Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:58
La maison.

La maison.

L'ancien four à pain.
L'ancien four à pain.

La ferme

La ferme actuelle du Pré aurait donc une origine très ancienne. A la Révolution elle appartenait à la famille du Bailleul, deux demoiselles, filles du marquis Pierre-Gilles-Anne. Françoise-Marie du Bailleul (mademoiselle du Bailleul) et sa sœur Victoire-Anne-Félicité (mademoiselle de Lucé). Elles possédaient en indivision la baronnie de Gorron.

Nous avons vu dans la rubrique fermes et hameaux les différents exploitants de cette ferme (voir la rubrique « Fermes et hameaux au 19e siècle – La ferme du Pré » : avril 2015). En 1975, on recense Abel Rousseau (cultivateur) et sa femme Suzanne Rousseau/Leichner (cultivatrice), rue du Pré, au « numéro » : Le Pré.

Actuellement, la famille Rousseau (Michel Rousseau, fils d’Abel) occupe toujours le lieu. Il nous a permis de prendre les photos illustrant cet article.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:47

Vous trouverez cette semaine (49ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1800…
  • Gorron en cartes postales : rue de Bretagne (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la gare (2)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : autres associations (suite)

Catégorie échanges :

  • 1936, inondation à Gorron : les méfaits de la Colmont…
  • Le moulin du Pré : la ferme du Pré (suite)…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : le docteur Delacourt
  • Le Champ des Martyrs : la famille Le Toullenger…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : «Le météorologue »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (49ème/2015)...

Le même tronçon de la rue de Bretagne, numéros pairs, côté droit de la rue en descendant vers le Pont de Hercé. Voir rubrique « Gorron en cartes postales ».

Actualité de la semaine (49ème/2015)...
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:45
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

1800

Bonaparte tente de régler le problème de la chouannerie. Les opérations militaires ont repris. Le Premier Consul durcit son pouvoir et engage une réorganisation de la France.

A la Chaussée, 25 pluviôse année 8 (14 février 1800) - neveu

Jean-Jacques Garnier apprend à son neveu le décès de sa tante Marie-Magdelaine. Le rôle de la sœur aînée de Jean-Jacques par rapport aux enfants de son frère Guillaume est confirmé après la mort de celui-ci.

« Je ne m’attendais pas mon cher neveu à avoir de si mauvaises nouvelles à t’apprendre. Ma sœur qui t’a tenu lieu de mère et qui nous aimait tous si tendrement est décédée à ce que me mande mon frère. »

Il annonce qu’il renonce à sa succession malgré sa situation personnelle peu brillante. Il risque en effet de perdre la créance de 20 000 livres qu’il avait auprès de M. Nyon (libraire) qui est décédé et dont la maison est en quasi faillite.

« J’y renonce en faveur de vous tous quoique ce soit de ma part un véritable sacrifice dans la position où vient de me réduire la fortune. Nyon mon libraire et mon ami vient de mourir. J’avais pour lui une créance de vingt mille livres en numéraire sans compter un an ou deux d’arriérages. »

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:42
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

Rue de Bretagne

Toujours du côté droit de la rue dans le sens centre ville / Pont d’Hercé (numéros pairs).

Nous voyons un magasin de « Nouveautés ». En 1921, ce magasin est tenu par Gaston Lesault (marchand de tissus) et sa femme, Juliette Lesault. Nous retrouvons le couple Lesault en 1936. En 1962, ce sont Claude Lesault (le fils) et sa femme Hélène Gaugain/Lesault qui tiennent le magasin, 22 rue de Bretagne. En 1975 ils sont encore recensés comme « commerçants confection ».

Sur la photo récente, le rez-de-chaussée est occupé par deux boutiques : l’une de lingerie, l’autre de chaussures. Depuis peu, une boutique de vêtement a remplacé celle de chaussures et est réunie à celle de lingerie.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:37
Un siècle d’histoire…
Un siècle d’histoire…

Le tramway / la Gare

Les bâtiments de la gare (avec le café) peuvent être recensés : rue du Maine ou route de Brecé,

En 1906, le chef de gare (Firmin Talva et sa femme Françoise) est recensé rue du Maine ainsi qu’un employé du tramway Louis Belliard et sa femme Césarine Renard (qui pourrait tenir le débit de boisson).

En 1921, c’est Casimir Bontemps (et sa femme Berthe Bontemps, receveuse) qui est chef de gare, route de Brecé. Césarine Belliard est débitante (veuve de Louis Belliard).

En 1936, Victor Moisson est employé CFDM (Compagnie des chemins de fers de la Mayenne), ainsi que sa femme Alphonsine Moisson. Louis Belliard (fils, mécanicien chez Dollé) est recensé rue du Maine ainsi que sa femme débitante, Denise Belliard (il semblerait que le débit de boisson soit, cette fois, situé 39, rue du Maine).[1]

La ligne de chemin de fer sera supprimée en août 1947.

[1] Claude va pouvoir nous renseigner là-dessus….

Un siècle d’histoire…
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:35
Vers l’an 2000…

Autres associations

D’autres associations se sont distinguées, notamment par leur participation à l’animation générale de la ville dans des domaines très divers, souvent à caractère festif.

La musique

Une activité très ancienne à Gorron, relancée pendant les Trente Glorieuses puis, après un moment moins actif, dans les années 1975/1999…

En 1954, le Cercle musical gorronnais est créé : « une vingtaine de musiciens sous la baguette d’Henri Bar, directeur de l’usine de chaussures BTB ». Henri Bar, ancien instituteur, musicien, donnait des cours de violon et jouait lui-même dans des orchestres. Pour sa première manifestation publique, le Cercle décide de « donner l’Arlésienne (…) avec orchestre symphonique, chœurs, danses et théâtre ». Le spectacle a lieu pour la première fois le 17 octobre 1954 à la salle des fêtes municipale (l’actuelle salle d’honneur de la mairie). « Un triomphe ! Pendant cinq jours, le spectacle est donné à guichet fermé. Le public se bouscule pour entrer et des gens restent debout… »

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:30
Inondations...

Les méfaits de la Colmont à Gorron

Claude nous a signalé un article de « Ouest-Eclair « (05/01/1936) relatant une inondation importante sur la commune. Du Pont de Hercé jusqu’à la gare, des dégâts importants sont constatés.

« Gorron, 4 janvier (de notre correspondant) – Notre rivière, la Colmont, si paisible d’ordinaire, s’est mue dans la nuit de vendredi à samedi en un torrent impétueux à la suite des pluies diluviennes de ces jours derniers. Après avoir envahi les prairies et les jardins qui la bordent, l’eau entra dans les caves et même dans les maisons des riverains. C’est ainsi que chez Mme Morice, laveuse au pont de Hercé, l’eau, après avoir envahi le lavoir, entra dans sa maison et pénétra dans toutes les pièces, atteignant, à certains endroits 40 centimètres de hauteur. Mme Morice fut d’ailleurs obligée d’aller coucher chez son gendre.

Chez Mme Lefuzelier [Lefizelier ?], rue Jean-Jacques Garnier, qui était partie en voyage, les voisins furent obligés de demander des menuisiers pour démonter les meubles, car l’eau avait déjà envahi la maison. Elle entra même chez Mme Dreux, sa voisine qui est âgée de 86 ans, habite sa maison depuis au moins 40 ans, et qui n’avait jamais vu l’eau de la rivière entrer chez elle. »

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:28
La Pierre Tournante…

Le docteur Delacourt…

Grand, élancé, impeccablement vêtu, Hyppolite Delacourt était le seul médecin de la ville. Toujours souriant, affable, on l’adorait. Il habitait une belle maison, en face des Halles. Construite sur un petit monticule, il avait fait abaisser les murs du parc. Tous les mercredis, sur le marché des Bestiaux, les paysans pouvaient admirer l’imposante bâtisse. Par la large baie vitrée, on voyait souvent la domestique, tablier et petite coiffe blancs, épousseter les meubles ou frotter l’argenterie. Toujours le jour de marché.

Le mercredi, aussi, Hyppolite avait souvent une quelconque urgence. Il fendait la foule des paysans courbés, fier de ses bottes, de sa mallette et de la couleur de son cheval. Les trois d’un fauve du plus bel effet. Il saluait les uns, échangeait quelques mots avec les autres. A croire que le malade n’était pas si pressé…

Outre les soins qu’il pouvait délivrer, le docteur était essentiellement préoccupé par le souci de paraître et de se faire aimer. Il était bien avec tous les notables. Il accompagnait sa femme à l’église pour certains offices. Curieusement, il trouvait du temps libre lorsque l’église était pleine. Madame Delacourt était toujours élégamment vêtue. Accompagnée de son fils et de sa fille en bas âge, elle était plus discrète que son mari. Un peu dolente disaient certains.

Il y avait peut-être des raisons à cela. On aimait beaucoup le médecin mais de discrètes médisances couraient à son sujet. La fréquentation de quelques maisons douteuses, à la grande ville, par exemple. Les propos et les gestes, parfois un peu lestes du praticien, au cours des assemblées festives, alimentaient aussi les rumeurs. On n’était pas très loin de la réalité.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:26
Le Champ des Martyrs…

La famille Le Toullenger…

Le choix des noms propres est fait à partir de véritables noms de familles gorronnaises de l’époque mais légèrement transformés (il existait une famille Le Boullenger). J’ai choisi une de ces familles de notaires, qui, sans être noble, jouait un rôle important dans la paroisse, notamment en administrant les biens des seigneurs de la ville.

Outre les membres directs de cette famille, avec leurs domestiques, le beau-frère du notaire aura un rôle important dans le récit puisqu’il s’agira du curé qui sera à la tête de l’expédition menée contre les protestants supposés envahisseurs de la contrée. J’en ai fait l’oncle et le parrain de Jean. Encore un clin d’œil à Jean-Jacques Garnier dont l’oncle et le parrain (Jean-Baptiste Galesne) était aussi curé de Gorron et parrain du jeune homme.

Au départ, les cinq autres enfants de la famille n’avaient que peu d’importance pour le récit. Mais nous verrons comment au cours de l’écriture, certains joueront un rôle au départ non prévu. L’évolution imprévue du récit, à partir d’une trame relativement succincte, caractérise ce genre d’écriture chez moi.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:23
Note de lecture… par Maryvonne.

Le météorologue, de Olivier Rolin.

Livre à lire par respect pour toutes les victimes des idéologies de toutes sortes dès lors qu'elles se donnent les instruments pour imposer leur pouvoir. Ici c'est l'Etat stalinien, plus précisément pendant les années 30 de la Grande Terreur. Un fonctionnaire, météorologue, communiste convaincu, Alexei Vangengheim, est arrêté, exilé en camp stalinien, le premier camp de goulag près du cercle polaire, et exécuté dans l'anonymat complet, disparu pour les siens laissés sans nouvelles pendant 20 ans.

Rolin fait revivre avec lui ceux qui sont passés par ce camp, puis fait le récit de l'assassinat de masse où il est exécuté dans des conditions de déshumanisation totale, le mal absolu. Ce récit sobre mais glaçant fait surgir en nous les images de tous les morts des assassinats collectifs de l'Histoire, où toute humanité est niée (aussi bien du côté des bourreaux que des victimes).
D'Alexei Vangengheim reste une trace pleine de vie: les planches de dessins qu'il envoyait à sa fille âgée de 4 ans lors de son arrestation, que l'on regarde avec beaucoup d'émotion à la fin de notre lecture. Livre très dense, par sa documentation, la recherche exigeante de l'auteur, ses évocations poétiques au milieu de l'horreur, sa réflexion personnelle; et qui rend leur humanité à tous ces morts. Livre de devoir de mémoire et d'humanité retrouvée.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche