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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:33
L’ancienne piscine…

Construction de l’ancienne piscine, près du stade Lucien Dollé

Article du journal « Ouest-Eclair » (03/08/1943) – signalé par Claude.

« Commencés le 1er juin, les travaux étaient virtuellement terminés le 20 juillet [1943], c'est à-dire dans un temps record. Des cabines sont en voie de construction et bientôt notre établissement de bains n’aura rien à envier aux autres du département. »

C’est donc bien pendant la Seconde Guerre mondiale que fut construite cette piscine. On a pu lire, ici ou là, que des prisonniers allemands avaient participé à cette construction. Il ne s’agissait donc pas de prisonniers mais d’occupants, à l’époque.

Des subventions ont permis cette construction qui a été dirigée par M. Rouland, ingénieur des Ponts et Chaussées à Gorron.

« L’alimentation en eau douce est assurée par un bras de la Colmont et un judicieux système de vannes permet de changer l’eau à volonté et en quelques heures.

Malgré ce changement d’eau, sa qualité pouvait poser problème puisque la piscine était située à la sortie de la ville.

« En voici les caractéristiques : un premier bain pour enfants et scolaires a un plan d’eau de 12 m. sur 10 m. environ et sa profondeur varie de 0 m. 60 à 0 m. 80 avec départ en pente douce ; le second bain pour débutants et grandes personnes mesure 30 m. sur 12 m. 50 et sa profondeur part de 1 m. 20 pour finir à 2 m. 80. »

Comme nous avons pu déjà l’écrire dans ce blog, cette piscine permit à de nombreux Gorronnais d’apprendre à nager.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:30
Sur les pas de Jean-Jacques Garnier… (fin)

Le dernier voyage de Pauline par Alain.

Une grande partie de cet après-midi, nous avions donc cheminé dans l’univers parisien de Jean-Jacques Garnier, ces établissements prestigieux qu’il avait fréquentés et au sein desquels il s’était construit autant qu’il avait élaboré son œuvre. J’allais bientôt devenir, dans le sillage de Jean-Claude, un familier de notre illustre Gorronnais et les heures passaient bien vite. Nous avons quand même eu le temps de visiter les bouquinistes et la biographie de Tourgueniev, que j’ai feuilletée un instant, me rappelle que nous nous dirigeons vers le 243 boulevard Saint-Germain.

Après la mort de son mari et celle d’Ivan, en 1883, Pauline se sépare de l’hôtel particulier de la rue de Douai, que nous avions aussi arpentée ce matin, et de la maison de Bougival. Pendant 26 ans, elle va encore composer, enseigner et recevoir à quelques pas de l’Assemblée Nationale. Nous avons longtemps marché avant de trouver ces murs, derrière lesquels j’imagine qu’elle nous attend un peu. La pénombre gagne doucement dans la fin de cette belle journée d’octobre et on a éclairé le grand salon que photographie Jean-Claude.

Pauline s’était éteinte là, âgée de 89 ans, le 18 mai 1910. Nous n’allons pas avoir le temps d’aller jusqu’à Sainte-Clotilde où furent célébrées ses obsèques avant de la conduire au cimetière de Montmartre. Nous allons chercher un petit restaurant dans le quartier latin et je lirai à Jean-Claude:

« La fin de Pauline Viardot fut aussi douce que l’avaient été ses dernières années…

Sans doute des scènes du passé lui revenaient-elles à l’esprit et songeait-elle à ses succès anciens, car le seul mot qui lui échappa fut: « Norma », prononcé clairement et à haute voix. Elle s’assoupit le soir… …dans son fauteuil et, à trois heures du matin, elle s’éteignit sans s’être réveillée, avec du rose aux joues et un sourire heureux aux lèvres. » (Patrick Barbier).

Sur les pas de Jean-Jacques Garnier… (fin)
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:28
Le Taillis de la Mort…

Trouver sa place

Le même camp existait dans le haut du taillis. Et les deux bandes organisaient des batailles homériques. Etrangement, personne ne pénétrait dans le camp opposé. Un ensemble de règles, que j’eus beaucoup de mal à connaître, encadraient les conflits et leurs résolutions. Une coutume, en quelque sorte, qui pouvait évoluer par consensus entre les leaders des deux bandes et que tout le monde respectait. Je m’appliquais à la repérer et surtout à ne pas l’enfreindre.

Je ne pouvais prétendre au rôle de leader. Je n’en avais ni le statut ni l’étoffe. Mais je décidai de bien me faire accepter en réalisant quelques petits exploits qui semblaient plaire aux enfants importants dans le groupe. Je sus d’emblée trouver la mesure. Il fallait montrer un certain courage, une vraie détermination et, pourquoi pas, quelque imagination. Il m’arrivait parfois d’en avoir. Pas pour prétendre changer la stratégie qui régissait les expéditions contre la bande adverse mais pour proposer quelques larcins inédits. A condition, bien sûr, de rester à ma place et de ne pas prétendre empiéter sur celle de nos chefs.

Il faut savoir que l’activité des deux bandes ne se limitait pas à des jeux d’opposition, parfois un peu vifs, entre elles. Il arrivait même qu’une jonction ait lieu pour s’attaquer à un objectif appartenant à la ville, aux adultes. Il pouvait s’agir de vols de fruits ou autres légumes. Mais aussi de manœuvres nocturnes pour effrayer quelques pauvres paysans terrés dans leur masure isolée. Il s’agissait souvent de bruits, de cris, de frottements contre les murs. L’exploitation d’une superstition fort répandue à l’époque. Je finis par exceller dans l’invention des mauvais esprits et de leurs manifestations de préférence nocturnes.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:26
Note de lecture… par JC

« Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » (Lola Lafon)

Une « élection » qui annonce un « retour » à l’ordre, à la morale, à la rigueur… Trois jeunes femmes « en révolte » qui vont s’opposer à cette « réaction ». Voilà pour le cadre. Elles ont, chacune, une histoire singulière qui crée des liens particuliers entre elles. Les deux premières se sont rencontrées dans un groupe de parole pour femmes violées. La troisième a des troubles psychiatriques.

Dans le temps du roman, l’une frôle la mort et sort d’un coma artificiel dans une certaine confusion. C’est la militante qui défend les prisonniers, les sans papier… L’autre assiste son amie. C’est l’ex danseuse classique, roumaine, qui a connu la rigueur du totalitarisme. Elle rencontre la troisième, en rupture familiale, qui refuse son traitement psychiatrique.

Le style, la composition du récit, la syntaxe même, sont hachés, torturés, « déstructurés ». Ce que je n’apprécie guère en général. Surtout quand tout cela s’inscrit dans la mode, les « tics d’écriture », la recherche à tout prix de l’originalité. Ici, tous ces « défauts » (pour moi) sont manifestement au service de l’histoire de ces femmes à la recherche de liberté dans une démarche désordonnée, dérangeante… L’auteur m’a dérangé mais sans chercher à systématiquement provoquer ce « dérangement ». La preuve d’un véritable talent.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:31

Vous trouverez cette semaine (9ème semaine 2015)…

Catégorie histoire locale :

  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue Jean-Jacques Garnier (suite)…
  • Fermes et hameaux au 19ème siècle : la Pierre-Pichard…
  • Gorron vers l’an 2000 : les maires…
  • Photos de classes anciennes : Public / maternelle / vers 1935 (fin)…

Catégorie échanges :

  • La famille Foucoin : des rencontres…
  • Sur les pas de Jean-Jacques Garnier : la mort…

Catégorie fictions :

  • Le Taillis de la Mort : Une nouvelle vie…

Point de vue :

  • Les élections départementales : duel à droite...

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (9ème/2015)...

Elections cantonales : le maire de Gorron, Jean-Marc Allain, ancien conseiller général, et le 1er adjoint au maire de Colombiers du Plessis, actuel conseiller général, se présentent aux premières élections dites désormais « départementales » pour le canton de Gorron qui vient d’être redécoupé.

Jusqu’aux dernières élections cantonales, le conseiller général du canton était le plus souvent le maire de la ville de Gorron : Fernand Maret (1955 à 1973), maire ; Maurice Dufour (de1973 à 1985), maire ; Jean Corbeau (de 1989 à 1998), maire ; Jean-Marc Allain, (de 1998 à 2009), maire. Avant d’être élu conseiller général en 1955, quand Fernand Maret a été battu aux cantonales par un des conseillers municipaux (Michel Favard) en 1952, il a démissionné de son mandat de maire (voir rubrique Point de vue).

Illustration : Fernand Maret.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:29
Fermes et Hameaux au 19ème siècle…

La Pierre-Pichard

Le lieu dit n’est pas recensé comme tel sur toutes les listes de recensement. S’il apparaît comme Pierre-Pichard dans les premiers recensements, il est compris dans celui de la rue Garnier (Jean-Jacques Garnier) dans d’autres, et parfois même dans celui de la Grange (1861). Une famille (Laigre), propriétaire à une époque (1851) est présente pendant plus de cinquante années au 19ème siècle.

1846

Pierre Lochu, laboureur, et Rénée Divé.

1851

Michel Laigre, fermier propriétaire, et Marie Rivière.

En 1861, ils sont recensés à La Grange. En 1866, Marie Rivière est veuve et est recensée avec son fils Arsène (laboureur) et son neveu, François Laigre.

Arsène Laigre, célibataire, est recensé jusqu’en 1886.

En 1891, Henri Laigre et Constance Bahier sont recensés, rue Garnier. Il s’agit, en réalité d’Arsène qui, a 52 ans, s’est mariée à Constance Bahier, originaire de Saint-Denis-De-Gastines, le 25/09/1887.

1906

Constance Bahier, cultivatrice, rue Jean-Jacques Garnier.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:25
Classes anciennes…

Public/maternelle/vers 1935 (fin)

4ème rangée

N° 2 : Odette Bulot, fille d’André Bulot (cimentier) et d’Augustine Bulot (SP), rue de la Fontaine St Martin.

N° 6 : Ernestine Richet, fille d’Ernest Richet (journalier) et de Madeleine Richet (SP), rue Brochard-Brault.

N° 7 : René Caillebotte, fils de Lucien Caillebotte (terrassier) et de Madeleine Caillebotte (ménagère), boulevard Ledauphin-Blinière.

N°9 : Yvette Belliard, fille, de Maurice Belliard (chaudronnier) et de Lucienne Belliard (SP), rue Jean-Jacques Garnier.

N° 10 : Robert Lévêque, fils de Fernand Lévêque (facteur) et de Marie Lévêque (débitante), Grande Rue.

N°11 : Madeleine Houtin, fille de Jean Houtin (maçon) et de Marie-Louise Houtin (SP), rue Brochard-Brault.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:22
Un siècle d’histoire gorronnaise…

La rue Jean-Jacques Garnier (suite).

Rappel concernant les immeubles : n° 33, 35, 37, 34, 36, qui ont déjà été étudiés dans la rubrique « Les immeubles au 19ème siècle ».

N° 33 : marchand de cire

N° 32/34 : aubergiste/cabaretier/débitant.

N° 35/37 : meunier puis électricien et, au N° 37, directeur d’usine (usine EMMO -métallurgie).

N° 36 : teinturier.

Evolution de l’artisanat et du commerce

Par ordre de fréquence :

Les couturières - 6 - : activité fortement présente sur toute la ville avant la création des magasins de nouveautés/confection….

Les sabotiers - 5 - : l’usine de chaussures (Fauchard), après l’incendie rue des Sarrazins, s’est installée dans les locaux d’une ancienne saboterie et a été elle-même remplacée par l’usine EMMO (métallurgie).

Les cordonniers - 4 - .

Les épicières - 2 -.

A suivre

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:17
Vers l’an 2 000…
Vers l’an 2 000…

Les maires.

Lucien Dollé, élu maire en 1938 (voir histoire de Gorron, tome 1), a assuré la transition entre les deux moitiés du XXe siècle, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation de la France par les armées allemandes. Il décède brutalement en 1948.

C’est Fernand Maret qui lui succède. Originaire de Commer (Mayenne), directeur d’assurances (Mutuelles du Mans), rue de la Mairie, il est élu conseiller municipal depuis 1930. Il connaîtra une longue carrière de conseiller général. Il se retirera du Conseil Général en 1973. Il décède en 1974. Battu aux élections cantonales de 1952, il démissionne de son poste de maire.

Maurice Dufour est élu maire en 1952. Il y restera jusqu’en 1989. Pharmacien, originaire d’Ernée (Mayenne), élu conseiller municipal depuis 1938, conseiller général de 1973 à 1985, il marquera la vie de la commune au cours de son long mandat : il ne quittera sa charge qu’en 1989.

Il est remplacé par Jean Corbeau, vétérinaire, originaire de Vaucé (Mayenne). Il sera maire de 1989 à 1995 et conseiller général de 1989 à 1998. Colistier de Maurice Dufour, il s’inscrit dans la continuité de la majorité municipale.

Aux élections de 1995, une rupture a lieu dans cette continuité. Le premier adjoint du maire, Jean Corbeau (qui ne se représentait pas), M. Lafontaine, est battu par Jean-Marc Allain, secrétaire de mairie. Originaire de Fougerolles-du-Plessis (Mayenne), il sera élu conseiller général en 1998. C’est lui qui aborde le troisième millénaire à la tête de la commune.

Illustrations : dans l'ordre, M. Dufour, M. Corbeau, M. Allain.

Vers l’an 2 000…
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:15
La famille Foucoin ou Foucouin…

Hasard

J. Gasthauer/Foucouin qui a permis, grâce à ses souvenirs, cette rubrique, a passé ses vacances en 1948 chez son oncle Marcel Foucoin.

Claude Guihéry, qui complète régulièrement les articles grâce à ses commentaires a précisé « Vers les années 1948-49 il y avait une épicerie et café vers le n° 48 de la rue du Bignon tenus par la famille Lucas (René Lucas et Émilienne Carré), c'était en face de chez ma grand mère (n° 35).

Quant à moi, en 1948, j’avais un an et j’habitais rue du Bignon, au-dessus du bourrelier (Chemin) dont parle J. Gasthauer/Foucoin.

La rubrique « échanges » permet ce genre de « rencontres » et c’est pour moi un des intérêts et des objectifs de ce blog.

Et, pour terminer les articles sur la famille Foucoin, un dernier clin d’œil. Quelques années plus tard, mais pas tant que ça, voilà sur l’illustration ci-jointe, l’auteur du blog devant le portail de la maison du directeur de l’usine EMMO. Maison qui aurait été construite avec des pierres du château du Bailleul après sa rénovation.

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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