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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:32
Documents Garnier…

Election d’un conseiller général…

Une profession de foi d’un candidat dans le canton de Gorron aux élections cantonales du 12 août 1883. Il s’agit du renouvellement (par moitié) des conseillers généraux en France. Le conseiller général sortant est Xavier Eugène Maurice Leray, duc d’Abrantès. Nous parlons de la famille d’Abrantès dans les articles concernant le château du Bailleul.

Théophile Péan, propriétaire à Gorron, se présente, estimant que « les hautes fonctions qui tiennent éloigné, pendant toute l’année, le conseiller général actuel, ne lui avaient pas permis de les représenter à l’assemblée départementale ». Xavier Eugène Maurice Leray est, en effet, diplomate, secrétaire d’ambassade.

Théophile Péan ne sera pas élu puisqu’on retrouve en 1889, sous la plume de J. Leconte : « M. le duc d’Abrantès est réélu conseiller général (…) le nouveau pouvoir qualifie le duc d’Abrantès de réactionnaire ».

C’est sans doute pourquoi, dans sa profession de foi, Théophile Péan précise : « Mes opinions n’ont jamais varié, je suis et j’ai toujours été républicain. » se démarquant du duc peu favorable à la République. Compte-tenu des origines du duché d’Abrantès (voir les articles sur le château du Bailleul), le duc pourrait être bonapartiste.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:24
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…

Le pommeau de la canne

Si vous êtes allés sur le site de Robert Schwanengel vous avez pu constater que l’originalité de la technique consistait en un travail du cuivre sans découpe ni soudure.

L’artisan (on peut même dire l’artiste), part d’une feuille de cuivre et la met en forme progressivement. On voit cette feuille dans les illustrations et les transformations qui vont l’amener au pommeau de la canne.

Robert fait des recherches au niveau des techniques (je suppose) et des réalisations possibles dans son domaine d’activité. Il a constaté que sur le pommeau des bâtons de pèlerins étaient dessinés des motifs plus ou moins symboliques et il m’en proposa quelques-uns.

J’ai choisi la tête d’un golden retriever qui me rappelle mon chien qui, pendant douze années, m’a accompagné dans mes promenades journalières. Je ne pensais pas que Robert pouvait réaliser ce genre de chose. Il l’a fait et je le remercie vivement.

Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:21
Documents Garnier…

On nous écrit de Gorron en 1859 (fin)

A l’issue du comice lui-même, des festivités sont organisées dans la ville.

« On s’est rendu en corps à la salle de la Maison d’école, où un banquet de 84 couverts, préparés par les soins de MM. Les commissaires, attendait ceux qui avaient bien voulu participer à la fête du comice… »

En 1859, la Maison d’école se situait sur l’actuelle propriété sise 21 Boulevard Faverie.

« M. Tripier-Laubrière, Président (…) a pris ensuite l’engagement,, devant tous les agriculteurs, de leur continuer les leçons mensuelles d’agriculture, qu’il a commencées avec tant de zèle l’année dernière. »

Ce qui a présidé à la création des comices agricoles, c’est l’ambition d’améliorer les techniques agricoles et de les diffuser au plus grand nombre des agriculteurs.

« Les convives se sont levés et se sont rendus, musique en tête, entre deux haies formées par la compagnie des sapeurs-pompiers, au Champ-de-Foire, où des jeux variés ont constamment captivé l’attention des spectateurs jusqu’à six heures du soir. A huit heures, on tirait, au son des fanfares et aux applaudissements d’une foule immense, un joli feu d’artifice qui terminait dignement cette petite fête de famille. »

Les animations à l’occasion du comice sont devenues une tradition festive à Gorron au même titre que la foire annuelle (Foire Fleurie). Elles n’ont cessé de se développer à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Actuellement encore, des animations existent lors de cette période, même si le comice n’a plus lieu à Gorron.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:21
La ferme du Bois-Brault
La ferme du Bois-Brault

On nous écrit de Gorron en 1859 (suite)

Dans les différents prix attribués à des Gorronnais, nous relevons :

Pour les vaches : 1er prix, M. Leray, au Bailleul en Gorron. Il s’agit vraisemblablement d’Eugène Leray, propriétaire du château du Bailleul. Château du Bailleul qui, avec sa ferme, est situé sur la commune de Hercé et non de Gorron.

