meuse)

LECAPITAINE Gontran (Somme)

PERRET Henri (Meuse)

PAVIS Emile (Clermont-Ferrant-hôpital)

BAGUE Emile

Né le 01 décembre 1893 à Ernée. Mort le 10 juillet 1916 ; il avait 22 ans.

Incorporé au 4ème Régiment de Marche de tirailleurs, il est « tué à l’ennemi » au Boyau du chancelier A. Belloy (Somme) ou à Belloy en Santerre (Oise).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Il était le fils de BAGUE Emile, électricien, employé Gendron, et de Clémentine MOREAU, couturière, originaire d’Ernée, habitant rue Jean-Jacques Garnier.

LECAPITAINE Gontran

Né à Gorron le 02 juillet 1881. Mort le 22 juillet 1916 il avait 35 ans.

Incorporé au 330ème Régiment d’Infanterie, il est « mort sur le terrain » au 11ème Secteur de Lihons (Somme). Inhumation : Nécropole Nationale, Lihons (Somme).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Domicilié en dernier lieu à Gorron.

PERRET Henri

Né le 19 juin 1882 à Brécé. Mort le 01 août 1916 ; il avait 35 ans (célibataire).

Incorporé au 130ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » Chiaumont, commune de Douaumont (Meuse).

En 1906, il est cultivateur, employé chez Marie Robieux, cultivatrice, le Domaine.

PAVIS Emile

Né à Gorron le 18 mars 1890. Mort le 09 août 1916 ; il avait 26 ans (marié à Constance Chantepie).

Incorporé au 18ème Escadron du Train, il est mort dans un « accident en service commandé » à l’hôpital de Clermont Ferrand.

En 1906, il vit avec son père Louis PAVIS, marchand de veaux, sa mère Aimée ROGER, ses frères Louis et Eugène et sa sœur Elise à la Roche. Il est lui-même ferblantier, employé Robert

Illustration : un Gorronnais mobilisé en 1914/18.

Partager cet article
Repost0
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:59
Un témoignage sur l’activité musicale à Gorron… (1)

Rédigé par M. Béchet, un acteur important de la vie sociale et culturelle de la ville.

« C’était en 1953. Ceci se passait à Gorron. Quelques musiciens se réunissaient chaque semaine dans le salon d’une maison sise rue du Pré, chez Madame Lory. L’hôtesse, excellente pianiste, invitait en effet régulièrement une très bonne violoniste, Geneviève Rochcongar, et le violoncelliste que j’étais. J’avais appris la pratique de cet instrument alors que j’étais encore bien jeune, six ans tout juste, avec un petit violoncelle qui pour être petit n’en était pas moins un instrument d’une grande et très belle sonorité. J’apprenais grâce au dévouement d'une aveugle, Melle Rosenthal, qui professait le solfège et divers instruments et surtout le piano. Beaucoup de ses anciens élèves se souviennent d’elle. Les années passèrent avec l’utilisation de méthodes qui me parurent bien rébarbatives. Pourtant, avec le temps, le crin-crin de mes débuts fit place peu à peu à une certaine dextérité et à un « coup d’archet » qui me surprit moi-même. Etais-je vraiment devenu musicien ? J’oserais en douter. »

Illustration : la Jeanne d’Arc a toujours eu des activités musicales. Sur cette carte postale de 1924, on peu voir les tambours (« Gorron autrefois de J. Vatus »).

Partager cet article
Repost0
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:54
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916 (mai)

LHUISSIER Paul

Né le 12 février 1887 à Lesbois. Mort le 22 mai 1916 ; il avait 29 ans.

Incorporé au 74ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Douaumont (Meuse).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron.

BOULANGER Victor

Né à Gorron le 22 février 1875. Mort le 24 mai 1916 ; il avait 41 ans.

Incorporé au 350ème ( ?) Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Verdun (Meuse).

En 1906, il vit avec sa femme Vitaline LANDAIS et sa fille Marcelle. Il est chaisier, Grande Rue.

QUENTIN Albert *

Il pourrait être né le 03 février 1885 à Brécé. Mort le 28 mai 1916 ; il avait 31 ans.

Incorporé au 5ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » au Secteur de Fleury (Meuse).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron.

MAHOUIN Louis

Né le 28 mai 1886 à St Mars sur Colmont. Mort le 31 mai 1916 ; il avait 30 ans.

Incorporé au 150ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Mort-Homme (Meuse).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron.

Illustration : un Gorronnais mobilisé en 1914/18.

Partager cet article
Repost0
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:58
L’exposition des 05/06 avril 2014…

Quelques photos (fin).

Plusieurs centaines de personnes (le décompte n’a pas été possible du fait des séances de dédicaces mais l’affluence était supérieure à l’an dernier).... Et surtout, des échanges avec les visiteurs qui montrent l’intérêt porté au travail (blog, exposition, édition…) par certains Gorronnais.

L’exposition des 05/06 avril 2014…
L’exposition des 05/06 avril 2014…
Partager cet article
Repost0
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:26
Des Gorronnais soldats du Premier Empire…

Des Gorronnais soldats du Premier Empire…

François Launay : 48ème régiment de ligne, fusilier, 4ème compagnie, 3ème bataillon. (suite)

Après avoir atteint Moscou, dès novembre 1812, la retraite est inévitable : « la retraite, pour ne pas dire la débâcle, se poursuit ! Désormais, chaque matin, on laisse des cadavres gelés et recouverts de neige autour des bivouacs… ». Le désastre de la Bérézina est un épisode particulièrement atroce de la campagne de Russie.

