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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:32
Documents Garnier…

Election d’un conseiller général…

Une profession de foi d’un candidat dans le canton de Gorron aux élections cantonales du 12 août 1883. Il s’agit du renouvellement (par moitié) des conseillers généraux en France. Le conseiller général sortant est Xavier Eugène Maurice Leray, duc d’Abrantès. Nous parlons de la famille d’Abrantès dans les articles concernant le château du Bailleul.

Théophile Péan, propriétaire à Gorron, se présente, estimant que « les hautes fonctions qui tiennent éloigné, pendant toute l’année, le conseiller général actuel, ne lui avaient pas permis de les représenter à l’assemblée départementale ». Xavier Eugène Maurice Leray est, en effet, diplomate, secrétaire d’ambassade.

Théophile Péan ne sera pas élu puisqu’on retrouve en 1889, sous la plume de J. Leconte : « M. le duc d’Abrantès est réélu conseiller général (…) le nouveau pouvoir qualifie le duc d’Abrantès de réactionnaire ».

C’est sans doute pourquoi, dans sa profession de foi, Théophile Péan précise : « Mes opinions n’ont jamais varié, je suis et j’ai toujours été républicain. » se démarquant du duc peu favorable à la République. Compte-tenu des origines du duché d’Abrantès (voir les articles sur le château du Bailleul), le duc pourrait être bonapartiste.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:30
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Les impôts à Gorron avant la Révolution

La gabelle (suite)

Les pauvres pratiquent la contrebande (avec la Bretagne proche). La lutte contre la contrebande occasionne des frais supérieurs au montant même de l’impôt.

Outre les frais engendrés par l’entretien des employés de la gabelle, ces derniers sont dénoncés pour un ensemble d’exactions qui exaspèrent les villageois (rixes, insultes, spoliation…).

Les peines encourues par les contrebandiers - fausauniers - (des mois d’emprisonnement dans la prison d’Ernée dans des conditions effroyables) entraînent des frais et déclenchent des épidémies (dysenteries, fièvres malignes) au retour des prisonniers dans leur paroisse.

Les enfants des ménages pauvres participent à la contrebande (en utilisant des chiens). Ils ne sont pas alors « formés au travail » et deviennent des « citoyens corrompus et nuisibles à la société ».

C’est ainsi qu’il est proposé la transformation de la gabelle en un « impôt par tête sur chaque contribuable qui équivaudrait à la juste finance qui en revient au trésor royal. » laissant ainsi libre l’achat et la vente du sel « si nécessaire à la vie ».

Nous retrouvons dans les exactions relatées par les rédacteurs des cahiers de doléances des situations étonnamment « modernes ». Pour accuser un commerçant de contrebande, les gabelous auraient caché dans ses bagages un sachet de sel et l’auraient conduit à la prison d’Ernée. En chemin, ils l’auraient rançonné pour éviter l’incarcération.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:25
Gorron en cartes postales…

Nous sommes toujours dans la partie nord de la place du Général Barrabé, recensée au 19e siècle comme rue Magenta. Nous avons évoqué, la semaine dernière, le salon de coiffure. Nous nous arrêterons cette semaine à l’hôtel. Les prises de vue sont, cette fois, inversées par rapport aux dernières cartes postales.

268. – GORRON (Mayenne). – Place du Général Baradé Le Guillochet, édit-phot. , Gorron

Toujours quelques petits problèmes d’orthographe : Baradé / Barabé au lieu de Barrabé.

L’hôtel de France. Bien que l’enseigne ne soit pas complète, nous voyons que cet hôtel est tenu par la famille Hodebert. Il est d’ailleurs vraisemblable que l’homme debout devant la porte sur la première carte postale et celui assis sur le banc avec un enfant sur les genoux et qui lit un journal, sur la seconde, soit François Hodebert (hôtelier), marié à Maria Betton. En 1906, sur les listes de recensement de la rue Magenta, ils vivent avec leurs fils, Louis et Marcel. Ces deux fils mourront, au cours de la guerre 1914/1918. Louis, à 22 ans, le 22 mai 1918 ; Marcel, à 20 ans, le 25 octobre 1918. Il est possible que l’enfant sur les genoux soit un de ces fils.

Suivant l’hôtel de France, une boutique : Rossignol Thault dont nous reparlerons la semaine prochaine.

251. – GORRON. – Place du Général Barabé Le Guillochet, édit-phot. , Gorron

Gorron en cartes postales…
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:22
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Comme annoncé la semaine dernière, nous allons remonter de 1906 à 1846 en essayant de repérer les résidents des trois immeubles retenus. Pour la partie « rue Magenta » (voir la rubrique Gorron en cartes postales) nous ferons de même avec les immeubles repérables à partir de l’immeuble Barrabé.

1901

Dans l’immeuble Barrabé sont recensés deux familles : Alphonse Barré (pharmacien) et Célina Barrabé (sans profession). Dans l’immeuble contigüe, deux familles : Lesaint Eugène (sans profession) et Lesaint Henri (coiffeur), le fils. Dans l’immeuble suivant, François Hodebert est recensé comme débitant.

Donc : Alphonse Barré et Célina Barrabé

Dans l’immeuble Penloup, vraisemblablement Emile Derieux (maître d’hôtel), rue du Maine, à la place d’Auguste Legrand recensé en 1906.

Donc : Auguste Legrand / Emile Derieux.

Dans l’immeuble Gourdelier, on retrouve Henri Lecomte (ferblantier), rue Jean-Jacques Garnier.

Donc Henri Lecomte.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:19
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

Rappel : l’objectif est de tenter de repérer les familles dont l’origine gorronnaise est le plus anciennement attestée. Le code utilisé a été défini dans les articles précédents. La recherche se fait à partir du recensement de 1906, quartier par quartier.

Quartier de la Pierre-Pichard

Rue Jean-Jacques Garnier : A : 30 ; B : 19 ; C : 33

Outre le nombre important de familles dans cette rue, l’hypothèse formulée la semaine dernière semble se vérifier : la rue Jean-Jacques Garnier étant une rue ancienne de Gorron, la proportion des familles originaires de Gorron (A) est plus forte que celle des rues plus récentes étudiées la semaine dernière.

Rue de la Montée : A : 1 ; B : 0 ; C : 0.

Une seule famille recensée rue de la Montée paraît bizarre. D’autant plus qu’il semble s’agir d’un hôtel dont je ne situe pas bien l’emplacement. Si Claude peut nous renseigner, nous le remercions à l’avance.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:15
L'allée du château.
L'allée du château.

César Ledauphin-Blinière, maire de Gorron

LEDAUPHIN-BLINIERE César (1821 – 1851) : 1er acte signé : 23 juin 1821 ; dernier acte : 30 décembre 1851.

Ancien Président du tribunal de 1ère instance à Segré, département du Maine et Loire, il demeurait à Segré avant d’acheter le château du Bailleul (Hercé) en 1817 et de devenir « propriétaire agriculteur ».

En 1821, il est nommé maire de Gorron et pour cela a dû louer un local dans la ville. Il habitait, en effet sur la commune de Hercé. Il restera maire pendant 29 ans et sera, en même temps, élu conseiller général en 1839. Il est mort le 20 avril 1852 à Hercé.

Dans un document concernant l’histoire du château du Bailleul, on apprend qu’il a dû démissionner en 1815 pour des raisons politiques. Il transformera considérablement le château : il détruisit les restes de l’ancien château et fit rebâtir le château dans le style empire, ainsi que la chapelle Saint Roch.

Cette chapelle qu’on peut voir dans l’enceinte actuelle de la propriété, abriterait des tombeaux dont celui de son père Jean-François Le Dauphin des Tesnières.

Ephémérides

1710

Un orage si violent et retentissant, a duré plus d’une journée. Au cours de cette journée, la foudre tomba vers les Ponts neufs. Ces éphémérides, rapportées par G. Boullard, sont essentiellement tirées du livre familial de Mathieu Le Boullenger rédigé dans les années 1710. Il est surprenant qu’on utilise le nom Les Ponts neufs. Ces ponts, situés dans le bas de la rue Jean-Jacques Garnier actuelle me semblaient être beaucoup plus récents.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:09
Mes expositions…
Mes expositions…

Métiers anciens à Gorron.