Pour les juments : 3ème prix, Recton, au Bois-Brault, en Gorron. La famille Recton a exploité le Boisbrault (ou le Bois-Brault) pendant au moins 35 ans du recensement de 1851 au recensement de 1886. Il s’agit d’Amand Rocton, fermier.

Et pour clore la distribution de prix, une catégorie originale : Prix pour filles et garçons de ferme qui sont restés le plus longtemps au service du même maître.

La première fille de ferme est restée 42 ans et 4 mois dans la même exploitation ; le premier garçon est resté 25 ans…

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:16
Une lignée de maçons…

Le dinandier

Robert Schwanengel a fait revivre le métier de Dinandier à Gorron. On peut suivre ses activités sur le blog : robdinandier.over-blog.com. Dernièrement, il a été invité, dans le cadre des ateliers mémoire de la retraite sportive gorronnaise, pour venir parler de sa passion et de ses réalisations.

Lors de cette présentation, il a évoqué son travail à partir des bâtons de pèlerin. Il a, notamment, présenté les pommeaux en cuivre de ces bâtons. J’ai alors eu l’idée de placer le même genre de pommeau sur ma propre canne. Le projet paraissait réalisable pour le dinandier.

C’est ainsi que la canne de Georges a retrouvé une seconde vie grâce au travail de Robert dont nous verrons la progression la semaine prochaine. En attendant, vous pouvez consultez le blog du dinandier qui vous donnera une idée du travail remarquable de cet amoureux des techniques anciennes.

Une lignée de maçons…
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:32
Le Champ de Foire.
Le Champ de Foire.

On nous écrit de Gorron…

L’expéditeur de la lettre au rédacteur du journal décrit, avec un certain lyrisme, la ferme qui a obtenu le premier prix pour « la culture des fermes ».

« Visitez les champs : vous verrez des planches faites avec une régularité comparable à la chaussée des routes les mieux entretenues. Visitez la prairie. Visitez le jardin : les allées sont bordées de gazon, et un rang de jolies fleurs émaille les bordures. Visitez la maison : toujours vous serez frappés de l’ordre, de la propreté et de la symétrie qui règnent partout. Donnez un coup d’œil aux instruments aratoires : vous remarquerez l’araire qui a servi à faire les belles planches que vous avez admirées, une herse Valcourt ; vous remarquerez surtout deux instruments inventés par Alexis Guerrier : l’un destiné à rayonner les choux, l’autre à les enterrer. »

La ferme (la Juhaire) si joliment décrite se trouve à Vieuvy selon l’article (écrit en 1859). Nous ne retrouvons pas cette ferme à Vieuvy en 1861, pas plus qu’Alexis Guerrier. Il existe bien une ferme nommée la Jaluère mais elle est tenue par la famille Courteille. On constate la même chose en 1856.

Par contre, pour le deuxième prix, il s’agit bien de Vital Coutard, laboureur/fermier et de sa femme, Hortence Lhuissier, à la ferme du Domaine en Gorron.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:28
Une lignée de maçons…

La canne de Georges

Aussi loin que remontent mes souvenirs, une canne en bois sculpté, rangée dans notre grenier, m’avait toujours intrigué. Il s’agissait d’un serpent enroulé autour du corps de la canne avec une poignée représentant une tête surmontée des signes de cartes à jouer (trèfle, carreau, cœur, pique). Plus tard, cette canne m’a fait penser à celle que les compagnons du devoir utilisaient au cours de leur tour de France.

Maçon, mon père n’a jamais été compagnon du devoir. Je n’ai jamais su, exactement s’il avait sculpté cette canne en imitant celle d’un compagnon croisé sur les chantiers, ou s’il l’avait tout simplement trouvée. Quoi qu’il en soit, la canne a disparu du grenier après le passage d’un brocanteur peu délicat qui, profitant de la faiblesse de mes parents vieillissant, était monté dans le grenier et avait « acheté » ce qui pouvait avoir quelque valeur comme objets anciens.

J’ai cru pendant assez longtemps que la canne avait fait partie du lot acquis pour quelques francs. Jusqu’au jour où, des travaux ayant été entrepris dans la maison familiale, je la retrouvai dans un petit hangar, cachée derrière des planches, au fond du jardin. Ma mère avait sans doute compris que le brocanteur n’était pas très honnête…

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 11:54
C'est avec cette carriole qu'étaient transportés les outils de l'entreprise...
C'est avec cette carriole qu'étaient transportés les outils de l'entreprise...

Grâce à Claude, nous avons appris que Jean-Marie Houtin était décédé à Mayenne le 02/03/1939. Son fils travaillera dans l’entreprise Gaggione dont nous avons parlé la semaine dernière. Quand cette entreprise fermera à la suite du décès d’André Gaggione, dans les années 1960, ce fils créera sa propre entreprise de maçonnerie.

Georges Jouvin

Ma famille, originaire d’Ernée, arrive donc en 1947 à Gorron. J’ai alors 7 mois. Nous habitons rue du Bignon, dans un appartement situé au-dessus de l’atelier de M. Chemin (bourrelier). Mon père, qui avait créé une entreprise de maçonnerie à Ernée, vient s’installer à Gorron en octobre 1947. L’entreprise artisanale fonctionnera jusqu’en juin 1950. Après la cessation d’activité, Georges Jouvin sera employé chez André Gaggione. Il y croisera le fils de Jean-Marie Houtin.

L’évocation de l’activité professionnelle de mon père, va m’amener à parler d’un objet dont la restauration toute récente me permettra de revenir sur l’initiative d’un Gorronnais qui a fait revivre un métier « le dinandier » dans la boutique de son beau-père dont nous avons parlé dans la rubrique « Gorron en cartes postales » : M. Bourdon, tonnelier, rue Magenta.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 11:52
Le Champ de Foire.
Le Champ de Foire.

On nous écrit de Gorron…

« Monsieur le rédacteur,

Permettez-moi d’avoir recours à la publicité de votre estimable journal pour transmettre à vos nombreux lecteurs quelques détails sur la fête de l’agriculture, qui a eu lieu dans la petite ville de Gorron le 18 septembre dernier… »

C’est dans les années 1830 que les comices agricoles, destinés au développement des outils, machines, techniques agricole… s’implanteront dans les communes françaises. A Gorron, le comice est créé dans les années 1850.

Le courrier envoyé au journal local, date du 28 octobre 1859. Il relate une manifestation agricole importante qui a eu lieu à Gorron et qui concernait tout l’arrondissement de Mayenne.

« L’exhibition des divers animaux offrait le coup d’œil le plus satisfaisant. On y remarquait bon nombre d’excellentes juments poulinières, et de très beaux taureaux. Mais ce qui attirait surtout l’attention, c’était un magnifique ensemble de vaches… »

Nous verrons la semaine prochaine, les agriculteurs distingués pour la qualité de leurs animaux ou la tenue de leur exploitation grâce au rapport établi par Auguste Le Marchant, secrétaire du comice. Un Gorronnais que nous connaissons sur le blog en tant que maire de Gorron.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 12:20
La rue du Pont de Hercé.
La rue du Pont de Hercé.

Jean-Marie Houtin

Le seize octobre 1889, Jean-Baptiste Houtin, journalier, 31 ans, vient déclarer la naissance de son fils, Jean-Marie né le 15 octobre à neuf heures du soir, à son domicile, au Pont de Hercé. La mère est Marie Lévêque, sans profession. 32 ans.

Deux témoins accompagnent le père : Constant Leblanc, maçon, 33 ans et François Lagoutte, sabotier, 30 ans. Ce Constant Leblanc est le fils de Louis Leblanc, maçon, et de Constance Dreux dont nous avons suivi la famille dans l’étude des maçons présents rue Jean-Jacques Garnier au 19e siècle (voir rubrique histoire de Gorron, un siècle d’histoire).

En 1936, Jean-Marie Houtin est maçon, employé Leblanc. Il habite rue Brochard-Brault avec sa femme Marie-Louise Cousin et ses enfants : Jean, Marie-Louise, Solange, Georgette, Madeleine.

Dans les années 1930, un cimentier originaire d’Italie, André Gaggione, va développer une importante « Entreprise Générale de Bâtiment et de Travaux Publics ». Cette entreprise va fragiliser les artisans maçons nombreux à Gorron dans la première moitié du 20e siècle. Mon père, Georges Jouvin, en 1947, va s’installer à Gorron, à la suite de Constant Leblanc…

Pour Nathalie : connaissez-vous le n° de la maison où habitait votre grand-mère rue Brochard-Brault ?

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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