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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 11:52
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916 (Septembre) (2)

MOREAU Auguste

Né le 26 mai 1884 à Colombiers. Mort le 11 octobre 1916 ; il avait 34 ans (célibataire).

Incorporé au 150ème Régiment d’Infanterie, il est mort de « blessures de guerre » au Sailly Saillisel (Somme)

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Domicilié en dernier lieu à Carelles

ROUSSEL Lucien

Né le 10 septembre 1884 à Hercé. Mort le 12 octobre 1916 ; il avait 32 ans (célibataire).

Incorporé au 150ème Régiment d’Infanterie, il est « tué à l’ennemi » à Rancourt (Somme) ou Saily-Saillisel (Somme).

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Domicilié en dernier lieu à la Saudraye à Gorron.

POUSSET Albert

Né à Gorron le 23 mai 1892. Mort le 03 novembre 1916 ; il avait 24 ans.

Incorporé au 1er Régiment de Zouaves, il meurt de « maladie contractée en service (tuberculose pulmonaire) » à l’hôpital à Fontainebleau (Seine et Marne).

En 1906, il vit avec son père Pierre POUSSET, employé Lagoutte, sabotier, sa mère Louise GANDAIS, ses frères et sœurs : Suzanne, Marcel, Emile, Cour de Forges. Il était tanneur, employé Gendron.

Illustration : Victor Bailleul (en bas à droite).

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 11:50

Douleurs nouvelles…

J’ai dû me réveiller deux fois cette nuit. Heureusement, je me suis rendormi très vite. A tel point que je me demande si ce que j’ai ressenti était bien la réalité. Une douleur à l’œil, chaque fois le même. Et je ne saurais aujourd’hui dire lequel. Pas une douleur vive. Mais le sentiment que je ne pouvais plus ouvrir mes paupières. Et surtout, que mon œil était figé dans mon orbite. Quand j’ai essayé, avec mon doigt, d’aider à l’ouverture, la douleur s’est amplifiée, lancinante, et l’œil est resté fermé. Je ne pensais plus trop à ces problèmes quand j’ai accepté, cet après-midi, une partie d’échecs avec le secrétaire de mairie. Le début a été catastrophique. Des pièces données. Avec l’impression de confondre les diagonales. J’ai alors repensé aux incidents de la nuit. L’angoisse déclenchée m’a mis très mal à l’aise. J’ai dû faire un effort important pour rester dans la partie. Mon adversaire avait l’air surpris. Il me demanda, c’était la deuxième fois, si tout allait bien. Et, cette fois encore, je n’avais rien évoqué de mes malaises devant lui. Cette sollicitude, plutôt bienveillante, inexplicablement, m’a mis en rage. Le plaisir habituel du jeu s’est transformé en un affrontement sans répit. Il me fallait gagner, à tout prix. Je pensais me soulager en renversant la tendance. Je l’emportai au final mais sans joie et avec un sentiment de culpabilité inhabituel.

Je remarque que le secrétaire de mairie me propose de jouer aux échecs quand la discussion avec le premier adjoint devient un peu vive. Il faut dire qu’entre eux les points de vue sont souvent divergents. Et le secrétaire préfère rester plus tard l’après-midi en s’octroyant un peu de répit et rompre ainsi les échanges dont la tournure pouvait devenir délicate. Il faut dire que, chaque jour, les nouvelles sont susceptibles d’entraîner des discussions tendues. Cette fois, les forces italiennes, sans déclaration de guerre, ont envahi l’Albanie. Il est plutôt difficile de justifier une telle violation du droit international. L’événement conforte les positions du secrétaire de mairie : si on n’arrête pas immédiatement les régimes fascistes, aucun pays ne sera plus en sécurité. Le premier adjoint explique que les moyens sont sans doute un peu brutaux mais qu’on pouvait en comprendre les raisons. Quand l’Italie et l’Allemagne auront assuré ce qu’elles présentent comme leur espace vital tout se stabilisera et il n’y aura plus de problème. Pourquoi alors la France et l’Angleterre se sentent-elles obligées de garantir l’intégrité des pays limitrophes des zones envahies ? Un jeu, selon le premier adjoint. Chacun saura jusqu’où aller top loin. Je pense alors à mon embarras. Comment tiendrait mon pacifisme si les dictateurs ne savaient justement pas s’arrêter à temps ?

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 11:43
Note de lecture… par JC.

« Au-revoir là-haut » (Pierre Lemaître).

Rafraîchissant. Le terme peut paraître saugrenu pour un roman traitant des horreurs et des misères entraînées par la guerre 1914/18. Mais que cet ouvrage ait pu obtenir le Goncourt alors qu’il évite tous les « tics d’écriture » à la mode actuellement, me réjouit.

Une histoire racontée chronologiquement qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Une écriture simple, très efficace, dont la qualité ne peut être remise en cause. Des personnages atypiques dont l’analyse psychologique est remarquable. Et tout cela avec de l’humour, de la fantaisie, qui allègent le dramatique de la situation.

