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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:44

Vous trouverez cette semaine (27ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : Châtillon…
  • Gorron en cartes postales : le moulin du Pré…
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue de la Mairie…
  • La population gorronnaise : les familles Dibout/Crouillebois…
  • Histoire du canton : Brecé…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : le fief Delagrange, les pièces de terre…
  • Documents Bailleul : la famille Bailleul…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : un courage et une douceur insoupçonnés…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : « Fragments d’une psychanalyse empathique »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (27ème/2016)...

La passerelle enjambant une partie de la rivière, devant la roue du moulin du Pré, a disparu de nos jours. La roue du moulin, par contre, est toujours en place après restauration ainsi que les bâtiments où se trouvait la scierie hydraulique (voir rubrique « Gorron en cartes postales »).

Actualité de la semaine (27ème/2016)...
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:41
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Chatillon

Comme pour les autres bourgs du canton, en fonction des sources, les informations portent sur les prêtres, le plus souvent réfractaires et martyrisés (dictionnaire de l’Abbé Angot), ou les Chouans, brigands et fauteurs de troubles (monographies des instituteurs de 1899).

En ce qui concerne les prêtres, il est question de :

  • Adrien Deslandes qui démissionne en 1784, se retira à Marolles en Larchamp où il fut arrêté chez le sieur Desloges, le 17 mai 1793, par les gardes nationaux d’Ernée. Sur son refus de prêter serment, on l’emmena à Laval. Elargi puis repris par ordre de Quantin, et écroué à Patience le 16 octobre, il fut du convoi de Rambouillet[1] et y mourut le 29 septembre 1794.
  • Pierre Besnier qui prête serment le 27 février 1791 en protestant « vouloir vivre et mourir dans la religion catholique et ne jamais vouloir faire rien contre ». Il a été déporté avec ses deux vicaires. Il rentra dans sa cure en 1801.

Quant aux prêtres assermentés, outre qu’ils sont qualifiés « d’intrus », leur passage à la cure est toujours minimisé :

  • Joseph Dry (intrus), installé en juillet 1792, fut remplacé en août par Thomas Bernard Touroude qui restera jusqu’à la Terreur.

Nous verrons, la semaine prochaine, une anecdote concernant les Chouans dont la narration est plutôt pittoresque.

[1] C’est là que fut emprisonné le curé de Hercé, frère de Jean-Jacques Garnier.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:37
Gorron en cartes postales…

GORRON (Mayenne) – Une vue sur la Colmon Photo. Chantepie, relieur-éditeur, Gorron

Avec un nouveau problème d’orthographe (Colmon au lieu de Colmont). Cette photo est prise au moulin du Pré (ou moulin neuf), troisième moulin sur le bras de la Colmont traversant le bas de la ville. A gauche, la passerelle construite pour franchir la rivière avec deux hommes dessus. Sur la droite, vers le moulin du Gué-Guyard, une barque avec huit personnes

Ci-dessous, le moulin du Pré après sa transformation en scierie dans la seconde moitié du 19e siècle. La roue du moulin faisait tourner les machines grâce à des engrenages toujours existants. Plusieurs employés de la scierie sont présents sur la photo, avec en second plan, un cheval et une carriole stationnés rue du Pré.

Rue des Prés, à GORRON (Mayenne) – Scierie hydraulique Photo. Chantepie, relieur-éditeur, Gorron

Gorron en cartes postales…
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:32
Un siècle d’histoire…

La rue de la Mairie

En 1846, il n’existe pas de rue de la Mairie en tant que telle mais un quartier de la Mairie. En 1851, la délimitation n’est pas très claire entre rue et quartier de la Mairie. Nous partirons de la rue de la Mairie de 1856.

Joseph Jouault (portier) / Virginie Jonnet ( ?) ; Joseph Jouault (rentier) ; Pierre Renard (boucher) / Jeanne Liger ; Louis Beaugé (charpentier) / Eugénie Bertrai ; Georges Lenttier (tisserand) / Marie Jannin ; René Guihéri (tourneur) ; Mathurin Guesdon (pharmacien) ; Angélique Lerosier (sa nièce) ; Jean Lemonnier (tailleur d’habits) / Pauline Guérin ; Jean Paris (rentier) / Elisa Duval ; Joseph Leblanc (clerc de notaire) ; Jean Dreux (sabotier) ; Arsène Lemonnier (tisserand) ; Denis Fouché (menuisier) / Constance Roussel ; André Buchard (boulanger) / Anne Recton (blanchisseuse) ; Joseph Daligault (mercier) / Jeanne Gobbé ; Julien Guerrier (marchand) / Marie Rebours ; Michel Desaunay (sabotier) / Marie Béchet ; René Bouvier (commissaire de police) ; Georges Rouillard (garde-champêtre) ; Edmond Rouel (adjoint médecin) / Victoire Le pourcetit ( ?).

