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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:50
Archives de la Mayenne.
Archives de la Mayenne.

Le Temple de la raison

Claude a envoyé le message suivant :

« Reine Deporet s'est mariée le 30 messidor an 8 (19/07/1800) à Gorron avec Pierre Augustin Lefaux neveu de l'ancien maire Joseph Lefaux. Ce qui est curieux c'est que le mariage se passe au temple de la raison sans doute l'Église. »

Au cours de l’année 1800 (an VIII du calendrier républicain), les mariages se passaient en effet à « l’ancienne église » nommée, pour un temps, temple de la Raison ou temple de la Réunion décadaire.

On trouve, en effet, en début d’année, la formule « ont comparu au temple de la Réunion pour contracter mariage… »

Des tentatives pour remplacer la religion catholique par une « religion d’Etat » ont eut lieu au cours de la Révolution. Les églises étaient alors rebaptisées « temples de… ». Ci-dessous, l’extrait d’un article trouvé sur internet confirmant ce phénomène :

« Les Temples Décadaires sont des églises républicaines. Durant la révolution il y a eu l’abolition du culte catholique et des tentatives diverses de créer une religion républicaine : Culte de la Raison puis Culte de l'Être-Suprême et enfin Théophilantropie.
Le Temple décadaire était le lieu de réunion du culte décadaire (le décadi étant le jour de repos républicain).
Souvent d'anciennes églises ont été reconverties dans ces cultes républicains puis sont revenues à leur religion d'origine quand elles n'ont pas été détruites ou transformée
s. »

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 11:46
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

La double administration (suite)

Après la Révolution et la division de la France en départements (1790), une partie de la paroisse de Lesbois dépendra du département de la Mayenne, l’autre partie de l’Orne. De 1790 à 1832, il y eut deux maires, avec deux mairies (une maison du bourg pour Lesbois/Mayenne, une maison du village de la Tournerie pour Lesbois/Orne). Sur le plan religieux, là encore, Lesbois dépendait de deux évêchés (Le Mans et Séez).

C’est à partir de 1832 (sous le gouvernement de Louis-Philippe) que la réunification des deux entités eut lieu. Le rattachement à la Mayenne de l’ensemble de la commune a été choisi, notamment, du fait de la proximité du chef lieu de canton : Gorron. La paroisse de Lesbois fut rattachée au diocèse du Mans, puis, en 1855, à celui de Laval. Elle fait partie du doyenné (circonscription administrative de l’Eglise) du Passais.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:45
Le legs Brochard (suite)...

1)50 F à l’école communale des filles de Gorron, pour un concours spécial de comptabilité agricole et ménagère, d’hygiène et de retaille des vêtements pour faire avec ceux des grandes personnes, des habillements pour enfants. Ces 50 F répartis en 30 F pour préparation au concours et 20 F aux élèves en trois livrets comme ci-dessus.

2)100 F à la cantine scolaire communale des filles de Gorron.

3)50 F pour faire tremper la soupe à des élèves indigents habitant loin des écoles de Chailland, de Carelles et celles des garçons de Gorron. (…) ».

Compléments :

5) 50 F, aux communes de Chailland, Carelles et Gorron pour des conférences agricoles.

6) 100 F, à la société de Secours Mutuels Générale de Gorron, chaque année.

7) 100 F, constitution d’un champ de démonstration agricole à Chailland.

8) 100 F, constitution d’un champ de démonstration agricole à Carelles.

9) 300 F, au Comice agricole de Gorron pour diverses causes énoncées dans l’acte.

Illustration cliché Archives de la Mayenne.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 16:42
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

La famille Garnier

Le curé Gougeon fait état d’une très vieille maison dans le bourg de Lesbois qu’on appelait « maison anglaise ». Il la décrit de la manière suivante : « une belle façade de maison en vieux granit, une porte aux moulures ogivales et des fenêtres style Henri II…. ».

Il se demande qu’elle en est l’origine et « quels furent les seigneurs de ce vieux castel ». Il rajoute qu’elle « a dû appartenir à la famille de l’abbé Garnier de Gorron ».

Le grand-père de Jean-Jacques Garnier (Guillaume Garnier, originaire de Gorron) s’est marié le 03/11/1687 à Lesbois avec Marie Grangeré. Sur l’acte de mariage ci-contre, il n’y a aucune indication sur les parents des mariés. La maison qualifiée par le curé Gougeon de « Maisons Seigneuriales (…) des maisons qui ont été habitées par des personnes plus riches ou par des individus qui ont joué un rôle quelconque dans l’histoire de Lesbois ». Nous ne savons pas si la maison en question venait d’une famille Grangeré, influente autrefois à Lesbois. Mais c’est une hypothèse qui pourrait être retenue. A noter qu’un notaire, René Grangeré, habitait Lesbois en 1770.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:33
Le legs Brochard...

Extrait des « Actes civils publics » rédigé par M. Monsallier, notaire à Gorron (rue de la Mairie), en 1910. Cet acte décrit un legs important concernant en priorité les écoles de Gorron, Chailland et Carelles.

Les quatre premiers points sont tirés de l’ouvrage « Histoire de l’Ecole à Gorron – cent ans d’histoire : 1866 – 1966 » (JC Jouvin).

Les compléments figurent dans les actes rédigés par Me Monsallier.

En 1910, le legs Brochard :

« Monsieur Joseph Alphonse Brochard propriétaire et Mme Eugénie Brault, son épouse, demeurant ensemble à Enghien les Bains (Seine et Oise) avenue de ceinture n° 6 se proposent de faire donation entre vifs à la ville de Gorron, de deux fermes leur appartenant, situées commune de Carelles.

L’une nommée la Liffrayère d’une contenance totale d’environ 17 hectares 22 ares.

Et l’autre nommée La Gilardière d’une contenance d’environ 11 hectares 43 ares cinq centiares. (…)

Que cette donation sera faite à la charge pour la ville de Gorron d’employer annuellement les revenus des immeubles donnés qui s’élèvent actuellement à 1 600 F par an, et qui s’élèveront à 1 800 F, avec les faisances, lors du décès du survivant des donations, ainsi qu’il est expliqué plus haut, comme suit jusqu’à due concurrence :

1)160 F pour continuer dans les quatre écoles communales des filles et des garçons de Carelles et Chailland le concours spécial d’instruction agricole, à savoir de 20 à chaque école pour la préparation du concours et 20 pour prix aux lauréats et un livret de 10 F et deux de cinq francs de la caisse nationale de retraite.

Illustration cliché Archives de la Mayenne.

A suivre…

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:30
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

Le curé Garnier de Lesbois (frère de Jean-Jacques Garnier)

Extraits des notes de Joseph Gougeon : « Mr René-François Garnier est né à Gorron au village de la haute-grange, le 3 mars 1742. (…) René-François fit ses études à Mayenne et à Paris. Il se trouvait au collège Louis Le Grand en 1764. L’année suivante, il devint l’hôte de la communauté des prêtres de Saint Laurent et c’est là qu’il fut ordonné prêtre en 1765. Par la protection de son compatriote Mr Le Crosnier (…) prêtre concordataire de Lesbois, Mr René-François Garnier fut, aussitôt après son ordination, nommé curé de St Germain de Laval, au diocèse de Sens… Mr Hairie étant venu à mourir, Mr Garnier obtint, en 1767, la cure de Lesbois. Il n’était donc guère âgé que de vingt-cinq ans quand il prit possession de cette cure, le 10 novembre 1767… Treize ans plus tard, mai 1780, Mr Garnier démissionnait comme curé de Lesbois pour la cure de Hercé

Dans sa nouvelle paroisse, Mr Garnier acquit et conserva toujours une heureuse influence sur les habitants de Hercé… Il fut délégué du clergé pour les Etats Généraux en 1789, refusa le serment schismatique en 1791, put rester dans sa paroisse jusqu’à la fin de juillet 1792. Arrêté alors, malgré ses infirmités, il fut conduit à Laval, écroué à la prison de Patience, puis transféré à Rambouillet en octobre 1793. Délivré en 1795, il put reprendre son ministère à Hercé. Mais bientôt la police qui le poursuivait comme bon à ramasser, l’arrêta de nouveau et l’enferma à Evron où il resta détenu jusqu’à la paix. Il rentra à Hercé en 1800. A l’époque du Concordat on lui offrit des cures plus importantes, mais inutilement. Mr Garnier voulut rester à Hercé où il est mort en fonction le 2 novembre 1805. »

Illustration : la « maison anglaise » qui aurait appartenu à la famille Garnier

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 09:32
Une bonne prise…

Un brochet mesurant près d’un mètre.

Article d’Ouest-Eclair (09/10/1943) – signalé par Claude.

Ouest-Eclair semblait être friand de ce genre d’exploit. Nous avons déjà fait état de pêches « miraculeuses ».

« Les frères Gobi, habitant rue du Pré, ont capturé lundi dernier, dans la Colmont, au lieu dit « Le moulin Neuf », un brochet mesurant près d’un mètre et pesant 11 livres. Tous nos compliments à ces habiles pêcheurs que M. Fauchard, président de la société de pêche, a tenu à récompenser personnellement pour cette destruction. »

Nous avons retrouvé un des frères Gobil ( ?) dans le recensement de 1936. Il s’agit de Marcel, maçon chez Gagionne, qui vivait alors avec son père Louis (maçon au chômage) et sa mère Eugénie, rue du Pré.

Le « Moulin Neuf » correspond à la scierie hydraulique Rousseau, rue du Pré.

Quant au président de l’association de pêche, Fauchard, il pourrait s’agir de René Fauchard qui va créer une usine de fabrication de chaussures militaires en 1937, rue des Sarrazins

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 09:29
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

Une double administration

Le territoire de l’ancienne paroisse et de la commune actuelle se caractérise par son appartenance à deux anciennes provinces : le Maine et la Normandie. La partie Maine comprenait le bourg et tout le sud de la paroisse. La partie Normandie comprenait tout le nord et le nord-est de la paroisse.

Cette caractéristique se retrouvera dans les différentes divisions administratives du territoire. Avant la Révolution : deux Généralités (pour la collecte des impôts) : Tours et Alençon ; deux Elections (subdivisions des Généralités) : Le Mans et Domfront, avec deux registres paroissiaux pour les actes de naissance, mariages, décès. Une seule Eglise mais deux cimetières…

Dès 1768, le curé Garnier de Lesbois demande la réunification de la paroisse (Maine et Normandie). Ce curé est le frère de Jean-Jacques Garnier, l’illustre Gorronnais dont nous parlons souvent dans le blog. La semaine prochaine nous évoquerons ce personnage plus en détail.

A suivre…

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:32
Le patronage à Gorron…

Un article d’Ouest-Eclair signalé par Claude

Nous avons plusieurs fois parlé sur le blog du patronage paroissial. Il date du début du 20e siècle (création de la Jeanne d’Arc). Il s’appelait alors Saint-Martin. Un article du 11 septembre 1943 nous donne des informations de son fonctionnement pendant la guerre.

« Au patronage Saint-Rémy de Gorron.

« Du 15 juillet au 15 septembre le patro réunit la majorité des enfants de Gorron dans un charmante propriété sur les bords de la Colmont. Les activités sont variées et adaptées à tous les âges : chants, grands jeux, concours entre équipes, grandes promenades de la journée dans les environs de Gorron (…) Pour récompenser les enfants de leur assiduité, une grande promenade de plusieurs jours a emmené petits et grands dans un coin sauvage du pays d’Auge. »

Si des visiteurs du blog ont le souvenir de ce patronage certains points seraient intéressants à préciser :

Pourquoi Saint-Rémy ? Dans les documents consultés il n’est pas fait état de cette appellation.

Quelle était cette propriété au bord de la Colmont ?

Certains jeux présentés, je les ai connus plus tard (dans les années 1950) :

Le « Grand jeu », pendant la colonie de vacances de Saint Pair sur Mer se déroulait sur trois jours (les équipes en compétition logeaient dans des granges de fermes). Le but du jeu consistait à prendre la « Vie » des adversaires (morceau de tissu placé dans le dos du joueur – coincé dans la ceinture) dans un « combat face à face ». Tout cela, bien sûr selon des règles strictes.

Les promenades d’une journée se déroulaient souvent à la chapelle Notre-Dame-du-Hec, dans la forêt de Mayenne.

D’autres souvenirs concernant le « patro » seraient les bienvenus… Je suis preneur.

Illustration : la photo illustrant l’article du journal est difficilement exploitable. Elle a été prise au même endroit que celle présentée ici (sur le côté de l’église).

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:27
Recueil de notes sur Lesbois (1898)…

Les origines

Comme pour beaucoup de petites agglomérations, des hypothèses sont faites sur leur origine qui s’inscrivent dans la christianisation de la Gaule romaine. C’est ainsi que l’auteur des notes évoque la mission de Saint Julien, premier évêque du Mans, au 3e siècle. L’officier chargé du gouvernement de la région « accueillit avec bonté le Saint Evêque du Mans, le combla d’honneurs et lui indiqua les bourgs ou lieux principaux où il le priait d’établir des Eglises. Parmi ces lieux que visita le premier Evêque du Mans, on cite Celsiacum (Céaucé) et Gauronnum (Gorron aujourd’hui). Il est très probable que les habitants de Lesbois eurent l’occasion d’entendre les prédications de Saint Julien. Peut-être même reçurent-ils chez eux le Saint Evêque à son passage de Gorrham à Celsiacum et le prièrent de bénir un édifice ou au moins une maison particulière devant servir provisoirement d’église pour la réunion des premiers chrétiens »

Dans son ouvrage, Gabriel Boullard (souvent cité sur ce blog) est plus que réservé sur cette hypothèse. Dans les documents dont parle le curé Gougeon l’agglomération Gauronnum ou Gorrham (il utilise les deux appellations) pourrait être, en réalité Gavronno, c'est-à-dire Jublains. L’origine de Gorron remontant aux temps apostoliques étant contestée, celle de Lesbois le serait d’autant plus.

L’origine du nom paraît plus plausible : il est fait état, dès le 13ème siècle, dans des vieux parchemins de l’Apud Lebesium (près de Lebesium) - 1211. Par déformations successives, le lieu est devenu Lesbois. Cette appellation à quelque chose à voir avec le terme actuel « bois ». Il est donc raisonnable de penser que le lieu se caractérisait pas son ouverture sur les grands bois qui bordaient la forêt de Passais.

A suivre…

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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