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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:18

Les élections municipales pendant les Trente Glorieuses.

 

29 avril et 13 mai 1945.

 img986.jpg

Maire : Lucien Dollé (originaire de Gorron), mécanicien agricole, rue Corbeau-Paris. Se succède à lui-même.

Adjoints : Fernand Marais (originaire de Commer), directeur d’assurances (Mutuelles du Mans), rue de la Mairie ; Alphonse Bordelet (originaire de Oisseau), entrepreneur de transport, rue Corbeau-Paris.

 

10 mai 1948.

 

A la suite du décès de L. Dollé, installation du conseil municipal.

 DSCN3894-copie-2.JPG

Maire : Fernand Marais.

On enregistre 4 adjoints : Maurice Dufour (originaire d’Ernée), pharmacien, rue Magenta (actuellement place du Général Barrabé) ; M. Bouillon ( ?) ; Félix Mérienne (originaire de Brécé), courtier en bestiaux, rue de Bretagne ; Alphonse Foucoin (originaire de Châtillon), clerc de notaire, rue Corbeau-Paris.

 

Fernand Marais est élu municipal depuis 1930. Il connaîtra une longue carrière de conseiller général. Il se retirera du Conseil général en 1973. Il décède en 1974.

 

04 août 1952.

 

A la suite de la démission de F. Maret, battu aux élections cantonales par le Dr Favard, installation du conseil municipal.

 img987.jpg

Maire : Maurice Dufour.

Adjoints : Roland Bohuon (originaire de Combourg), huissier de justice, rue Brochard-Brault ; Dr Berthelot, médecin, rue du Maine ( ?).

 

Maurice Dufour est toujours maire en 1975. Installé comme pharmacien à Gorron en 1934, il devient conseiller municipal des 1938. Son mandat de maire se poursuivra bien après 1975. Il sera un des plus longs que la commune ait connu.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:14

L’évolution des métiers de 1962 à 1975.

 

Les éléments en rouge correspondent aux pages du recensement dépouillées pendant la semaine. Le nombre total indiqué correspond au recensement de 1962.

 

Agriculture / élevage : 180.

Agent technique d’élevage, jardinier, maréchal expert, contrôleurs laitiers (3), vétérinaires (5), pisciculteur, grainetier, ouvrier horticole, ouvriers(ères) pépiniéristes (9), cultivateurs(rices) (16), marchand de bestiaux, motoriste agricole, paysagiste, pépiniéristes (5), inséminateurs (2),  mécaniciens agricoles (4), exploitant agricole, agent du contrôle laitier, ouvrier agricole, négociant en aliments du bétail, employés de ferme (2), porcher, horticulteur, apprenti horticulteur, fleuriste, éleveur, négociants en bestiaux (2), aide de culture, paysagiste, commerçant graines engrais, ouvriers mécaniciens agricoles (2), herbager, apprenti mécanicien agricole, employé paysagiste.

 

Usines : 178.

Ouvrières soudeuses (9), ouvrier(ères) d’usine (104), ouvrière mouleuse, manutentionnaire, piqueuses (6), mécanicienne manutentionnaire, soudeuse, contremaître métallurgiste, coupeur en chaussures, tourneur, stratifieurs(es) (2), piqueuse en chaussures, tourneur sur métaux, tourneur ajusteur, ouvrier en métallurgie, ouvrière piqueuse, chef d’atelier, ouvriers tôliers (2), ouvrière en chaussures, ajusteur, ouvrier fraiseur, directeur d’usine (chaussures), chaudronnier, conducteur de presse.

 

Travail du bois / ameublement : 67.

Ouvriers menuisiers (21), apprenti tapissier, ouvriers ébénistes (3), scieur de bois, apprentis menuisiers (3), menuisiers ébénistes (3), tapissiers/décorateurs (3) ébénistes (3), menuisiers (4), manœuvre menuisier, vernisseur, tapissiers (2), gérants de société (Monnier) (2), ouvriers tapissiers (3) représentant meubles, décorateurs(ices) (2), ouvrier de scierie, ouvriers ponceurs (2), ouvrier vernisseur, vendeuse meubles, négociant en meubles.