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:29
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet.

Constant Dibout et Victoire Crouillebois (24/10/1902)

Gabriel Charles Dibout et Marie Françoise Douillet (05/06/1875) ; Augustin Jean Crouillebois et Elise Vitaline Duchesnay (30/04/1883).

Constant Douillet et Renée Chantepie (27/10/1845) ; Jean Duchesnay et Victoire Manceau (19/06/1854).

François Douillet et Françoise Leboulanger (29/03/1815) ; François Chantepie et Anne Gauchard (07/09/1908) ; Julien Duchesnay (veuf de Marie Pottier) et Marie Rouillard (26/05/1823) ; François Manceau et Victoire Oger (veuve de Julien Betton) (29/01/1825).

François Douillet et Jeanne Garnier ; Julien Duchenay et Jeanne Léon ; Joseph Rouillard et Françoise Barbot ; François Manceau et Jeanne Noury ; André Oger et Marie Legros.

Les familles Douillet, Duchesnay (Duchenay), Rouillard, Manceau, Oger sont retenues.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:24
Stèles gauloises (site internet de Brecé).
Stèles gauloises (site internet de Brecé).

Brecé

Les vestiges préhistoriques dont nous avons parlé la semaine dernière ont donné lieu à des légendes qui mélangent les différentes époques. On parle de l’existence d’un « centre gaulois » sur les terres de l’actuelle Brecé bien avant l’arrivée des Romains.

Deux stèles gauloises, près de la ferme de la Mottraie sur la départementale 247 vers Saint-Denis-de-Gastines, attestent de cette présence mais ne peut confirmer l’importance de ce « centre gaulois » ni des « sacrifices humains » évoqués dans des poèmes épiques qui n’ont rien d’historique comme celui reproduit dans la monographie communale.

Comme pour la plupart des communes actuelles du canton, c’est la période gallo-romaine qui fournit quelques sources après les monuments préhistoriques. C’est pourquoi l’hypothèse de la présence d’une villa romaine comme origine de l’agglomération est souvent évoquée. Au-delà des objets usuels qui peuvent être retrouvés à la suite de fouilles, l’existence d’une voie gallo-romaine traversant le territoire de l’actuelle commune peut être discutée. On parle « d’une chaussée très solide construite en pierres taillées de granit » coupant la vallée du ruisseau de la Bellonnière. Le tracé d’une voie romaine reliant Jublains à Avranches est attesté près de la propriété du Breil. Une inscription à l’angle d’une cheminée à la Ménardière, en latin (Salve hominem), correspondrait au « salut de l’hospitalité » remontant aux Romains.

Ces traces, pour certaines disparues depuis la réalisation de la monographie, n’ont pas toutes la même valeur historique.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:21
Documents Garnier…

Pièces originales : le fief Delagrange[1]

Le jardin, dont nous avons parlé la semaine dernière : « au long de la grande route qui sert de séparation, joignant d’un costé une pièce de terre dépendant du lieu de la Pierre Pichard appartenant aux héritiers de feu François Gesbert et d’autre costé l’autre moitié appartenant audit Colin ».

Une autre pièce de terre nous intéresse particulièrement : « nommée le champ de fontaine costoyant d’un costé une pièce de terre nommée le champ de laire appartenant a Marie Gallesne Ve Jean Garnier (…) d’un bout le chemin tendant de Gorron a Mayenne et d’autre bout le chemin tendant de Gorron a St Denis de Gastinne ».

Le couple Marie Gallesne et Jean Garnier nous pose problème. Dans notre travail sur Jean-Jacques Garnier, le lien entre les deux familles s’était fait par le mariage de Guillaume Garnier et de Marie Magdeleine Galesne en 1724. La famille Galesne possédait le domaine de la Grange. Il n’est pas étonnant qu’on puisse retrouver, en 1780, une Marie Gaslène à qui appartient un champ à la grange. Par contre, que cette Marie Gaslène ait pu être l’épouse d’un Jean Garnier montre qu’un autre lien entre les familles aurait pu exister. Des recherches succinctes n’ont pu expliquer cette information.

