Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 février 2024 7 04 /02 /février /2024 12:03
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.

 

Recensement de 1962

 

Rue de Bretagne (côté pairs)

 

N° 30 : Arsène Chénel, boucher, son épouse Marie-Claire Laurier, leur fils Gérard,

                Germaine Laurier, sœur de Marie-Claire,

                Guy Hardouin, apprenti boucher.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…
Partager cet article
Repost0
3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 11:25

Note de lecture

 

« L’arrestation » (Dan Frank)

La période continue à m’intéresser (années 1970/80) avec son bouillonnement politique et social post 68. Je ne connaissais pas l’œuvre de cet auteur : un écrivain prolifique dans des domaines très divers, notamment la réécriture de documents produits par des « célébrités » (comme Rika Zaraï par exemple) ou la réalisation de nombreux scénarios.

Il a passé plusieurs semaines en prison préventive avant d’être condamné à une peine avec sursis dans le cadre de la lutte contre la violence d’extrême gauche. J’attendais une analyse de cette dérive violente, des motivations de chacun. En réalité, le livre traite essentiellement de l’enquête qui a amené Dan Frank en détention, du sentiment de trahison et d’injustice qui continue à le déstabiliser.

Heureusement, tout de même, on a aussi des retours en arrière qui nous ramènent à cette époque troublée. Mais le talent de l’auteur, son habileté, m’ont laissé sur ma faim. On ne suit pas son évolution, ce qui reste de ses engagements d’adolescent. Il se contente de disculper, d’effleurer…

Partager cet article
Repost0
2 février 2024 5 02 /02 /février /2024 11:38

Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…

 

Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)

Le curé Piard

1946

 

La guerre est bien terminée sur notre territoire mais tout n’est pourtant pas revenu à la normale sur la commune. On est encore tributaire des bons de viande, de pain et de bois. Une bonne nouvelle cependant, : le charbon, tant attendu, arrive enfin dans la ville. Le marché noir et les trafics n’ont cependant pas disparu.

Des figures nouvelles apparaissent : après le passage de l’abbé Blanc, un nouveau curé, Jean Piard, s’installe à la cure. Il sera élu président de la nouvelle association : l’union gorronnaise des combattants et prisonniers des deux guerres 1914 – 1918, 1939 – 1945. Un nouveau médecin, le Dr Berthelot remplace le Dr Hardouin.

Les fêtes et les célébrations reprennent : fête omnisports, fête de la victoire, bal de bienfaisance au profit des pauvres de la commune... Un cinéma est créé à la mairie, l’association Amicale Laïque offre aux jeunes ayant quitté l’école des activités sportives et culturelles. Avec la Jeanne d’Arc qui a poursuivi ses activités, on tente d’oublier les temps sombres de l’occupation. 

Partager cet article
Repost0
1 février 2024 4 01 /02 /février /2024 10:37

Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».

Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.

 

Préparation du débarquement en Normandie

Dès décembre 1943, Américains et Britanniques commencent à préparer le débarquement. Accumulation de matériels militaires, entraînement des troupes, choix du lieu… Pendant des mois, secrètement, se met en place un formidable plan d’attaque.

Le renseignement militaire joue un rôle important dans cette préparation. L’Allemagne a mis en place une gigantesque défense des côtes françaises sur l’Atlantique et la Manche. Blockhaus, minage des plages… Sur place, les mouvements de résistances participent à ce renseignement en liaison avec les forces alliées en Angleterre.

En Mayenne, des groupes de résistants dont nous avons déjà parlé deviennent de plus en plus actifs. A Ernée, par exemple, en liaison avec le mouvement « Libération Nord » de Laval, dès février 1944, un groupe s’organise en prévision de ce débarquement. Son objectif est le renseignement mais aussi le sabotage des voies de communication (routes, voies ferrées…), du réseau téléphonique…

En juin 1944, le groupe se rapproche de résistants de Fougères. Les résistants paieront un très cher tribut à la Libération de la France. Plusieurs d’entre eux seront arrêtés, torturés et emprisonnés. Cinq hommes sont fusillés le 23 juin 1944.

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2024 3 31 /01 /janvier /2024 11:41

 

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

 

Suite de la lettre (le soldat arrive à Clermont en Argonne)…

                A notre descente du train en arrivant ici, nous avons ressenti une certaine sensation de crainte due à l’obscurité naissante et aussi à la croyance de la présence de l’ennemi. Cette sensation a vite disparu quand nous avons su que la ligne de front était encore à environ 15 km de là.