La littérature ne peut se résumer à ce genre de production mais celle-ci a toute sa place aux côtés d’œuvres plus difficiles. L’important pour un lecteur moyen comme moi est de ne pas sentir l’artifice. La difficulté de la lecture peut avoir toute sa place dans la découverte mais elle doit être au service de la compréhension en profondeur du texte pour procurer du plaisir et pas à celui de la mode littéraire du moment et de la recherche de reconnaissance de la part de l’auteur.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:26

Vous trouverez cette semaine (19ème /2014)

Catégorie histoire locale :

  • Immeubles au 19ème siècle : La famille Ruault (1)…
  • Fermes et hameaux au 19ème siècle : La Coursonnais…
  • Gorron en : 1986…
  • Histoire du bulletin municipal : n° 4, juin 1980 (3)…

Catégorie échanges :

  • L’activité musicale à Gorron : témoignage (3)…
  • Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918 : septembre 1916…

Catégorie fictions :

  • Saga Gorronnaise : Des familles influentes…

Catégorie point de vue :

  • Travaux à la maison de retraite : une question d’esthétisme…

D’HIER et D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine : 19ème/2014...

Le Courrier de la Mayenne (avril 2014) : « Les Grands Mômes au festival du théâtre amateur : La troupe des Grands Mômes avec la pièce « 30 km à pied » a été retenue pour participer au festival de théâtre amateur de la Mayenne. Elle représentera la zone Nord-Ouest du département… »

Illustration : Gorron Infos (avril 2014).

Actualité de la semaine : 19ème/2014...

Le théâtre est une activité culturelle familière aux Gorronnais. Sur l’illustration ci-jointe, on peut voir une pièce jouée à Gorron juste après la Seconde Guerre mondiale. Le décor représente la frontière entre l’Allemagne et la France et, de chaque côté, les protagonistes sont prêts à s’affronter.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:21
Histoire du bulletin municipal…

N° 4 : juin 1980 (3).

Centre d’Aide par le Travail « Les Ateliers de la Colmont ».

Créée en 1977, sur la zone artisanale de la Haie, cette structure sociale permet l’accueil d’adultes handicapés (hommes, femmes de 20 à 50 ans, aux handicaps très divers en nature et intensité) et leur insertion dans le monde du travail.

Si les conditions de travail sont adaptées à ces handicaps, les productions s’inscrivent dans le tissu économique ordinaire. Les domaines concernés en 1980 sont : la ferronnerie d’art et la serrurerie, la menuiserie/ébénisterie, la couture, la laverie et le repassage, la sous-traitance industrielle (travaux simples de façonnement et de conditionnement).

En 1980, le Directeur de l’établissement regrettait qu’aucune entreprise gorronnaise ne fournisse en sous-traitance de travail au CAT.

Illustration : "Les Ateliers de la Colmont " actuels.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:17
Gorron en 1986…

Jumelage Gorron-Schwaikheim. Signature officielle entre les deux villes. Une avenue (du rond-poind de la route de Lesbois à celui de la route d’Ambrières) sera baptisée « avenue Schwaikeim ».

L’idée d’un jumelage Franco-Allemand a été lancée par G. Launay en 1966. Il était alors Président des Anciens Combattants Prisonniers de Guerre de Gorron. En 1969, un premier jumelage est signé entre les Anciens Prisonniers de Guerre des deux villes. Dans ce cadre, de nombreux échanges ont lieu entre les deux populations (visites réciproques, au niveau des jeunes notamment…).

En 1986, donc, les villes sont officiellement jumelées et ces échanges ne feront que croître.

Un sens giratoire sera construit route de Brecé.

Aménagement de la place de la Houssaye.

Acquisition de la propriété Atlas route de Fougères. Les établissements Pannard (fabrique de meubles) ont été repris par la marque Atlas qui s’orientera vers la vente élargie à l’électro-ménager.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:13
Fermes et hameaux au 19ème siècle…

La Coursonnais (Courçonnais).

Mathieu Le Boullenger sieur de la Courçonnais, avocat, en 1729. Nous reviendrons sur la famille Le Boullenger la semaine prochaine.

Plusieurs familles vivent à la Coursonnais au 19ème siècle.

1846

Pierre Laigre, laboureur, et Jeanne Legauffre.

Louis Bizeul, laboureur, et Anne Péan.

Guillaume Betton, laboureur, et Françoise Bizeul.

Michel Gallienne, laboureur, et Louise Lebouc.

Nous retiendrons deux de ces familles qui seront présentes à la Coursonnais pendant plus de vingt ans.

La famille Bizeul pendant au moins 45 ans (de 1846 à 1891- avec Constant Bizeul, fils de Louis et Anne).

La famille Fougeray pendant au moins 20 ans (de 1886 - avec François Fougeray, cultivateur et Anne Deny - à 1906 - avec Marie Fougeray, fils de François et Anne).

1906

Marie Fougeray, cultivateur et Marie Mauger.

Marie Tridiel (veuve Perrier), cultivatrice.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:10
Immeubles gorronnais au 19ème siècle…

La famille Ruault.

Nous avons vu que la famille Ruault (famille de meuniers) tenait le moulin rue Jean-Jacques Garnier (à l’époque « Quartier du Pont-Neuf ») en 1846. Ambroise Ruault, est le fils du couple Jean Ruault/Marie Gallienne. Sa femme est elle-même issue d’une autre branche de Ruault. Elle est la fille de Louis Ruault et de Marie Logeais.

On retrouve Marie Ruault, veuve d’Ambroise, en 1851, au moulin de l’actuelle rue du Pré (à l’époque le Gué-Guyard) et non plus à celui de la rue Jean-Jacques Garnier.

Le moulin de la rue Jean-Jacques Garnier a été repris, entre temps, par Edouard Ruault, frère d’Ambroise, marié à Virginie Letissier.

En 1851, Virginie Letissier, veuve d’Edouard, s’est remariée avec Victor Portais.

Rue Jean-Jacques Garnier, en 1861, on retrouve un autre fils de Jean Ruault et Marie Gallienne, Marie, marchand de farine, marié à Constance Mellot, mercière, mais, à cette époque, le moulin est tenu par Michel Lecomte, meunier.

Nous allons suivre la famille Ruault exerçant au moulin du Gué-Guyard.

En 1856, Marie Ruault (veuve d’Ambroise), est recensée comme meunière, rue du Gué-Guyard.

En 1861, elle est recensée rue de Brecé mais exerce, vraisemblablement au même endroit avec un fils Eugène, meunier. La même année, Victor Portais et Virginie Letissier tiennent un autre moulin rue de Brecé. Il s’agit vraisemblablement du moulin de la rue du Pré dont nous reparlerons.

A suivre…

Illustration : l’immeuble actuel « Le Moulin ».

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:06
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

1916 (Septembre) (1)

Le 3 et 4 septembre 1916, l’attaque française reprend dans la Somme

FOURMOND Paul (Somme)

COUGE Constant (Somme)

LAINE Fernand (Somme)

MOREAU Auguste (Somme)

ROUSSEL Lucien (Somme)

POUSSET Albert (Fontainebleau-hôpital)

FOURMOND Paul

Né le 23 octobre 1880. Mort le 05 septembre 1916 ; il avait 35 ans.

Incorporé au 303ème Régiment d’Infanterie, il meurt « des suites de ses blessures ». Inhumation : cimetière de Carfeuse en Santerre (Somme).

Il est absent des listes de recensement en 1906 à Gorron.

COUGE Constant

Né le 14 avril 1892 à Désertines. Mort 20 septembre 1916 ; il avait 24 ans (célibataire).

Incorporé au 43ème Régiment d’Infanterie, il meurt d’un éclat d’obus à Frégicourt (Somme). Inhumation en bordure de la tranchée de la ferme de Priez.

Il est absent des listes de recensement de 1906 à Gorron. Domicilié en dernier lieu à la Pierre Pichard.

LAINE Fernand

Né le 01 janvier 1886 à Flers. Mort le 03 octobre 1916 ; il avait 30 ans (célibataire).

Incorporé au 330ème Régiment d’Infanterie, il est mort à Rouvroy en Santerre (Somme).

En 1906, il est menuisier (employé Morisset) et vit chez ses parents, François Lainé (galochier) et Victorine Letirant (marchande de fromages), les Chauvinettes.

Illustration : Victor Bailleul, un Gorronnais dont nous reparlerons…

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:03
Un témoignage sur l’activité musicale à Gorron… (3)

Par M. Béchet...

« Trois écoles militaires, de nombreuse mutations, un brin de hasard et cela me conduisit à refaire du violoncelle au régiment. 10ème R.A. à Vannes. C’est là que ma bonne étoile me conduisit à être autorisé à participer à l’Orchestre philarmonique de Vannes. Pour une fois, je mesurais mes bien modestes connaissances avec celles des collègues de pupitre vraiment brillants. Mais n’est-ce pas ainsi qu’il est possible de se perfectionner. Un beau jour, je me suis trouvé embarqué dans un concert produit à Vannes mais relié par la radio de Rennes. Une aventure où chaque musicien tremblait de faire la moindre fausse note car nous avions au-dessus de chacun de nos pupitres un micro redoutable, mais bien nécessaire pour mixer les différents timbres de nos instruments. Puis, dans une autre période, vint un gala, un gala inoubliable qui nécessita de multiples répétitions et qui reçut un succès retentissant de la part du public.

Ce succès me marqua beaucoup. Il sera à l’origine de ce qu’il se passera quelques années plus tard à Gorron où j’avais enfin repris la vie civile. »

Illustration : une fanfare gorronnaise.

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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