[1] Les majuscules sont aléatoires, nous les avons rectifiées.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:16
Documents Bailleul…

La famille Bailleul à Gorron

Nous allons suivre les familles Bailleul et Anger à partir de leur arrivée à Gorron.

Léonard Bailleul et Olympe Ernault (28/07/1862)

Léonard Victor Michel Bailleul, boucher, né à St James dans la Manche, épouse Olympe Françoise Ernault, née à Gorron de Jean Ernault, boucher et d’Anne Lesaulnier. Ils vont tenir la boucherie située Grande Rue (actuellement, rue du Bignon).

Du côté Bailleul, la famille est originaire de la Manche. Du côté Ernault, la famille est originaire de Gorron, tout du moins à partir de la fin du 18e siècle (où nous arrêtons nos recherches généalogiques).

Les ancêtres de la famille Ernault sont issus du mariage de Jean Ernault né à Gorron le 30/12/1782 et de Marie Guihéry née aussi à Gorron le 2 juillet 1782. Jean Ernault était déjà boucher à Gorron.

Claude aura sans doute des choses à nous dire sur Marie Guihéry.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:11
La Pierre Tournante…

Un courage et une douceur insoupçonnés

Le Pirotte, comme tout le monde l’appelait, était barricadé dans l’étable. Dans la cour de la ferme, sa sœur et ses parents pleuraient, effondrés sur un banc. La fille et le père étaient blessés. La mère tentait de les soigner. Hyppolite l’écarta et prit les choses en mains. Gaspard Rouillard parlementait près de la porte branlante de l’étable. On entendait des cris rauques qui glaçaient Simonin. Les fous lui avaient toujours fait très peur. Ce n’était pas le danger physique qui l’effrayait. Même s’il n’était guère courageux à ce niveau. Mais la perte de contrôle, l’incapacité d’utiliser le langage pour maîtriser la situation, pouvaient faire naître chez lui un vrai sentiment de panique.

La porte de la grange s’ouvrit brutalement. Le Pirotte sortit en hurlant, une hache brandie à deux mains. Il se dirigea vers le jeune gendarme, souffre-douleur de Gaspard. Simonin assista alors à une scène qu’il n’était pas près d’oublier. Le gros maréchal des logis se précipita, fit barrage au dément et saisit le manche de la hache. La force et la souplesse qu’il déploya à ce moment interloquèrent le maire. Sans compter le courage physique. Simonin aurait été bien incapable de prendre de tels risques pour sauver un collègue. Les autres gendarmes, un moment surpris, se précipitèrent alors et aidèrent leur chef à maîtriser le forcené.

Allongé par terre, celui-ci se débattait encore et crachait comme un gros chat. Hyppolite intervint alors, une seringue à la main. Et, cette fois encore, Simonin fut troublé par l’attitude du médecin à laquelle il ne s’attendait guère. Au lieu de planter brutalement l’aiguille dans le bras du Pirotte, il commença par lui parler doucement en lui caressant le bras. Le colosse avait bien encore quelques soubresauts mais il semblait lentement se calmer. Quand l’aiguille pénétra sous la peau, il regarda le médecin sans réagir. Et Hyppolite continua à lui parler. Des mots sans importance mais formulés d’une voix apaisante. On aurait dit une mère endormant son enfant.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:08
Note de lecture...

« Fragments d’une psychanalyse empathique » (Serge Tisseron)

J’ai retrouvé chez ce psychiatre psychanalyste des points communs avec Irvin Yalom dont j’ai souvent parlé dans cette rubrique. En particulier dans la place accordée à l’analyste, dans ce qui se passe entre le praticien et le consultant au cours de la séance. La relation qui se noue, les réactions des deux personnes… Si le professionnel se doit d’être « neutre et bienveillant », il ne peut être en dehors de cette relation. Un dialogue, des échanges, des confrontations de point de vue même, sont présents : un « voyage à deux » comme le décrit l’auteur lui-même. Il a vécu cela au cours de sa propre psychanalyse et il revendique cette dimension, ce qui n’est pas si fréquent. Il décrit l’empathie avec ses différentes dimensions qui dépassent la seule capacité à se mettre à la place de l’autre, à comprendre ce que cet autre ressent. Les éléments concernant la psychanalyse de l’auteur sont, par contre, plus décevants. Ce qui est souvent le cas quand un auteur veut décrire ce qui se passe concrètement dans la cure.

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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