                En sortant de la gare nous avons traversé dans la pénombre toute la ville pour aller rejoindre nos cantonnements respectifs. Nous remarquions avec dépit que lors de l’occupation de cette ville les boches y ont causé le plus de dégâts possible. Toute la ville haute c’est-à-dire toute la partie de la plus belle et la plus riche de la ville est détruite. Il ne reste plus que des ruines, pans de murs chancelants ne tenant plus debout que par miracle et amas considérables de débris de construction. Ce n’est plus qu’une ruine sans nom.

L’église même comme beaucoup d’autres bâtiments a perdu sa toiture et ne conserve plus que des murailles disloquées. Tout a été détruit par le feu qui pendant deux jours a brûlé sans répit (…) L’hôpital a été conservé grâce à la supérieure de cet établissement qui avait pris l’engagement de soigner les blessés boches.

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2024 2 30 /01 /janvier /2024 11:37

Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.

 

Derniers compléments

Pauline Crotté, épouse d’Adolphe Dreux (mort le 9 avril 1918).

On retrouve son décès en 1933 dans les registres journaliers d’inhumations aux archives de Paris. Elle est recensée comme veuve Adolphe Dreux.

Sauf erreur, elle ne s’est pas remariée.

 

Récapitulatif

Remariages : 7 sur 17

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2024 1 29 /01 /janvier /2024 11:29

A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.

 

1975

 

Rue Jean-Jacques Garnier

Lucienne Guerrier (épouse Ducoin), née le 21/10/1909.

Elle est la fille de Louis Guerrier, sabotier, et de Joséphine Roupenel, La Maison Neuve. Ils se sont mariés le 29/10/1901 à Gorron. Louis est originaire de Colombiers. Joséphine est originaire de La Dorée.

Elle ne sera pas retenue dans la recherche.

 

Récapitulatif 2

Sur 921 personnes retenues, 172 sont originaires de Gorron. Sur ces 172, 64 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.

 

Geneviève Bourges (épouse Desdouet), née le 03/05/1926

Sauf erreur, ses parents, cultivateurs seraient originaires de Chamgenéteux.

Elle ne sera pas retenue dans la recherche.

 

Récapitulatif 2

Sur 929 personnes retenues, 173 sont originaires de Gorron. Sur ces 173, 64 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2024 7 28 /01 /janvier /2024 12:14
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.

 

Recensement de 1962

 

Rue de Bretagne (côté pairs)

 

N° 26 : Célestine Leblanc/Lecourt.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…
Partager cet article
Repost0
27 janvier 2024 6 27 /01 /janvier /2024 11:32

Note de lecture

« Oh, Canada » (Russel Banks »

 

Un roman crépusculaire, testamentaire, du grand romancier américain Russel Banks.

Un documentarisme célèbre accorde une interview à un de ses disciples. Gravement malade, cette interview se transforme en un retour sur sa vie en présence de sa dernière compagne qui lui permet d’être le plus sincère possible. En revenant notamment sur les épisodes les moins glorieux de ses comportements. Les souvenirs remontent par séquences, pas toujours chronologiques. L’attitude de l’équipe qui filme est souvent intrusive peu soucieuse de l’état du malade.

Cela se traduit par un récit pas toujours facile à suivre. Avec, comme souvent chez les romanciers américains, des détails toponymiques, topographiques qui peuvent être fastidieux. Il n’empêche que le lecteur peut être fasciné par la densité du texte, la complexité psychologique des personnages.

 

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2024 5 26 /01 /janvier /2024 11:40

Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».

Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.

 

Bouilleurs de cru

Fabriquer de l’alcool à partir de fruits fermentés puis distillés est connu depuis des temps immémoriaux. Dans notre région, la distillation de pommes aboutissant à la « goutte » était une habitude dans la plupart des fermes. Progressivement, on a tenté de contrôler la production et la vente de cet alcool. Qui dit contrôle dit tentative de contournement avec la recherche de bénéfice illégal.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le contrôle du ravitaillement a entrainé des activités clandestines illégales, « le marché noir ». Tout naturellement, la fabrication et la vente de « goutte » s’est développée dans ce cadre.

Sur le blog nous avons déjà fait état d’un article de « Ouest-Eclair » de mars 1944 dans lequel il est fait état de l’arrestation d’une carriole dans laquelle un alambic était dissimulé sous des sacs. Le conducteur de la carriole prétendait ne pas connaître le propriétaire de l’alambic. Ce genre d’alambic circulait de fermes en fermes et permettait de fabriquer de la goutte clandestinement pendant la nuit.

Cette pratique permettra à notre héros de compenser la perte des tickets d’alimentation lors de sa clandestinité.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche