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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:50
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Les impôts à Gorron avant la Révolution

Les aides

Il s’agit d’impôts indirects portant sur les boissons alcoolisées, notamment le vin.

Elles seraient collectées à Gorron par un receveur et deux commis aux aides.

Les dîmes

Des prélèvements sur les récoltes qui servent à l’entretien des curés et des besoins de l’église. A Gorron, mis à part le curé, il y a des bénéficiaires de dîmes qui n’habitent pas la paroisse et dont la perception est affermée à des particuliers.

Les taxes entravant le commerce

D’une province à l’autre, le transport et le commerce des denrées sont soumis à un nombre importants de prélèvements.

Gorron est proche de la Bretagne et de la Normandie. Outre l’état des routes, les « droits des bureaux barrières et billets à caution (…) bureaux des aides, droit d’entrée, courtiers jaugeurs… » ; « fermiers des domaines, droits de contrôle (…) rachats et autres droits de ferme générale. »

Le centième denier

Taxe portant sur les échanges (1% du montant de la transaction).

Le franc-fief

Droit dû au Roi par les roturiers propriétaires de biens nobles.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:42
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

GORRON (Mayenne). - Place du Général Barrabé et route d’Ambrières. Hamel – Jallier et Cie.

Cette partie nord de la place du Général Barrabé (longtemps rue Magenta) a aussi été appelé route d’Ambrières en prolongement de la rue qui menait au Champ de Foire puis dans la direction d’Ambrières. C’est la rue Corbeau-Paris actuelle.

A coté de la pharmacie et de l’immeuble Barrabé dont nous avons parlé la semaine dernière, nous distinguons un portail métallique qui est bien visible sur la carte postale plus récente ci-contre. A cet endroit se tenait un café, le café Bara, du nom d’Anatole Bara, recensé en 1906 comme cafetier, avec sa femme, Marie Lambert, rue Magenta.

Sur l’illustration ci-dessous (malheureusement de mauvaise qualité), reprise d’un livret réalisé par Joseph Lecomte sur les cafés de Gorron, on aperçoit, de gauche à droite : M. Bara, le cafetier, M. Lesaint, le coiffeur (dont nous reparlerons la semaine prochaine), M. Le Guillochet (imprimeur, que nous avons déjà évoqué comme réalisateur de cartes postales), un inconnu, et M. Corbeau (négociant en vin) dont nous reparlerons quand nous aborderons la rue Corbeau-Paris.

Gorron en cartes postales…
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:35
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Rappel : parti du recensement de 1866 (sur lequel figure spécifiquement le carrefour des Quatre Piliers), nous sommes remontés jusqu’au recensement de 1856 et avons repéré quelques familles résidant pendant longtemps sur les lieux.

Grâce à Claude qui, comme d’habitude, nous donne des informations très intéressantes, nous pouvons apporter des précisions sur la famille Gourdelier :

« Je t'envoie une photo des Quatre Piliers ou à droite (Leconte) c'est la maison de René Gourdelier et Élise Poirier directeur de la poste à partir du recensement de 1856. C'est tantôt recensé rue de Mayenne (1856 et 1861), carrefour des 4 piliers (1866). De 1872 à 1896 c'est Élise POIRIER qui est recensée au même endroit mais au début de la rue J.J..Garnier. René Gourdelier décède en 1869 et Élise Poirier en 1896. En 1846 et 1851 René Gourdelier était place aux chanvres. »

En 1851, nous retrouvons Arsène Barrabé (propriétaire) et ses deux filles, Alexandrine et Célina, rue des Quatre Piliers. Nous retrouvons aussi Michel Penloup (aubergiste) et sa femme Aimée Juhaire (ouvrière), rue de Mayenne.

En 1846, Arsène Barrabé (propriétaire) est recensé rue de la Cour de Forges. Michel Barrabé habite chez ses parents, cultivateurs, Quartier du Pré.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:30

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

En 1906, il y a 2 381 habitants sur la commune, répartis dans 507 ménages. Nous allons recenser les familles dont le père et la mère sont nés à Gorron. Pour cela nous allons passer en revue les quartiers de Gorron.

Quartier de la Mairie

Grande Rue : sur 33 ménages recensés, 7 seulement sont composés de Gorronnais d’origine (A) ; 13 ont un des conjoints d’origine gorronnaise (B) et pour 12 aucun des conjoints n’est d’origine gorronnaise (C).

En utilisant le même code, nous relevons :

Rue du Coq : A 0, B 1, C 3

Rue de la Fontaine Saint Martin : A 0, B 2, C 4

Rue des Sarrazins : A 6, B 3, C 7

Rue de la Mairie : A 14, B 7, C 16.

Nous poursuivrons ces relevés la semaine prochaine

La population gorronnaise…
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:25

La famille Le Boullenger

Mathieu Le Boullenger, après avoir été avocat au Parlement de Paris, deviendra procureur fiscal de la baronnie de Gorron, à la suite de son père, François Le Boullenger. Dans le cadre de la justice seigneuriale, il représente le seigneur et est chargé d’engager les poursuites éventuelles. Il est aussi curateur (administrateur des biens) de Pierre V du Bailleul, baron de Gorron ; avocat de la châtellenie de St Aubin Fosse Louvain en 1732 ; avocat de la baronnie de Gorron en 1738, puis bailli de Gorron. Il est mort à Gorron le 16 janvier 1742.

La famille Le Boullenger est une famille de juristes ayant occupé des fonctions importantes dans l’administration de la paroisse et de la baronnie de Gorron au 18ème siècle. François Le Boullenger, le père de Mathieu, occupera, lui aussi, de nombreuses fonctions : en 1708, il est procureur fiscal au baillage et siège de Gorron ; en 1718, il exerce l’office de la judicature en la baronnie de Gorron, attendu la vacance de la charge de bailli civil et criminel.

Ephémérides

1709 : année du grand hiver

« Le 6 janvier, fête des Rois, le froid et la gelée ont commencé et ont duré et on continué l’espace de sept semaines, si violent que la plus grande partie des arbres ont péri, fendus jusqu’à la racine comme noyer et châtaigniers »

L'allée du château.

L'allée du château.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:21
La ferme du Bois-Brault
La ferme du Bois-Brault

On nous écrit de Gorron en 1859 (suite)

Dans les différents prix attribués à des Gorronnais, nous relevons :

Pour les vaches : 1er prix, M. Leray, au Bailleul en Gorron. Il s’agit vraisemblablement d’Eugène Leray, propriétaire du château du Bailleul. Château du Bailleul qui, avec sa ferme, est situé sur la commune de Hercé et non de Gorron.

Pour les juments : 3ème prix, Recton, au Bois-Brault, en Gorron. La famille Recton a exploité le Boisbrault (ou le Bois-Brault) pendant au moins 35 ans du recensement de 1851 au recensement de 1886. Il s’agit d’Amand Rocton, fermier.

Et pour clore la distribution de prix, une catégorie originale : Prix pour filles et garçons de ferme qui sont restés le plus longtemps au service du même maître.

La première fille de ferme est restée 42 ans et 4 mois dans la même exploitation ; le premier garçon est resté 25 ans…

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:16
Une lignée de maçons…

Le dinandier

Robert Schwanengel a fait revivre le métier de Dinandier à Gorron. On peut suivre ses activités sur le blog : robdinandier.over-blog.com. Dernièrement, il a été invité, dans le cadre des ateliers mémoire de la retraite sportive gorronnaise, pour venir parler de sa passion et de ses réalisations.

Lors de cette présentation, il a évoqué son travail à partir des bâtons de pèlerin. Il a, notamment, présenté les pommeaux en cuivre de ces bâtons. J’ai alors eu l’idée de placer le même genre de pommeau sur ma propre canne. Le projet paraissait réalisable pour le dinandier.

C’est ainsi que la canne de Georges a retrouvé une seconde vie grâce au travail de Robert dont nous verrons la progression la semaine prochaine. En attendant, vous pouvez consultez le blog du dinandier qui vous donnera une idée du travail remarquable de cet amoureux des techniques anciennes.

Une lignée de maçons…
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:10
Mes expositions...

Les soixante ans de l'Amicale Laïque Gorronnaise

Nouvelle rubrique, recensant les expositions d’histoire locale, réalisées depuis quelques années déjà, qui ont été à l’origine du blog et des différentes publications.

Il y a 10 ans, nous fêtions les soixante ans de l’Amicale Laïque Gorronnaise. Pour l’occasion, un livret retraçant l’histoire de l’association était réalisé, ainsi qu’une conférence dans le cadre d’un repas, accompagné d’un concert de la classe orchestre du collège Francis Lallart. Classe orchestre pour laquelle l’Amicale avait versé une subvention, comme elle le faisait chaque année au profit des établissements d’enseignement public élaborant des projets originaux.

Cette manifestation avait lieu dans les locaux du collège. Son succès m’a encouragé à poursuivre dans les recherches sur l’histoire de la ville.

Mes expositions...
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:04
La Pierre Tournante…

La Pierre Tournante…

La confrontation

-« Que me vaut l’honneur d’une visite si matinale ? Vous n’êtes pas sérieusement malade j’espère ? »

Le ton était légèrement ironique. Hyppolite savait très bien que Simonin consultait un de ses confrères. Il ne lui avait jamais pardonné cette défiance. C’est ainsi que s’était construit le ressentiment entre les deux hommes. Par petites touches. Chacun voyant chez l’autre ce qu’il ne pouvait accepter en lui-même.

-« Il n’est pas question de santé, peut-être de médecine, certainement de justice. »

L’ironie du médecin venait de déterminer le ton de l’entretien. Simonin, au départ, avait l’intention d’être courtois. Mais il supportait mal qu’on puisse être condescendant à son égard. Delacourt n’était pas son beau-père. Avoir supporté le mépris de ce dernier le laissait peu disponible pour édulcorer ce qu’il avait à dire à ce personnage que, finalement, il détestait. Un silence s’établit entre les deux hommes. Le maire tendit le procès-verbal au médecin en lui demandant d’un ton sec de le lire.

-« A part l’écriture et la maladresse de ce pauvre Rouillard, je ne vois pas ce qui peut vous choquer..

-Je n’ai pas dit que j’étais choqué. Je m’interroge, simplement, sur certaines omissions.

-Ce n’est qu’un brouillon. Il y aura certainement quelques précisions à faire.

-Avez-vous eu connaissance de ce brouillon avant ce matin ? »

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:48

Vous trouverez cette semaine (9ème semaine 2016)…

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : la taille…
  • Gorron en cartes postales : rue Magenta ; place du Gal Barrabé (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers (suite)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : le second tome de l’histoire de Gorron
  • Le château du Bailleul : la famille Le Boullenger…

Catégorie échanges :

  • Une lignée de maçons : la canne de Georges…
  • Document Garnier : le comice, premier prix…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : une personnalité dérangeante…

Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise :

  • Exposition : Histoire locale…

Les prochains articles seront postés le mardi 29/03/2016

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (9ème/2016)...

L’immeuble où se situait la boutique Picot-Lory (voir rubrique « Gorron en carte postales »), est actuellement occupé par le local du « Point Information Jeunesse (PIJ) ». Il a été aussi occupé par un magasin de bonneterie / mercerie (Rémy Romagné, recensé en 1962).

Actualité de la semaine (9ème/2016)...
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  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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