Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 09:43

Echanges…

Le château du Bailleul de l’intérieur (2)

 

Cette troisième vidéo est tournée côté parc, sur la façade arrière du château. On peut y voir la passerelle qui permet d’enjamber le cours d’eau qui entoure la bâtisse. La façade est impressionnante par le nombre de fenêtres, donc de pièces. C’est ce nombre qui a amené un des anciens propriétaires à démolir une aile pour réduire son imposition reposant à l’époque sur les ouvertures des immeubles. Dans le parc, quelques arbres peuvent être remarqués : hêtre pourpre, catalpa….

 

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 08:37

 

Le château du Bailleul de l’intérieur (2)

 

Cette deuxième vidéo est tournée côté entrée du château. On y voit le portail, la chapelle (dont nous reparlerons plus tard) entourée d’arbres, avec les deux rangées de tilleuls taillés comme sur la carte postale ancienne datant de 1916 (ci-dessous). Cette partie du parc se situe devant la façade du château. Le portail d’entrée du parc est ouvert. Celui permettant d’accéder à la terrasse est fermé.

Echanges…
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 09:25
Echanges…

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

Et pourtant, Dieu devait être avec eux…

 

Rappel : les lettres reproduites dans cette rubrique venaient d’instituteurs publics. Ce qui explique le commentaire fait sur la couverture du fascicule (Mes prières et mes chants de soldat) qui circulait, impunément dans les tranchées.

L’Eglise française (ce qui devait être la même chose en Allemagne) se chargeait de l’atmosphère morale où il faut être pour bien mourir. Apparemment, plus que les conditions atroces, les souffrances et les dangers où se trouvaient les soldats, seul le salut de leur âme semblait compter pour l’Eglise.

Cela ne devait pas être l’avis des prêtres qui, eux-mêmes, se retrouvaient au front avec les poilus.

 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 16:56

 

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

Et la mort était au bout…

 

Nous avons vu, grâce à Gabriel, que les poilus pouvaient s’accommoder de leurs conditions de vie très pénibles dans les tranchées. Et quand ils les quittaient c’était parfois pour être confrontés à des dangers encore plus grands.

L’annonce du décès d’un soldat nous donne une idée de leur état d’esprit à l’époque :

« Mon cher ami,

Je m’excuse de venir t’apporter une bien triste nouvelle, mon bon ami Georget n’est plus : il a été tué mardi dernier 13 avril vers trois heures de l’après-midi. (…) Il m’écrivait le 2 avril qu’il avait quitté Braquis : « Nous avons dit adieu à nos chères tranchées le 1er avril, me disait-il, et depuis deux jours nous sommes sur le trimard. Où allons-nous ? au repos ? au combat ? Cette dernière alternative me sourit davantage que la première. Nous avons tous hâte de frapper un grand coup et d’en finir avec cette vie. » Moi je t’avoue, mon cher ami, que je regrette ma tranchée, que j’avais le cœur serré en l’évacuant. (…) J’y ai passé de si bonnes et si terribles heures. »

 

Partager cet article
Repost0
24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 16:21

 

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

La lettre de Gabriel

 

Pour terminer, Gabriel revient sur la nourriture et l’hygiène qui laissent à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire, dans les tranchées

« A ce genre de vie, les figures deviennent plus maigres, les yeux plus brillants et plus creux, le ventre plat. Qu’importe ! Nous nous habituons à ce genre d’existence. L’eau manque aussi comme boisson. (…) Quant aux soins de propreté, ils sont réduits à leur plus simple expression. Nous ne nous lavons ni la figure, ni les mains qui, certes, ne sont pas blanches, après notre travail de terrassement. »

Malgré ces conditions, Gabriel s’habitue à sa tranchée et nous verrons plus tard qu’il sera triste de la quitter pour d’ailleurs trouver la mort.

« Malgré tout, nous restons calmes, même gais et toujours confiants. »

Est-ce un effet de la censure ou du tempérament très optimiste du poilu ?

Partager cet article
Repost0
16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 17:27

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

La lettre de Gabriel

 

En ce qui concerne la nourriture et le sommeil, Gabriel ne cherche plus à faire de l’humour. Il faut d’abord aller la chercher au risque de se faire abattre par l’ennemi et la ramener aux soldats.

« Nous partons à la nuit, sans bruit, longeant la route à la queue leu leu, derrière les tranchées des compagnies voisines (…) Nous touchons le pain (une demi-boule par homme), la soupe bien chaude  et la viande puis, en route pour les tranchées. (…) Il faut réveiller quand ils dorment les camarades pour leur distribuer un quart de soupe froide (elle a eu le temps de refroidir), un petit bout de bidoche et le pain. »

Quant au sommeil, il est bien souvent perturbé.

« La nuit, nous ne sommes guère tranquilles. Une sentinelle entend-elle du bruit ? Voit-elle ou croit-elle voir quelque chose remuer ? Un coup de feu part et alors c’est pendant une demi-heure, une heure, une fusillade sur tout le front, sans savoir où l’on tire. »

 

Partager cet article
Repost0
10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 08:53
Echanges…

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

La lettre de Gabriel

 

Avec un sang-froid étonnant, Gabriel évoque des moments de calme, de jeux, et, en même temps, des dangers continuels. Il nous parle ici de l’aviation, nouveau matériel dans cette guerre.

« Nous regardons aussi les avions qui viennent nous repérer et chercher la place de nos batteries. Inutile de tirer sur ces « taules » qui volent très haut,  nous ne ferions qu’indiquer notre place. »

Il parle ensuite d’un jeu de cartes auquel il semble accorder autant d’importance qu’à ces avions.

« Nous jouons aux cartes, oui mon vieux, rien de plus intéressant qu’une manille à l’enchère dans les tranchées ! Pierre P., toujours ingénieux, a découpé du papier à lettres et sur les trente-deux petites feuilles il a crayonné artistement un jeu complet. »

Plutôt fataliste, il précise que les parties de cartes peuvent être interrompues : « au moment de couper ou de faire monter, un long sifflement nous coupe la parole et nous rejette chacun dans notre trou. », puis la partie « reprendra de plus belle ». Arrive alors cette réflexion désabusée : « Crois-tu que l’on ne se fait pas à tout, même à la misère ? »

Partager cet article
Repost0
3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 09:39

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

La lettre de Gabriel

 

Dans le récit de Gabriel un contraste surprend : la monotonie, l’ennui, une impression de normalité et, en même temps, le danger toujours très proche. Nous le voyons dans cet épisode concernant les vaches dans la prairie.

« Près de nous, dans un vallonnement, il y a des vaches que, d’ailleurs, nous trayons au petit jour. Ce point est surtout visé par les Allemands qui croient que nous avons là un chemin de communication avec le reste du régiment. Pauvres vaches ! Elles ont souvent la visite des marmites. Alors elles se sauvent, piquant un pas de gymnastique pour revenir presque immédiatement à leur point de départ. »

Nous le voyons aussi dans la scène de la pipe fumée tranquillement mais dont l’allumage, lui, est plus compliqué.

« Nous fumons tout en songeant, et ma pipe est ma grande amie. Pourvu que le tabac ne manque pas ! C’est tout un problème pour se trouver du feu, car nous n’avons guère d’allumettes et nous les ménageons précieusement. Dès qu’un camarade fume dans la tranchée à trente ou quarante mètres de nous, un homme rampe vers lui, allume sa pipe ou sa cigarette puis revient, toujours à quatre pattes, en communiquant du feu aux voisins. »

 

Partager cet article
Repost0
27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 11:43
Echanges…

 

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

La lettre de Gabriel

 

L’installation : « Nous avons commencé à creuser dans le fossé le trou qui nous abritera et sera à la fois notre salle à manger, notre chambre à coucher, notre salon de réception, notre cabinet de toilette, puis bientôt nos WC quand nous ne pourrons plus sortir. (…) Tous les jours, nous agrandissons notre maison et l’aménageons plus confortablement. Mieux de confort moderne ! »

Gabriel a de l’humour malgré la situation de guerre.  « Il ne faut pas se montrer, ou gare à la volée d’obus ». Il décrit en détail le trou personnel qu’il s’est aménagé et dans lequel il a placé de la paille et de l’avoine. Le seul inconvénient, c’est qu’il est un peu grand (1, 72 m) et « il ne reste comme zone dangereuse la pointe des fesses trop volumineuse et les pieds trop grands ».

Les journées peuvent être longues et les soldats « songent » : « à la famille inquiète, là-bas, dans la Mayenne, à la ferme, à l’atelier, à l’école, aux amis. Nous causons avec les voisins de tranchée., nous parlons du pays, de la guerre… ». Ils s’intéressent aussi aux obus qu’ils connaissent bien : « nous distinguons immédiatement si c’est pour nous (…) nous faisons les tortues avec nos sacs et le nez en  la terre. »

Partager cet article
Repost0
13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 12:04
Echanges…
Echanges…

 

Exposition du 17 et 18 mars à Gorron

 

Lorsque Patrick Picot présente son impressionnante collection sur la Grand Guerre, il précise qu’il n’est pas pour autant militariste. Quand j’ai moi-même réalisé une modeste recherche sur les Gorronnais morts pendant cette guerre mon objectif était tout autant d’honorer la mémoire des morts que de dénoncer l’horreur de cette monstrueuse boucherie.

La passion de Patrick a eu pour origine une valise confiée par son grand-père contenant un uniforme et des documents conservés confidentiellement pendant de nombreuses années. Ce « don » a produit son effet et a permis d’entretenir la mémoire de ce moment historique important. Mais, au-delà de ce thème, le collectionneur s’est intéressé à beaucoup d’autres choses.

Une pièce de ses collections m’a particulièrement intéressé. Il s’agit d’un fusil offert par le roi Louis XVIII à un ancêtre de Patrick qui a combattu dans « les armées royales de l’Ouest » en récompense de sa fidélité à la royauté. Là encore, syndicalistes à la Fédération de l’Education Nationale en Mayenne (dont Patrick a été longtemps responsable), on ne peut pas dire que notre goût pour le patrimoine corresponde à un attachement particulier à la chouannerie et aux guerres de Vendée.

Echanges…
Echanges…
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche