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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 12:09
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

Paris, juin / juillet 1796 – neveu.

Jean-Jacques Garnier confirme son installation presque permanente près de la famille de Mesmes à Bougival. Il se rend de moins en moins souvent à pied à Paris.

« Je ne suis pas à Paris (11 juin 1796) ; je n’y viens passer un jour ou deux tous les trois mois que pour payer le terme de ma location et recevoir ce qui peut m’être dû et cela se réduit à si peu de chose, grâce au papier monnaie, qu’il ne suffirait pas pour fournir à la dépense d’une semaine. Je suis donc obligé de vivre à la campagne chez des amis qui paraissent n’être pas fâchés de m’avoir et à qui je tâche d’être le moins à charge qu’il m’est possible ».

Son neveu a quitté l’hôpital militaire d’Alençon pour celui de Rouen après un passage par Bayeux. Il continue ses études tout en exerçant. Son projet de poursuivre sa formation à Paris est pour l’instant suspendu.

« car pour ta place de Louis le Grand tu n’y dois plus y compter. Après t’avoir tourmenté pour faire et refaire ton certificat j’ai fini par n’en faire aucun usage »

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 12:04
Gorron en cartes postales...

L’entreprise Monnier

La publicité : deux cartes postales publicitaires nous montrent le développement de l’entreprise. Elle représente prioritairement le magasin construit en 1933.

« Les années vingt, l’activité industrielle et commerciale était bonne. L’optimisme régnait dans la population (…) Mon père entreprit en 1933 de construire un grand magasin touchant la maison d’habitation et à proximité de la rivière qu’enjambe un magnifique pont construit en pierre sous Napoléon III (…) Le magasin se terminait avec une façade composée de six grandes baies cintrées dans le haut (…) L’entourage de ces baies en brique rouge contrastait favorablement avec l’enduit beige du mur. Architecture de style Napoléon III. »

A noter sur une des cartes, les numéros des immeubles : Les établissements J. Monnier & et fils, 42 rue de Bretagne (qui correspond au magasin principal actuel)… Bureaux et usine, 33-35, rue de Bretagne (qui correspondent au second magasin relié au premier par la passerelle – autrefois carrosserie Liger - et à l’immeuble précédent).

Gorron en cartes postales...
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 12:00
Un siècle d’histoire…

La Grange

1876 : la Grange est recensée avec les fermes et hameaux.

Géhant François (fermier) ; veuve Leblanc (Marie Lecomte, SP) ; Papouin Charles (cantonnier) ; Barbé Eugène (conducteur des travaux Ponts et Chaussées).

1881 : idem

Buchard Jean (tisserand) ; Portais Emmanuel (journalier) ; Gehan François (fermier lboureur) ; Brochard Alphonse (propriétaire).

1886 : idem

Brochard Alphonse (rentier) ; Géhan François (cultivateur) ; Portais Emmanuel (cultivateur).

Il est probable que la maison familiale de la famille Garnier ait été occupée par Brochard Alphonse à la suite d’Eugène Barbé. La ferme est toujours tenue par la famille Géhan.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:57
Vers l’an 2 000…

Le développement des associations

Le foyer des travailleurs du CAT

Ouvert le 16 janvier 1984, route de Saint-Etienne, dans le cadre de l’Association Nord Ouest Mayenne des Parents et Amis d’Enfants Inadaptés, ce foyer accueillera les ouvriers du CAT (Centre d’Aide par le Travail) de Gorron et d’autres jeunes placés dans le monde du travail à la sortie du CAT ou d’autres établissements spécialisés.

Il assure « l’hébergement, la protection, l’épanouissement et l’organisation de tout ce qui concerne la vie du pensionnaire avec son active participation ». Il est mixte et peut accueillir 24 personnes.

Globalement, le CAT est un établissement médico-social. En plus du personnel éducatif, des spécialistes interviennent chaque semaine : médecin psychiatre, rééducateur en psychomotricité.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:52
La vanne régulant le débit de l'eau.

La vanne régulant le débit de l'eau.

Emplacement de la roue.
Emplacement de la roue.

De la famille Ruault à la famille Leray.

Marie Ruault, vend le moulin à Edouard Ruault, son frère, et Marie (Letissier) en 1840, au décès de leur mère Marie Gallienne.

Marie Letissier, veuve d’Edouard Ruault, épouse Victor Portais. Il leur revient le moulin lors de la séparation des biens de la succession d’Edouard Ruault entre ses fils et leur mère en 1852.

Les époux Leray, le 17 mai 1876, ont acquis : le moulin du Pré ou Moulin Neuf, un pré attenant en partie, la friche du moulin ou friche Perret, situés rue du Pré à Gorron vendus par les héritiers du couple Victor Portais/Marie Letissier.

A noter que l’une des bénéficiaires de la succession est Emilie Ruault, sœur de St Vincent de Paul, demeurant à Alexandrie (Egypte). Elle a donc participé à la fondation de l’hôpital puis de l’école créés par ces religieuses vers le milieu du 19e siècle en Egypte. Il s’agit vraisemblablement d’Amélie Ruault recensée en 1851 (née en 1840) au moulin de l’actuelle rue Jean-Jacques Garnier, fille d’Edouard Ruault et de Marie Letissier, remariée à l’époque avec Victor Portais.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:50
Patrimoine gorronnais…

La forteresse

En ce qui concerne le château de Gorron, plusieurs hypothèses ont été posées. Si celle remontant à un prince Breton du 9ème siècle (Gurham ou Gurwan), par exemple, est séduisante, les premiers documents authentiques faisant état du château ne datent que du 11ème siècle. Il convient donc d’être prudent. Il suffira d’avancer qu’à la fin du 11ème siècle Gorron était vraisemblablement une petite agglomération fortifiée qui a connu les guerres territoriales de l’époque, passant, au gré de l’issue des batailles, sous la domination anglaise, normande ou française.