François Launay est fait prisonnier par les Russes le 16 février 1813, à Varsovie. Il ne rentrera en France que le 11 septembre 1814. Il sera alors considéré comme infirme de guerre. Son livret militaire mentionne : « Infirmité provenant des fatigues de la guerre. Les pieds gelés ».

Il quittera l’armée en septembre 1815. Depuis le 15 juillet, Napoléon s’est rendu aux Anglais qui l’exileront à St Hélène.

Illustration : ETAT de signalement et des services d’un militaire licencié en exécution de l’ordonnance du 3 Août 1815 et dirigé sur son département…

Partager cet article
Repost0
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 11:21
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916

Avril/mai

GENDRON Alexandre

Né à Gorron le 12 novembre 1893. Mort le 18 avril 1916 ; il avait 22 ans (célibataire).

Incorporé au 104ème Régiment d’Infanterie, prisonnier de guerre, il meurt à Erfurt à l’hôpital. Inhumation : Nécropole Nationale « Prisonniers de guerre » 1914-18 à Sarrebourg (Moselle).

En 1906, il vit avec son père François GENDRON, journalier, sa mère Virginie CHEMIN, son frère François, mécanicien employé Thuault et sa sœur Amandine, couturière employée Fréard, rue des Sarrazins.

LECHAT Narcisse

Né le à Gorron le 22 septembre 1988. Mort Le 04 mai 1916 ; il avait 27 ans (célibataire).

Incorporé au 330ème Régiment d’Infanterie, il est « mort sur le terrain » à Vermandevillers (Somme).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Domicilié en dernier lieu à Gorron.

QUENTIN Edouard

Né à Gorron le 16 décembre 1895. Mort le 22 mai 1916 ; il avait 20 ans.

Incorporé au 54ème Régiment d’Infanterie, il meurt de « blessure de guerre en service commandé » à Cuperly (Marne).

En 1906, il vit avec son père Henri QUENTIN, cordonnier employé Fauchard, sa mère Alexandrine FOURNIER, journalière et ses frère et sœurs : Marie, Henri, Constance, Maria, Adélaïde, Julienne, rue Jean-Jacques Garnier.

QUENTIN Henri

Né à Gorron le 31 janvier 1895. Mort le 22 mai 1916 ; il avait 21 ans.

Incorporé au 54ème Régiment d’Infanterie, il meurt de « blessure de guerre en service commandé » à Cuperly (Marne).

C’est le frère d’Edouard, né la même année, mort le même jour.

Illustration : à nouveau un Gorronnais et sa voiture...

Partager cet article
Repost0
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:55
Des Gorronnais soldats du Premier Empire…

François Launay : 48ème régiment de ligne, fusilier, 4ème compagnie, 3ème bataillon.

Conscrit en 1812, il entre dans la Grande Armée quand Napoléon 1er, après avoir conquis une grande partie de l’Europe, se lance dans la conquête de la Russie du Tsar Alexandre 1er.

En juin 1812, l’armée franchit le fleuve Niémen. Les Russes reculent en brûlant tout derrière eux. On imagine François Launay, petit paysan de Surgan, dans cette marche épuisante à des milliers de kilomètres de son hameau natal.

Plus on avance, plus l’approvisionnement devient difficile : les hommes «avancent au son des tambours, le ventre creux, tantôt sous des rafales de pluie, tantôt sous un soleil de plomb et des nuages de poussière. Au bivouac, épuisés, affamés, assoiffés, ils dorment à même la terre mouillée ». (Encyclopédie : Histoire de la France et des Français au jour le jour).

Des désertions ont lieu : « Déjà, cinquante mille maraudeurs, ayant quitté leurs rangs pour chercher des vivres sont devenus des traînards » (idem).

La désertion est sévèrement punie : ci-contre, un extrait de l’arrêté du 19 vendémiaire an 12 sur la désertion. On peut y lire : « Article 67 : sera puni de mort tout déserteur à l’ennemi. »

Partager cet article
Repost0
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:51
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916

Avril (2)

PIEDNOIR Georges

Né le 11 juillet 1894 à St Léger. Mort le 09 avril 1916 ; il avait 21 ans.

Incorporé au 373ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Béthincourt (Meuse).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron.

CHRETIEN Louis

Né à Gorron le 30 décembre 1886. Mort le 12 avril 1916 ; il avait 29 ans.

Incorporé au 24ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Vaux (Meuse) au cours de la bataille de Verdun. Inhumation : Nécropole Nationale « Douaumont », Fleury devant Douaumont.

En 1906, il est domestique chez Charles GRANGERAY, cultivateur, rue du Pré.

LE GENTIL Alexandre

Né le 25 août 1888 à Melleray (canton de Lassay). Mort le 22 avril 1916 ; il avait 27 ans.

Incorporé au 293ème Régiment d’Infanterie, il est mort à Revigny (Meuse).

En 1906, il habitait avec son père Alexandre LEGENTIL, journalier, sa mère, Victorine (Victoire ?) GENET, ses frères et sœurs : Emmanuel, Eugène, Anaïs, Henri, Françoise, Marie, Eugénie, au Petit Bailleul. Il était maçon chez Douillet

FOUCOIN Constant

Né à Gorron le 22 avril 1875. Mort le 25 avril 1916 ; il avait 41 ans.

Incorporé au 26ème Régiment d’Infanterie territoriale, il est mort dans l’ambulance à Duguy (Meuse)

En 1906, il habitait avec sa femme Victorine et son fils Marcel, rue de l’Eglise. Il était patron sabotier.

Un Gorronnais au volant de la voiture (M. Gayet).

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche