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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:10
Règlement de police de la ville de Gorron au 19ème siècle (1875)…

Ordre et sûreté… (3)

Les incendies ont longtemps été la hantise des habitants de la ville. A Gorron, à l’époque, les pompiers n’avaient à leur disposition qu’une pompe à bras. On peut voir ce qu’il en reste sur la photo ci-contre.

« Il est enjoint à tout propriétaire ou locataire de faire ramoner, aussi souvent qu’il sera nécessaire, les cheminées des lieux qu’ils habitent.

Il est enjoint à tous les boulangers, marchands de bois et autres, ayant des meules de fagots ou de paille, de les placer dans un lieu défendu par une clôture, à dix mètres de distance au moins de tout bâtiment ou de passages public.s

En cas d’incendie, les habitants qui ont un puits, une fontaine ou un abord à la rivière, seront tenus d’en laisser libre accès à l’administration ou à ses délégués. »

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:09

Amour ancillaire…

Si je faisais figure de privilégié en partageant parfois ces plaisirs raffinés, on me faisait sentir qu’il ne fallait pas pour autant me croire installé. On me réservait le plus souvent les miettes du festin. Et si ces miettes étaient pour moi un menu inespéré, je devais garder mon rang et remercier platement, je dirais même bassement. Le plus dur était encore le sourire gêné de certaines femmes tentées par la sauvagerie du soldat, ma réputation ayant franchi les bienséances. Et si même pour quelques-unes d’entre elles l’envie d’y revenir était trop forte, je devais bien comprendre que tout cela était exceptionnel, des erreurs d’un soir qu’il fallait très vite oublier. C’est sans doute pour ne pas l’avoir fait que ma troisième surprise faillit tourner bien mal pour moi. Sans compter le sort plutôt triste de notre lieutenant. La dureté de la guerre pouvait être supportée grâce aux pauses accordées entre les montées en ligne. Les plus modestes s’arrêtaient aux villages de l’arrière qui avaient su aménager des lieux de repos pour le soldat méritant. L’essentiel de ces lieux reposant sur l’alcool et les femmes. Les officiers ne pouvaient se compromettre aussi vulgairement. C’est pourquoi en dehors des repas et de leurs prolongements, dont j’ai déjà parlé, on cherchait plus loin des plaisirs plus raffinés ayant un rapport avec la vie d’avant la guerre. On y perdait en spontanéité, en satisfaction immédiate d’envies un peu vulgaires mais on se dépaysait, oubliant un peu la triste vie du combattant. Mon lieutenant avait ainsi loué une automobile et s’en allait plus loin lors de ses périodes de pause. Il avait rencontré une jeune fille de bonne famille avec laquelle il entretenait une cour à l’ancienne et échangeait des lettres subtiles où l’amour s’épanouissait. Or, il lui prit un jour de me demander de l’accompagner. En tant que chauffeur, bien sûr, non invité à la table de la famille de la demoiselle, mais avec le statut de domestique bien intégré.

Ces quelques jours soustraits au front me convenaient plutôt. Nous partions de bonne heure le matin et arrivions à la propriété pour le déjeuner. Il s’agissait d’un manoir restauré, d’un goût discutable, mais en tout point confortable. Je déjeunais à la cuisine d’un menu sans doute moins relevé que celui des maîtres mais plus que convenable comparé au régime ordinaire de notre régiment. Et puis, à la cuisine, il y avait Marie. Elle était jeune, elle était fraîche et pour tout dire un peu dévergondée. Pendant que mon lieutenant comptait fleurette à la jeune fille enamourée il arrivait souvent, à Marie et à moi, de goûter à des fruits un peu plus acides. Tout était allé très vite. Nous en avions envie tous les deux. Nous nous le fîmes savoir sans trop de précautions. Cette franchise, cette spontanéité, ajoutées à l’urgence de la guerre, s’avérèrent parfaites pour notre accord charnel. Notre aventure fut connue très vite dans toute la maison et on s’en amusa. Tant que cela restait à la cuisine on s’en accommodait. Je crois même que le lieutenant et la jeune fille pimentaient un peu leur discours amoureux des frasques supposées du soldat et de la cuisinière. Nous en parlâmes une fois sur la route du retour. Nous n’en étions pas tout à fait aux réelles confidences mais le lieutenant se laissa aller à parler d’une promesse qui devait bientôt se concrétiser. Et de fil en aiguille, lorsque nous arrivâmes à notre cantonnement, je savais le jour et pratiquement l’heure à laquelle devait succomber la jeune fille, vierge naturellement. Or, le jour où l’acte devait être accompli, le lieutenant désespéré vint me voir. Le colonel avait absolument besoin de lui. L’élaboration d’un plan d’urgence dont la victoire dépendait. Il était trop tard pour prévenir la belle qui serait certainement très déçue. Et le lieutenant me supplia d’aller annoncer moi-même la mauvaise nouvelle.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:03
De Jean-Jacques Garnier à Ernest Renan…

Renan au Collège de France…

Nous avons vu le rôle fondamental de Jean-Jacques Garnier dans la réorganisation du Collège de France au XVIIIème siècle. Cent ans plus tard, Ernest Renan postulera pour devenir professeur dans l’établissement, poste prestigieux et bien rémunéré.

Nommé en 1862, quatre jours après sa leçon d’ouverture, les catholiques, qui le considèrent comme un hérétique, obtiennent la suspension de son cours. Le divorce avec l’Eglise s’accentuera avec la parution de La vie de Jésus. Renan, qui ne pourra enseigner au Collège de France, finira par être démis de ses fonctions en 1864.

Il lui faudra attendre 1870 pour retrouver sa chaire. Il deviendra ensuite, comme Jean-Jacques Garnier, administrateur du Collège de France en 1883. Il fut réélu à trois reprises dans ce poste qu’il considérait comme un grand honneur pour lui. Il y restera jusqu’à sa mort.

La fidélité à l’Eglise amena Jean-Jacques Garnier à quitter le Collège de France en 1790 (il refusa de signer la Constitution Civile). La critique de l’Eglise faillit empêcher Ernest Renan d’entrer au Collège de France. Les deux hommes avaient pourtant en commun la recherche honnête de la Vérité.

Ci-contre, le bureau de Renan au Collège de FRance.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:33

Vous trouverez cette semaine (42ème /2013)

Catégorie histoire locale :

- Trente Glorieuses : livret : l’activité économique…

  • Trente Glorieuses : dernières évolutions…
  • Vie économique : l’imprimerie Béchet (2)…

- Biographie de Jean-Jacques Garnier : Collège de France…

Catégorie échanges :

  • Le règlement de police de 1875 : ordre et sûreté (2) …
  • L’Echo de Notre Dame du Bignon (1938) : la politique…

Catégorie fictions :

  • Saga Gorronnaise : une certaine réputation ?…

Point de vue :

  • De Jean-Jacques Garnier à Ernest Renan : Académie des Inscriptions et belles lettres…

Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise…

  • Sortie champignons : dimanche 13 octobre 2013.

( ! ) Un problème technique empêche l’ouverture de la catégorie « fiction ». Vous pouvez y accéder en cliquant directement sur les articles.

( ! ) Un changement dans l’administration du blog peut perturber la présentation des articles (notamment les photos).

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (42ème/2013)...

« Le dimanche 5 mai, 9 cyclistes du Guidon Gorronnais se sont retrouvés place du Champ de foire pour prendre la direction de Schwaikheim… » (Courrier de la Mayenne 09/05/2013).

Cette longue randonnée (950 km) s’effectue dans le cadre du jumelage Gorron/Schwaikheim.

Actualité de la semaine (42ème/2013)...

Le livret réalisé par J. Lecomte retrace la lente création de ce jumelage, de l’initiative prise par la Section des Anciens Combattants Prisonniers de Guerre de Gorron fin 1966 en direction de leurs homologues allemands à la signature officielle du jumelage entre les deux villes en septembre 1986.

Au cours de ces vingt années, les échanges entre Gorron et la ville allemande ont été très nombreux (sport, musique, bals, séjours…). Et nous voyons donc que l’association continue à vivre pleinement 47 ans plus tard.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:30
Les Trente Glorieuses : livret (3)…

L’activité économique

Commerce et artisanat

Beaucoup d’activités commerçantes et artisanales étaient déjà présentes dès le 19ème siècle et souvent nous les retrouvons sur les mêmes lieux d’exercice. C’est le cas de :

Trois boulangeries : 16, Grande Rue, 3, rue de Bretagne et 2, rue du Maine.

Quatre boucheries : 18, rue de la Mairie, 12, rue du Bignon, 4, rue de Bretagne et 30, rue de Bretagne.

Une charcuterie : 15, Grande Rue (photo ci-contre).

Deux merceries/ bonneteries : 1, Grande Rue, 2, rue Magenta.

Une chapellerie : 3, place de la Houssaye.

Deux hôtels/restaurants : 2, rue de Bretagne, 41, rue de Bretagne.

Une pâtisserie : 2, rue de la Montée.

Une quincaillerie : 23, rue de la mairie.

Un salon de coiffure : 7, place du Général Barrabé.

Une horlogerie/bijouterie : 29, rue de la Mairie.

Une pharmacie : 1, place du Général Barrabé.

Une ferme : le Bignon.

Un plâtrier : 12, rue de la Mairie.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:29

Pour clore cette série consacrée aux évolutions de la ville entre 1945 et 1975, quelques éléments disparates…

Achats : acquisition d’un fourgon incendie (1958) ; l’église va être dotée d’un orgue électrostatique (1969) ; acquisition d’une benne à ordures (1970) ; faute de cheval, le service corbillard ne sera plus assuré : achat d’une voiture fourgon (1972).

Réparations, entretiens : des grilles sont prévues pour entourer le monument aux morts (1949) ; restauration des vitraux de l’église, travaux de rénovation au monument aux morts ; rénovation des peintures du corbillard (1956); agrandissement du cimetière (1962) ; emplacements de panneaux publicitaires (1970) ; nouvelles plaques de rues, remplacement des horloges de la mairie et de l’église (1971).

Activités nouvelles : indemnité pour le garde-champêtre : pour ses fonctions de tambour et de colleur d’affiches, réorganisation de la compagnie des sapeurs-pompiers, premier cours de secourisme (1953) ; ouverture d’un salon de coiffure pour hommes par Robert Gendron, rue Jean-Jacques Garnier, installation d’une station service (M. Dollé) au Champ de Foire. (1958) ; la Caisse Mutuelle de Dépôts et de Prêts est inaugurée (1958) ; inauguration d’une agence BPO (1971) ; implantation d’un CAT (accueil et aide par le travail de jeunes handicapés) (1973).

Faits divers : violent orage sur Gorron : quatre vaches sont foudroyées, deux sapeurs-pompiers sont mortellement blessés dans l’année (1953) ; un cyclone accompagné de tonnerre a saccagé plusieurs plantations. La maison natale de Jean-Jacques Garnier s’effondre à la Grange (1954).

Divers : suppression de la taxe sur les chiens (1959) ; une pétition demande la pose d’un sapin de Noël, place de la Houssaye (1961) ; accord pour le remembrement (1966).

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:24
Les Trente Glorieuses : imprimerie...

Imprimerie Béchet (2)…

En 1949, Michel Béchet prend la succession de son père. L’activité d’imprimerie, jusqu’alors à l’étage de la maison familiale rue Magenta va être transférée 6, rue du Château.

En 1966, un magasin (imprimerie, papeterie, librairie) est ouvert, rue Magenta.

L’entreprise va progressivement grandir en utilisant des techniques et du matériel de plus en plus sophistiqués. L’approvisionnement, en papier notamment, va devenir difficile, rue du Château (voie étroite à l’accès peu aisé).

En 1969/1970, à l’initiative de Michel Béchet, une zone artisanale est créée route d’Ambrières. L’activité est alors transférée dans les nouveaux locaux.

L’entreprise comptera alors une dizaine d’employés.

Les Trente Glorieuses : imprimerie...
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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:20
Biographie de Jean-Jacques Garnier…

Le collège de France…

S’étant fait connaître grâce à son activité auprès du ministre Saint-Florentin, on lui attribue la chaire d’Hébreu au Collège de France en 1759.

Fondée par François 1er, au 16ème siècle, la société des gens de lettres appelée Collège Royal de France avait pour vocation de dispenser un enseignement qu’on ne trouvait pas à l’époque à l’Université. Quand Jean-Jacques Garnier est nommé dans l’établissement, celui-ci a beaucoup perdu de son prestige (enseignements et enseignants médiocres) et l’abbé jouera un rôle très important dans sa réhabilitation.

L’Académie des Inscriptions et belles lettres…

Parallèlement à son enseignement au Collège de France, Jean-Jacques Garnier préparait le concours à l’Académie des Inscriptions et belles lettres. Créée par Colbert au 17ème siècle, elle a comme spécialisation les études historiques. Elle fait partie actuellement de l’Institut de France avec quatre autres académies dont l’Académie française. L’entrée comme pensionnaire à l’académie lui prit six années. Mais elle lui permit d’être remarqué comme historien. Il fut appelé en 1766 à poursuivre le travail de Villaret, décédé, et il rédigea la partie de l’Histoire de France du règne de Louis XI à celui de Charles IX.

Ce travail lui permit notamment d’être nommé historiographe du Roi, charge pour laquelle il est surtout le plus connu.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:17

De la politique…

A cette époque, la politique était clairement abordée dans les bulletins paroissiaux. Sans ambiguïté, sans nuance non plus, l’Eglise dénonçait les « méfaits » du Front Populaire.

« Mais qui donc a manqué de parole, sinon les démagogues qui ont trompé le peuple pour s’emparer du pouvoir en 1936 ? Socialistes et communistes se disputent les premières places sur les fauteuils de la démagogie.

Les vrais responsables de la misère des vieillards, ce sont ces hommes qui se sont appliqués à berner la classe ouvrière en n’oubliant pas de soigner leurs intérêts. »

Et, dans le même bulletin, la charge était assez lourde puisque deux autres articles traitaient de : « Un instrument dangereux » (il s’agissait de la grève) et des « désastreux effets du socialisme » avec la dénonciation de l’augmentation des impôts, la fermeture des magasins, la chute des exportations…

Au 19ème siècle, l’Eglise a longtemps été du côté des antirépublicains. Au 20ème, la République n’était plus remise en cause mais le clivage idéologique s’était déplacé vers l’opposition droite/gauche.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:14
Règlement de police de la ville de Gorron au 19ème siècle (1875)…

Ordre et sûreté… (2)

« Il est fait défense de fronder, crosser, jeter des boules de neige (…) de tirer aucun pétards, fusées, artifices, pistolets, fusils et autres armes à feu dans les rues, cours, jardins, et par les fenêtres des maisons…. »

Crosser : il s’agit vraisemblablement d’un jeu proche du hockey sur gazon ; fronder : la fronde permettant de projeter des cailloux ou autres billes étaient largement utilisée à l’époque…

« Il est défendu à toute personne de chanter et de crier dans les rues après l’heure de la retraite et de troubler le repos des citoyens… »

« Il est également fait défense de se baigner nu entre les ponts de Hercé, de Brecé, et même à une distance de trois cents mètres… »

La Colmont était un lieu de loisirs : pêche, canotage, baignade… mais le naturisme est plus surprenant…

« Il est défendu de prendre ou de briser les plantes et les fleurs du jardin public, de monter sur les gazons et d’y laisser vaguer les chiens ou les volailles ».

Le jardin public était vraisemblablement le square du Bignon (photo ci-contre).

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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