 

Employés maison : 66

Employées de maison (13), femmes de ménage (15), aide ménagère.

 

Nourriture / restauration : 49.

Débitants(es) de boisson (7), commerçantes alimentation (3), bouchers(ères) (6), employée de boucherie, charcutier, ouvriers charcutiers (3), boulangers(ères) (7), ouvriers boulangers (2), ouvrier boucher, restauratrices (2), employés de restaurant (2), cuisiniers (3), chefs cuisiniers (2), gérante alimentation, serveuse, hôteliers(ères) (2), boucher charcutier, boucher marchand de bestiaux, employée de bar, charcutiers(ères) (2), gérants(es) Economique (2), vendeur alimentation négociant bière et charbon, hôtel restaurant, plongeuse.

 

Administration /  comptabilité / bureaux : 40.

Inspecteur d’assurances, employés de banque (6), comptables (4), employés de bureau (20), secrétaires (10), agents d’assurances (2), clercs de notaire (3), secrétaire/vendeuse, directeur de banque, employés d’assurances (3), employé d’assurances, gérant Crédit Mutuel, agent bureau, secrétaire d’atelier, secrétaire de mairie, sténos dactylos (3), secrétaire dactylo, aides comptables (2), agent du recouvrement du Trésor, agent du Trésor, secrétaire comptable, notaires (2), agent d’administration principal des P.T.T., secrétaire aide comptable, aide comptable vendeuse, employés(es) des P.T.T. (3)., agent technique eaux et forêts, agent d’exploitation P.T.T., dactylo caissière, receveur local des impôts, préposés aux P.T.T. (2), aides comptables (2), employées aux écritures (5), adjointes de direction (2), agent TVA, commis en comptabilité, directeur de banque, agent d’assurances immobilier, receveur des P.T.T.

 

Bâtiment : 40.

Plâtriers (2), ouvrier chauffagiste, artisan maçon, ouvriers peintres (2), monteurs en préfabriqué (4), menuisier, ouvriers charpentiers (7), plombiers chauffagistes (4), plombier, ouvriers maçons (11), couvreur/ zingueur, charpentiers/couvreurs (3), peintres en bâtiment (5), menuisier artisan, entrepreneurs de maçonnerie (3), charpentiers (2), carreleur, entrepreneur, ouvriers électriciens (3), peintre décorateur, ouvriers plombiers (4), chef de chantier, chefs d’équipe (2), plombier électricien, maçon, peintre.

 

Mécanique / automobiles / chauffeurs : 40.

Transporteur moniteur auto-école, ouvrier mécanicien auto, conducteurs d’engins (4), dessinateur construction mécanique, chauffeurs de taxi (2), chauffeurs livreurs (9), électromécanicien, chauffeurs (5), mécaniciens cycles (2), ouvrier mécanicien cycle, mécaniciens (4), chauffeurs (6), ouvriers mécaniciens (8), chauffeurs routiers (2), transporteurs (2), chauffeur de car, garagistes (3), tôlier réparateur, transport et travaux publics, pompistes (2).

 

Habillement : 38.

Commerçants mercerie bonneterie (3), commerçantes de chaussures (4), cordonniers (2), commerce teinturerie laine, ouvrier teinturier, commerçante de laine, commerçant chapellerie, commerçants en bonneterie (2), vendeurs en confection (2), commerçants(tes) en confection (4), vendeurs nouveautés, mécaniciennes en confection (2), corsetière, couturières (6), piqueuse en confection, repasseuse, monitrice habillement, représentant en chaussures.

 

Artisanat divers (36).

Coiffeurs(euses) (9), photographes (2), sellier/litier, quincailliers/plombiers (2), horloger,  typo-offsetiste, typographes (3), tonnelier, plombier, négociant fuel/charbon, négociant bière/vin, bourrelier, artisan forgeron, installateur électroménager, compositeur typographe, électriciens (2), assistante photographe, peintre décorateur.

 

Commerçants divers (22).

Employé(es) de commerce (9), gérante de bijouterie, apprentie vendeuse, commerçants (3), commerçant en tapis, quincaillier, représentants de commerce (3), vendeurs(euses) (5), dépôt de presse/tabac, gérante de magasin, vendeuse comptable, droguiste, commerçantes droguerie (2), représentant, délégué commercial, agent commercial, employé de magasin, radio électricien.

 

Enseignement : 19.

Instituteurs(rices) (24), éducatrices (2), maîtresse de maison (familiale), directeurs(rices) de CEG (2), étudiant(es) (3), professeurs (9), femmes de service (2), employée communale, institutrice remplaçante, enseignante, aide maternelle, religieuse éducatrice.

 

Santé : 19

Pharmacien d’officine, docteur en médecine, infirmières (2), préparateurs(ices) en pharmacie (3), aides soignantes (3), chirurgien dentiste, agents hospitaliers (2), religieuses infirmières (2), infirmière, pharmacien, ambulancière.

 

Divers : 16.

Magasiniers (8), manœuvres (6), manutentionnaires (7), artiste peintre, concierge, frigoriste, agent technique, , PDG, gérant d’entreprise, chef d’entreprise, directeur de succursale, gérant de société, ouvrier, agents de travaux (2), câbleurs(ses) (5), monteur en chalet, confectionneurs(ses) (4), agent de direction,  employée de laboratoire, S M électricien, prêtres catholiques, présentatrice, électricien frigoriste, chef de service achat, aide familiale, technicien en matière plastique, testeur, ouvrier frigoriste, chef outilleur, micro-électricien, ouvrier manœuvre, retoucheuse, monitrice, ouvrière câbleuse, chefs de service (2), adjointe de direction, agent de maîtrise, technicien, fontainier, employés communaux (2), gardienne d’enfants.

 

Voirie : 13.

Cantonniers communaux (2), assistant technique Ponts et Chaussées, conducteur TPE, cantonniers (2), agents des TPE (2)

 

Police /  justice : 8.

Huissier de justice, garde-champêtre, gendarmes (6).

 

Evolution

 

Nouveaux métiers / nouvelles appellations :

 

Ambulancière.

 

Le 10 juillet 1970 une loi structure cette profession avec, en 1973, la mise en place de l'Agrément des entreprises de transports sanitaires et du Certificat de Capacité d'Ambulancier.

 

Monitrice en confection.

 

Employées dans les industries de l'habillement, les monitrices montrent les procédures aux mécaniciennes qui assurent le travail de base : le montage du vêtement.

 

Pompiste.

 

La distribution du carburant pour les véhicules automobiles peut être distincte de l’activité de garagiste, compte-tenu du développement de ce secteur.

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:13

Biographie de Jean-Jacques Garnier (9).

 

La fratrie (suite)

 

Jean-Jacques est  le quatrième enfant, aîné des garçons, né le 18 mars 1729.

 

Le cinquième enfant est à nouveau une fille : Jeanne Marie. Elle est née le 06 avril 1731. On ne trouve pas trace de son décès sur la commune de Gorron. Elle pourrait donc être la seconde fille religieuse de la famille.

 

Le sixième enfant est un garçon : François. Il est né le 16 juillet 1732. Il serait décédé le 06 mai 1737 à l’âge de cinq ans. Sur l’acte de décès, cependant, il est bien noté Marie Galesne pour la mère mais François Garnier pour le père (erreur de transcription ?). Dans les sources déjà citées, François Garnier serait devenu curé de Lesbois. Il est difficile pour l’instant de trancher entre les deux hypothèses.

 

Le septième enfant est un garçon : Julien. Il est né le 28 septembre 1733. Il s’est marié le 10 juillet 1766 à Gorron avec Jacquine Leboullenger. Il est alors recensé comme sieur de Grappay (le domaine lui aurait donc été transmis et non à un fils aîné, Guillaume qui n’apparaît pas sur les actes) après avoir été maréchal des logis au régiment du Colonel général des dragons. Dans les sources déjà citées, Julien aurait été curé de Hercé, ce qui paraît douteux étant donné l’acte de mariage consulté. A noter qu’il y avait un lien de parenté entre les époux (Jacquine Leboullenger et la fille d’Antoine Leboullenger, sieur Deschamps et de Françoise Gobbé) puisqu’ils ont obtenu une dispense de la part de l’évêque du Mans.

 

Le huitième enfant est une fille : Marie Anne. Elle est née le 14 décembre 1737 et décédée le 14 décembre 1743.

 

Le neuvième enfant est un garçon : Guillaume. Il est né le 09 mars 1740. Il était marchand,  marié à Françoise Tréhet dont il eut quatre enfants. Il est décédé avant 1786.

 

Le dixième est un garçon : René. Il est né le 03 mars 1742. C’est lui qui deviendra curé de Hercé. En 1786, il est nommé tuteur des enfants de son frère Guillaume. Un décret d’arrestation est lancé contre lui le 27 septembre 1797 (il avait refusé de prêter serment à la Constitution). Le 29 septembre 1799, il est emprisonné à la maison de détention d’Evron. Il aurait été transféré ensuite à Rambouillet.

 

Nous n’avons pas retrouvé d’acte de décès pour ces deux garçons à Gorron.

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:06

La pâtisserie, 2 rue de la montée (parfois recensée rue de Bretagne).

 

Familles : Flandreau/Gayet/Adam/Cordon

 

En 1975, Christian Cordon (originaire de Château-Gontier) et Danièle Cordon/Couveau (originaire de St Fort) tiennent la pâtisserie, 2 rue de la Montée. Cette pâtisserie a récemment disparu, transformée en magasin de jouets.

 

Cette pâtisserie apparaît pour la première fois rue de la Montée sur les listes de recensement en 1876, Elle est alors tenue par Pierre Flandreau (originaire de La Ferté St aubin) et Jeanne Flandreau/Bahier (originaire de Colombiers).

 img852.jpg

En 1881, ce sont René Gayet (originaire de Monbizet) et Joséphine Gayet/Levillain (originaire de Ballon) qui tiennent la pâtisserie.

 

En 1911, René et Joséphine tiennent toujours la pâtisserie. Ils ont deux fils (jumeaux) qui exercent aussi le métier de pâtissiers : Joseph et Georges.

 

En 1921, c’est Maria/ Gayet (originaire de L’Epinay le Comte), femme de Georges, qui tient la pâtisserie alors que Georges est recensé comme mécanicien.

 img142---Copie.jpg

En 1936, Georges Gayet est recensé comme pâtissier et tient la pâtisserie avec sa femme Maria.

 

En 1962, ce sont Roland Adam (originaire de Coutances) et Annick Adam/Bard (originaire de Gratot) qui tiennent la pâtisserie.

 

Nous reviendrons la semaine prochaine sur la famille Gayet, rue de Bretagne, descendant de René Gayet et Joséphine Levillain.

 

img142.jpg

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:04

Correspondance pendant la Seconde Guerre mondiale…

 

L’auteure des lettres s’appelle Renée. Elle est employée chez un couple qui est beaucoup pris dans [leurs] affaires. Elle écrit à sa tante et son oncle qui continuent à envoyer des victuailles dont les patrons de Renée peuvent aussi bénéficier.

Elle a un enfant, Gilbert qu’elle veut éloigner de la capitale qui subit les effets de la guerre.

 

« Le 18.4.42. »

 

« Enfin mon petit Gilbert restera à la Heïquinière jusqu’au mois d’août quand j’aurais mes vacances je réussirai peut-être à le mettre quelque part car Paris n’est pas sûr tant qu’il y a la guerre ce mois-ci on a eu moins d’alerte mais ça ne va pas durer vivement que cela finisse ce n’est plus de vie tout ça c’est des drôles d’oiseaux. »

 

« Je termine pour ce soir il se fait déjà  tard je pense que dans 3 mois j’irai vous voir à moins qu’il y ait du changement. »

 

La situation de la France occupée en avril 1942. Des Français résistent à l’occupation allemande. Il y a des attentats contre les soldats et les officiers allemands. La police allemande (Gestapo) arrête et torture. On exécute des otages.

 

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:02

Au rythme de la cloche

 img985.jpg

            Cette alerte avait été donnée par la fameuse cloche, fixée sur le bâtiment central, au-dessus du préau droit. Pour qui a passé des années au collège, le son de cette cloche doit résonner encore à ses oreilles. Elle rythmait la vie des élèves et plus particulièrement des internes. Je suppose que les habitations voisines de l’établissement « bénéficiaient »  aussi de ces appels.

 

            Entrées et sorties des cours, des études, fin des récréations, regroupement pour le réfectoire… Etre désigné pour « tirer » la cloche pouvait être un honneur, disons un plaisir qui rompait un peu la monotonie de journées parfois bien longues. C’est au son de cette cloche que nous allons poursuivre notre visite.

 

            La chaîne, après avoir traversé le préau, aboutissait dans l’angle gauche de celui-ci. Il y avait souvent, à cet endroit, une grappe d’élèves, agglutinés, se réchauffant contre le mur du bureau du Surveillant Général, les soirs d’hiver. C’est vraisemblablement contre ce mur que se situait le poêle à bois destiné au confort de l’administration. De ces fameux poêles sur lesquels je reviendrai : brûlants pour ceux qui en étaient proches, poussifs pour les plus éloignés.

           

La cloche, lors de notre dernière visite, avait disparu. Seul en restait le support en haut du mur. Dans mes souvenirs, il n’y avait pas de porte communiquant avec le bureau du Surveillant Général mais une fenêtre qui nous permettait de voir un peu ce qui pouvait se dérouler dans ce lieu parfois angoissant. Nous pouvions, par exemple, distraire l’élève débout devant le bureau, tancé par l’autorité, et ayant du mal à garder son sérieux. C’est là aussi que nous pouvions découvrir ou malheureusement redécouvrir, pour certains, les surveillants qui se présentaient avant de prendre leur fonction.

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:00

Remords et culpabilité…

 

Mes larmes avaient cessé. Je retirai, maintenant un peu mélancolique, le fer du ventre inerte de l’Allemand. Je me baissai m’emparant de sa plaque d’identification. Encore un réflexe, sans intention. Je faillis la jeter quand un de mes compagnons vint me frapper l’épaule, un large sourire aux lèvres. Il tenait dans sa main plusieurs plaques et les brandissait comme un joyeux trophée. J’entendais autour de moi des cris de joie sauvage. Beaucoup riaient, certains s’acharnaient même sur des corps manifestement sans vie. Je dus participer au rude plaisir des mâles vainqueurs. Toute mélancolie, tout remords auraient pu être pris comme une véritable trahison. Ce n’était pas tous les jours que nos charges inutiles  permettaient  de conquérir une tranchée ennemie. Chacun savait que la grande victoire n’était que dérisoire. Que demain, peut-être, la tranchée serait reprise. Mais tout le monde jouait sa partition. Notre lieutenant, s’il n’était pas mort, aurait sans doute la croix de guerre. Peut-être que quelques modestes soldats obtiendront quelques distinctions. Le colonel visitera les troupes, fier du courage de l’armée française. Et entre temps l’alcool coulera à flots.

En réalité, au moment où j’écris ces lignes, le colonel n’est pas encore passé. L’alcool a été restreint. Le lieutenant est toujours plus irascible. La tranchée a été reprise. Et j’essaie d’exprimer ma honte. Ainsi je suis tombé aussi bas que ces brutes qui parfois me font horreur. J’ai beau me persuader qu’il s’agissait de légitime défense. Qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Je ne peux oublier ce moment de joie douteuse. L’instant avait été très court mais il avait été. Autant je pouvais excuser ma participation un peu lâche à la liesse de la victoire. Elle était consciente et pouvait être justifiée. Je n’avais pas l’étoffe d’un héros et n’en avais pas le goût. Autant cette émotion tirée du plus profond de moi, échappée au minimum de conscience qui donne à l’homme un peu de dignité, m’était insupportable. Il allait falloir, désormais, en plus de la dureté de cette guerre absurde, porter cette culpabilité qui prolongera sans doute encore les douleurs jusqu’alors rencontrées.

 

 

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:57

De Jean-Jacques Garnier à Ernest Renan (5).

 

Les fratries…

 

Jean-Jacques Garnier est le quatrième enfant d’une fratrie de dix.  Parmi ses neuf frères et sœurs trois au moins seraient décédés en bas âge. Si l’on en croît certaines sources, quatre seraient devenus prêtres ou religieuses. Plus sûrement, on peut faire état d’un ancien maréchal des logis retourné sur le domaine familial (le Grappay), Julien. Une des sœurs (Marie Madeleine) s’est mariée à un veuf, originaire de Colombiers, bourg proche de Gorron. Pour les autres membres de la fratrie, nous n’avons pas d’information fiable sur leur activité.

 

Ernest Renan est le troisième enfant d’une fratrie de trois. L’aîné, Alain, travaillera dans la banque, d’abord à Paris puis à St Malo. La sœur, Henriette, fera une carrière dans l’enseignement et deviendra, notamment préceptrice dans une famille princière de Pologne. Elle restera en lien étroit avec son jeune frère et s’intéressera de près à sa carrière.

 

En un siècle, la démographie a bien changé en France. Les familles  nombreuses avec une mortalité infantile importante sont choses courantes, même dans les familles de milieu relativement aisé et éduqué, au 18ème siècle. Au 19ème, une évolution s’amorce à ce niveau avec les progrès de la médecine et de l’hygiène.

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:14

Vous trouverez cette semaine (24ème /2013)

 

Catégorie histoire locale :

-          Trente glorieuses : assainissement de la ville…

-          Gorron : évolution des métiers (1962/1975)…(14)

-          Vie économique : les charcuteries…

-     Biographie : Jean-Jacques Garnier (8)…

 

Catégorie échanges :

-          Correspondance : Paris Gorron, mars 1942 (2)…

-          Souvenirs : l’ancien Collège d’Ernée (12)…

 

Catégorie fictions :

-          Saga Gorronnaise : un misérable exploit…

 

Point de vue :

-          La démocratie des crédules : la paresse cognitive…

 

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

 

stade-lucien-dolle-gorron.jpg

 

Dans le prolongement du complexe sportif Lucien Dollé, un autre complexe a été construit entre la route de Brecé et la route de St Etienne. On lui a donné le nom d’un autre maire de Gorron : Maurice Dufour.

 

stade-lucien-dolle-gorron---Copie.jpg

 

On y retrouve un stade de football (entouré d’une piste d’athlétisme), prolongé par deux terrains d’entraînement divers et bordé par deux courts de tennis couverts.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:11

Evolution de la salubrité publique sur la commune (assainissement, eau potable, ramassage des ordures…)

 

Avant la Seconde Guerre mondiale, on accédait à l’eau potable grâce à de nombreuses pompes publiques. Les égouts de la ville se déversaient dans les ruisseaux qui pouvaient traverser les propriétés privées. Les ordures quotidiennes (boues) ramassées par les employés de la ville étaient entreposées sur le champ de foire puis vendues comme engrais. L’ancienne carrière de pierre de la Pierre Pichard servait aussi de dépôt d’ordures.

 DSCN3953.JPG

Dès 1945 des projets d’alimentation en eau potable et d’évacuation des eaux usées (« Tout à l’égout ») sont mis en discussion.

 

La réalisation et l’extension de ces projets demanderont de nombreuses années. En 1951, on pose des canalisations pour l’arrivée de l’eau potable dans la rue Corbeau-Paris. En 1953, tous les usagers ont droit à un robinet gratuit dans leur maison, à l’endroit de leur choix. En 1956  on construit une station d’épuration des eaux usées (un nouveau projet verra le jour en 1963).

En 1958, la commune traite avec la Sablaise des eaux pour l’exploitation et le service des eaux ; les immeubles sont branchés sur le réseau d’assainissement. En 1966, le réseau d’assainissement est étendu.

 

En ce qui concerne les ordures ménagères et la décharge de la Pierre Pichard, il y a peu d’évolution. Mis à part l’achat d’une benne à ordures en 1970.

 

En 1960, on vend toujours les « boues » et les ordures ménagères. En 1962, une personne se noie dans la carrière de la Pierre-Pichard dans laquelle s’accumule l’eau stagnante. En 1966, le dépôt d’ordures de la Pierre Pichard est loué. En 1969, il est dératisé…

 

 

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