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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:58
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la chaussée près Nanterre, le 12 octobre 1797 (21 vendémiaire an VI) – sœur.

La sœur de Jean-Jacques Garnier lui a annoncé que René-François, le curé d’Hercé, avait été, à nouveau, incarcéré, cette fois à Evron (Mayenne). On apprend, dans cette lettre, que René-François avait envoyé à son frère la somme de 300 livres pour l’aider à payer son logement. L’abbé se propose de renvoyer l’argent qu’il n’a finalement pas utilisé et rappelle, s’il en était besoin, qu’il pourrait héberger son frère à Paris.

« Dites-lui cependant qu’en tout état de choses il trouvera chez moi un autre chez lui et qu’il ne doit jamais craindre de m’incommoder »

1799

Le Directoire est renversé par le coup d’Etat du 18 brumaire an VIII. Bonaparte devient Premier Consul et, en réalité, détient seul le pouvoir en France. Les troubles de la Chouannerie ont repris.

[Le 12 thermidor an VII (30 juillet 1799), la ville de Gorron est autorisée à former une colonne mobile pour lutter contre les chouans.

Le 4 vendémiaire an VIII (26 septembre 1799) Urbain Péan, Greffier, lieutenant de la colonne mobile, est assassiné par les brigands qui désolent la contrée.

En octobre 1799, 3000 chouans circulent entre Saint-Mars sur Colmont, Brecé, Châtillon, Saint-Denis de Gastine…

Le 26 octobre, ils attaquent la ville de Gorron. Ils sont au nombre de 600 à 700.]

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:54
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

Rue de Bretagne

8. GORRON (Mayenne) – La Rue de Bretagne J. Sorel. Edit. Rennes

Les prises de vue sont désormais orientées du centre ville vers le Pont de Hercé. Trois cartes postales vont nous permettre d’étudier la partie de la rue de Bretagne située entre la rue Montoise et le Boulevard Ledauphin-Blinière.

Nous nous intéresserons tout d’abord au côté gauche de la rue (numéros actuels impairs).

On peut repérer un débitant tonnelier (Théodore Carré, charron, et sa femme Pascaline), présent en 1921 sur les listes de recensement.

Une partie de cette boutique existe encore actuellement (n°11). Elle était occupée en 1975 par Clémentine Huart (débitante de boissons). L’autre partie est incluse dans un magasin qui, la même année, était occupé par Robert Pirault (peintre décorateur) et sa femme Paulette Pirault/Fouilleul. Actuellement, c’est un magasin d’informatique.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:48
Un siècle d’histoire…

La Grange

1906

Corbeau Victor (maçon) ; Girard Félix (SP ; Fé Angélique (SP) ; Boulay Firmin (cultivateur – marié à la veuve Deneau ou Denault) ; Brichet Augustine (SP) – veuve de Julien Golin) ; Guesdon Jean (charpentier).

1921

Manceau Romain (journalier) ; Richet Ernest (ouvrier en chaussures) ; Millet Victorine (journalière) ; Morin Alphonsine (SP) ; Guesdon Marie (couturière) ; Divay Marie (journalière) ; Mahouin Marie (cultivatrice).

1936

Penloup Victor (journalier) ; Guesdon Marie-Louise (contremaîtresse de magasin) ; Moronard Marcel (journalier) ; Gautrain Auguste (meunier) ; Harnais Constance (SP) ; Poirier Alice (ménagère) ; Gehan Marcel (jardinier).

On constate que le nombre de ménages enregistrés augmente pendant cette période. L’ancienne maison familiale de la famille Garnier est vraisemblablement louée en plusieurs logements.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:45
Implantation de la maison familiale.
Implantation de la maison familiale.

La vie associative gorronnaise, au niveau culturel, social et sportif, a été importante pendant la seconde partie du 20e siècle et n’a cessé de se développer. L’une d’entre-elles, l’Amicale Laïque » fera l’objet d’un dossier dans la dernière partie de l’ouvrage.

Les associations non sportives.

Les listes des subventions accordées par la commune permettent de recenser les différentes associations présentes et actives sur la commune : Association gérant le comice agricole ; Comité des fêtes municipal ; Union Gorronnaise des combattants et prisonniers des deux guerres 1914-1918, 1938-1945 ; les « Ailes gorronnaises », société colombophiles ;

Association des écoles ménagères ; Association d’Education Populaire des Ecoles Libres de la Mayenne ; Association des Parents d’Elèves de l’Ecole St Michel de Gorron ; Association des Parents d’Elèves de l’Ecole Privée Sacré-Cœur de Gorron ; Société de chasse ; Société de pêche ; Mutuelles des Sapeurs Pompiers ; Association des parents d’élèves du CES ; Association familiale « Mon Foyer ; Bibliothèque de Prêts ; Amicale des Anciens Combattants d’AFN de Gorron-Hercé ; Amicale des routiers gorronnais ; Association des veufs et personnes seules ; Ensemble Pour Une Vie Meilleure (E.P.M.V.)… Cette liste n’est sans doute pas exhaustive, elle permet cependant de donner une idée du nombre important de ces associations.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:34
Le moulin du Pré (ou Moulin Neuf)…

La famille Rousseau fait l’acquisition de la scierie.

Vente faite par Me Charles Marie Rocton, notaire à Gorron.

La scierie est vendue à Armand Rousseau et sa femme Léocadie Mercier, propriétaires aux Maltières à Hercé, le 29 janvier 1882, par Jean-Baptiste Lamas, propriétaire et négociant à Gorron et sa femme Renée Dreux. Une partie du pré du moulin du Pré à Mathurin Goubit fait aussi partie de la vente.

Description des éléments de la vente : « deux hangars dans lesquels se trouve installé le matériel nécessaire à l’exploitation d’une scierie mécanique ; un vaste chantier au-devant et en côté de ces bâtiments ; une roue hydraulique en bois mue par la rivière la Colmont et servant de moteur mécanique à la scierie ; tout le matériel réputé immeuble par destination et tenant aux bâtiments (…) par scellement ou par son propre poids. Tous ces immeubles en un seul tenant joignent d’un bout la rue du Pré, d’autre bout la rivière la Colmont, d’un côté une ruelle conduisant à un abreuvoir, et de l’autre côté M. Lamas, vendeur. Le chantier se trouvant séparé du jardin restant appartenir à M. Lamas par une lisse en charmille. »

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:27
Le logis de la Renardière...

Patrimoine gorronnais…

Un bâtiment ancien (datant vraisemblablement du 15e siècle) situé sur le domaine de la Renardière où se sont développées des activités de soins et d’enseignement. Sur ce domaine a été créé un hospice en 1822 (devenu, actuellement, un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes - EHPAD).

A la fin du 17e siècle, le sieur de la Renardière (Claude Gouger) est maître chirurgien. En 1744, des religieuses de la Chapelle au Riboul s’installent à la Renardière pour assurer les soins aux indigents et l’enseignement des filles. En 1766, Siméon Brodin, maître écrivain, est maître d’école pour les garçons sur le domaine.

Le bâtiment « logis de la Renardière » faisait partie d’un ensemble plus important dont un élément a été démoli. Actuellement restauré, on y voit encore une tour orthogonale avec un escalier à vis contre laquelle est appliquée la statue de l’ancien patron : Saint-Laurent. Le bâtiment correspondait à une dépendance du château et appartenait aux seigneurs de Gorron.

César Ledauphin-Blinière (maire de Gorron (1821 – 1851) achète le logis aux héritiers de la famille du Bailleul, (derniers seigneurs de Gorron) et le lègue à l’hospice en 1851.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:23
La Pierre Tournante…

Le maréchal des logis…

Il était maréchal des logis. Chef de la Brigade, grand, gros, fort… sûr de lui. Il avait mis du temps mais, enfin, il avait trouvé son image. Le poil ras, des moustaches cirées. Il portait fièrement le tricorne et gardait la main sur le pommeau de son épée.

Il avait un regret. La gendarmerie se situait dans une maison louée. Une façade sans distinction. Des locaux mal adaptés. Une salle de réunion au rez-de-chaussée. Pas de bureau personnel. Deux appartements à l’étage. Deux cachots à la cave. Un seul de ses quatre gendarmes logeait sur place. Les trois autres louaient en ville.

Il réclamait depuis très longtemps une véritable caserne. Pas trop fort car il avait peur de sa hiérarchie. C’est sans doute pourquoi il voulait avoir ses subordonnés à l’œil. Et avec ces logements dispersés…

Le seul avantage de la maison c’est qu’elle se situait dans le centre ville. Son seul vrai plaisir était de parader de la place du Marché au Chanvre jusqu’à l’église en passant par la Grande Rue et la place des Halles. Pour faire cette tournée il se faisait accompagner du plus jeune de ses gendarmes à qui on avait confié le cheval le plus laid. Toujours en tête, le chef faisait parfois faire un écart à sa monture. Et si quelques étincelles jaillissaient des sabots sur les pavés, il était satisfait.

Très sûr de lui, il avait un regard rusé, toujours en mouvement. Il était calculateur. Pratiquement sans culture, il tentait parfois de faire illusion. Humour ou ignorance crasse, il n’hésitait pas à se mettre en avant. En toutes circonstances, sauf s’il considérait que les notables présents pouvaient agir sur sa carrière. Là, il pouvait être humble, soumis mais le regard perçait sous les paupières à demi fermées.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:18
Le Champ des Martyrs…

L’expédition des bourgeois de Gorron

Récit de Mathieu Le Boullenger.

« … la plus grande partie des habitants et bourgeois de cette ville s’enfuirent avec leurs femmes et leurs enfants, et cachèrent et emportèrent le plus qu’ils purent de leurs effets et meubles, y étant épouvantés par le tocsin et son des cloches qui sonnaient non seulement ici mais en toutes les paroisses voisines. Et ceux qui restèrent et eurent du cœur prirent les armes et allèrent au-devant d’eux à la suite de messire François de Pennard, prêtre curé dudit Gorron, qui, montant à cheval à leur tête, après leur avoir donné une bénédiction générale, ils furent tous encore environ trois cents jusqu’aux landes de la paroisse de Lesbois où ils apprirent que c’était une fausse alarme ; quoi voyant, ils s’en revinrent tous à l’église de Gorron, où ils chantèrent un Te Deum en actions de grâce ; et, le dimanche ensuivant, ils firent des feux de joie dans une pièce de terre située derrière cette église où ils firent des décharges de coups de fusils, de manière que la pièce de terre a retenu le nom de prince d’Orange, qu’on l’appelle communément aujourd’hui. »

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 11:55
Note de lecture…

« Un candide à sa fenêtre » (Régis Debray)

Toute proportion gardée, l’ouvrage m’a fait penser à Montaigne. Un regard porté sur soi sans concession, teinté parfois d’autodérision… Le genre qui me plaît et qui nous change des discours péremptoires, démonstratifs, agressifs souvent….

Debray fait parfois allusion à ses 70 ans avec, me semble-t-il, un peu de nostalgie, même s’il revendique sa « sagesse » actuelle et regarde, amusé, l’agitation et les travers de son monde, celui des « gens de lettres ». Au-delà de cette introspection, l’auteur porte aussi un regard critique dans de nombreux domaines : art, littérature, politique…

Les analyses sont, le plus souvent, très fines, très intelligentes, dans une langue travaillée qu’on pourrait envier quand on essaie d’écrire. Grande culture, belle écriture… Une certaine admiration parfois tout de même un peu agacée par les locutions (latines ou autres, très modernes) qui frôlent le « maniéré ». On retrouve ce travers dans une élocution un peu précieuse lors des interviews données par l’auteur.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 12:44

Vous trouverez cette semaine (45ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1797…
  • Gorron en cartes postales : l’entreprise Monnier (la fabrique)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la Grange (suite)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : Maine Ateliers

Catégorie échanges :

  • Patrimoine historique : la mairie…
  • Le moulin du Pré : la scierie hydraulique…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : souvenirs
  • Le Champ des Martyrs : l’aventure des bourgeois de Gorron (2)…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : « La malédiction du chat hongrois »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (45ème/2015)...

L’extension des bâtiments ayant abrité l’activité de la fabrique des meubles Monnier, à la suite des premiers ateliers.

La situation actuelle sur la zone d’activités économiques des Besnardières.

Actualité de la semaine (45ème/2015)...
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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