Un aveu de 1404 nous apprend qu’il est déjà en ruines à cette date. Si au temps de la domination anglo-normande il a pu accueillir des rois illustres comme Henri II et Richard Cœur de Lion, deux siècles plus tard, les seigneurs de Gorron (qui n’habitaient pas nécessairement la ville), ne résidaient plus dans le château dont il ne restait que l’emplacement.

Des maisons ont alors été construites sur cet emplacement. Celle notamment du lieutenant du bailli de Gorron (Julien Largerie). Elle sera appelée le Château St Michel. Il est vraisemblable que la parcelle nommée « le Château » sur le cadastre de 1832 (située rue du château) corresponde à cette construction. Il y reste encore des murs très anciens qui ont pu servir de fondations à la tour de construction plus récente qui existe actuellement sur cette parcelle.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:46
Le Champ des Martyrs…

Autre événement structurant le récit…

Bien qu’il s’agisse d’un événement qui, chronologiquement se situe bien après l’expédition des Huguenots contre Gorron, une autre histoire relatée par G. Boullard va constituer un des piliers du roman en cours.

« Dans le tome IV du Dictionnaire Historique de la Mayenne, de M. l’abbé Angot, (…) on lit une phrase bien de nature à piquer la curiosité :

« si tout n’est pas de pure imagination dans l’aventure des bourgeois de Gorron partis en guerre, curé en tête, contre le stathouder de Hollande, Guillaume d’Orange, qui menaçait la France d’une invasion, l’expédition racontée dans une pièce héroïco-comique par un élève du Petit-Séminaire de Mayenne (Victor David) aurait eu pour chef François de Pennard, curé de 1684 à 1692 ».

Disons tout de suite que cette aventure, ou plutôt cette expédition, n’a point été inventée par le poète qui l’a mise en vers. Elle est très réelle. »

La semaine prochaine, nous verrons cette histoire relatée par un contemporain de l’aventure…

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:42
La Pierre Tournante…

A la recherche de la Belle Humeur

Il pourrait s’ennuyer s’il n’y avait les livres. Et cette curieuse passion pour le savoir qui parfois l’étouffait un peu. Les affaires municipales lui prenaient peu de temps. Elles lui coûtaient souvent. Et pourtant il passait des journées entières à la mairie. On supposait qu’il se dévouait pour la Commune. En réalité, il traquait, dans les archives mal rangées, des connaissances inutiles sur le passé de la ville. Une piste s’ouvrait, il était survolté. Mais s’il allait trop vite et s’embourbait, la raideur de la nuque finissait par le fatiguer.

De la même façon, son obsession de la « Belle Humeur » parfois le transportait. Pourquoi les actes les plus humbles, certaines fois, le remplissaient d’une joie paisible ? Et, quelque temps après, pouvaient devenir désespérants. Il recherchait les signes. Il expérimentait. S’obligeant à pratiquer, au mauvais moment, ce qui avait peut-être déclenché la « Belle Humeur » quelque temps auparavant. Cela marchait parfois. Mais n’était-ce pas déjà en germe à ce moment même où il avait décidé d’exercer sa volonté. Cette recherche obsessionnelle du commencement pouvait déclencher une boucle infernale. Elle l’épuisait. Et puis il en ressortait, persuadé d’être près de la clé.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:38
Note de lecture...

« Eden utopie » (Fabrice Himbert)

Entre le roman et le récit. Des histoires de familles. Pour une partie dans les années 1960/1970. Un auteur dont l’écriture est à la fois simple et dense. Tout était réuni pour me plaire. Et je n’ai pas été déçu. J’y ai croisé une communauté sociale (la Fraternité) autour d’un temple protestant. Des figures connues : Lionel Jospin, Sorj Chalandon, Robert Linhart… Et on y parle beaucoup de l’ouvrage monumental « Génération – Hamon et Rotman» dans lequel je me suis plongé plusieurs fois avec plaisir.

Au-delà du contexte qui correspond à ma propre jeunesse, l’analyse du parcours des membres de deux familles issues d’un socle commun (cette communauté idéalisée), et ayant donné vie à des enfants aux trajectoires personnelles parfois très divergentes, m’a passionné. Comment gérer l’adaptation au réel ? S’y soumettre, tenter de le transformer ?

Eternel dilemme… Et, face à ce poids du réel, réussir une adaptation équilibrée, sans reniement pouvant altérer l’image de soi, sans délire ruinant cette adaptation… Les années 1970 ont posé ce problème à beaucoup de jeunes militants de l’époque. Passionnant…

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 11:29

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1796 - soeur…
  • Gorron en cartes postales : l’entreprise Monnier (les ateliers)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la Grange…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : le développement des associations

Catégorie échanges :

  • Patrimoine historique : les chapelles…
  • Le moulin du Pré : la famille Ruault…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : la maison de Simonin
  • Le Champ des Martyrs : les exactions des Huguenots…

Catégorie point de vue :

  • Conseil municipal : 24/09/2015 (situation financière)…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (43ème/2015)...

La fabrique de meubles Monnier n’a cessé de se développer au cours de la seconde moitié du 19e siècle. Plusieurs cartes postales illustrent ce développement. On y voit les bâtiments qui s’étendent le long de la rivière (dans le Pré Patois). Actuellement, ces bâtiments sont occupés par diverses activités économiques gorronnaises.

Actualité de la semaine (43ème/2015)...
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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