L’histoire de l’école présentée la semaine dernière m’a amené à consulter les travaux déjà réalisés sur l’histoire de Gorron par mes prédécesseurs, historiens amateurs comme moi. J’ai eu aussi l’occasion de consulter les archives municipales (registres des délibérations, listes des recensements de la population). Ces sources ont montré que beaucoup restait à faire en matière d’histoire de la ville et, notamment, pour la période correspondant à la seconde moitié du 19e siècle.

Je me suis intéressé à l’évolution des métiers au 19e siècle. Cela m’a permis de réunir d’anciens outils, d’anciennes machines, et de les présenter avec les noms et adresses des Gorronnais qui les utilisaient. L’exposition a été organisée dans la salle de l’Amicale Laïque Gorronnaise, rue de Normandie.

Mes expositions…
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:05
La Pierre Tournante…

Des points de vue divergents

Simonin avait pris soin de recopier, en plusieurs exemplaires, le tableau élaboré après la lecture du brouillon de Rouillard. Il y jetait encore quelques coups d’œil quand il déboucha de la place du Marché au chanvre. Dans quelques secondes, il serait à la gendarmerie.

Le médecin était déjà arrivé. Il avait retravaillé avec le maréchal des logis le procès- verbal de façon à le rendre cohérent avec son propre compte-rendu. Il s’interrogeait, par moments, à propos de la démarche du maire. Que voulait-il ? Que cherchait-il ? Et surtout comment un personnage aussi insignifiant pouvait-il avoir l’audace de remettre en cause son travail, voire ses compétences.

Gaspard commençait à être un peu inquiet. Bien sûr, il obéissait à Hyppolite Delacourt. Il connaissait tellement de personnes haut-placées dans la magistrature. Mais un maire, ce n’était pas n’importe qui non plus. Et puis, même s’il savait que les relations de Simonin avec son beau-père n’étaient pas bonnes, il était quand même allié à la famille Péan. Et cette famille, depuis des décennies dans la ville, c’était quelque chose !

Après avoir salué le gendarme et le médecin, Simonin leur tendit ses documents pendant qu’il prenait connaissance du procès-verbal remanié du gendarme et le compte-rendu du médecin. Rien sur le fond n’avait changé. Il s’amusait à repérer les tournures un peu boursouflées d’Hyppolite contrastant avec les formules stéréotypées de la gendarmerie. Ainsi ils avaient, à nouveau, travaillé ensemble de façon à ce que les deux documents puissent concorder. Discrètement, il jetait un coup d’œil aux deux hommes. Gaspard était de plus en plus rouge et transpirait. Le médecin avait blanchi et ses narines se pinçaient.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:02
Note de lecture…

« Manderley for ever » (Tatiana de Rosnay)

Une biographie de Daphné du Maurier. Avant cette lecture, je n’aurais pu situer l’œuvre de cette anglaise dont le nom m’était pourtant bien connu. Je n’avais rien lu de l’auteur de la biographie : Tatiana de Rosnay. Son écriture est agréable, légère, avec tout de même pas mal de clichés un peu gênants du type : elle est « ivre de joie », « ivre d’amour …».

Quant à Daphné du Maurier, elle ne m’a guère paru sympathique. Son milieu, sa situation (riche anglaise, oisive avant d’écrire), sa personnalité égocentrique… Par contre, la place de la littérature dans sa vie, les processus de création, son amour pour les maisons, les côtes de Cornouailles, tout cela m’a intéressé. Le mérite de cette biographie est de donner envie de lire l’écrivaine et notamment son fameux bestseller : « Rébecca ».

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 13:01

Vous trouverez cette semaine (11ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : la gabelle (1)…
  • Gorron en cartes postales : le coiffeur
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers (suite)…
  • La population Gorronnaise : l’origine géographique des familles (suite)
  • Le château du Bailleul : César Ledauphin-Blinière…

Catégorie échanges :

  • Une lignée de maçons : le pommeau de la canne…
  • Document Garnier : le comice, la fête…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : la révolte de Simonin…

Mes expositions :

  • L’histoire de l’école à Gorron : photos et classe ancienne…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (11ème/2016)...

La partie nord de la place du Général Barrabé (autrefois place des Quatre Piliers), recensée rue Magenta au début du 20e siècle. A l’époque, on y trouvait une pharmacie, un café, un salon de coiffure, un hôtel (voir « Gorron en cartes postales » sur le blog).

Actualité de la semaine (11ème/2016)...
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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