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25 novembre 2023 6 25 /11 /novembre /2023 11:45

Note de lecture

« Psychopompe » (Amélie Nothomb)

 

Le psychopompe est un dieu qui conduit les âmes vers l’autre monde. Pour Amélie Nothomb, les oiseaux pourraient assurer cette fonction. Passionnée par ces animaux, elle arrive à s’y identifier. « Ecrire, c’est voler » est-il écrit sur la quatrième de couverture.

Ce roman autobiographique, comme d’habitude très court, permet à l’autrice de parler de son écriture allégée au maximum, refusant tout ajout superflu. Souvent attaquée, on ne peut cependant nier son talent. Son écriture se déguste et, manifestement, elle arrive au plus près de ce qu’elle veut décrire. Quand elle évoque son viol, adolescente, quelques lignes suffisent alors que d’autres auraient eu besoin de plusieurs pages. Quand elle veut décrire le vol balourd des canards, elle parle d’un vieil oncle allant chercher sa bière….

Elle revendique la nécessité de l’écriture pour elle et parfois son danger. Mais c’est aussi une joie, contrairement à certains de ses collègues qui parlent parfois de douleur, de souffrance. Et elle paraît sincère. Comme elle peut l’être lorsqu’elle pense avoir joué le rôle de psychopompe après la mort de son père.

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24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 11:40

Des prisonniers de guerre allemands

Après la libération du territoire français et la défaite de l’Allemagne, des prisonniers de guerre ont été gardés en France de 1944 à 1948. Ils étaient essentiellement utilisés dans l’agriculture.

On apprend dans cet article que soixante-quinze environs de ces hommes sont installés sur la commune de Gorron au lieu-dit « la Charbonnière », dans une ferme désaffectée.

Leur tâche consistait à remettre en état de culture des hectares de terrain bouleversés par la guerre, notamment, ici, la création d’un terrain d’aviation en 1944 par les Américains, à la limite des communes de Gorron et de Brecé sur la route de Couesmes.

Selon le rédacteur de l’article, les conditions de détention des prisonniers laissaient à désirer. Défauts de surveillance, faible activité, utilisation de certains prisonniers comme main d’œuvre gratuite dans les fermes avoisinantes.

On a pu, à l’époque, dénoncer les mauvaises conditions de détention des prisonniers en France. Cela ne semblait pas être le cas à Gorron.

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23 novembre 2023 4 23 /11 /novembre /2023 11:42

Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…

 

Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)

M. Goussin

1936

 

La démission de notre maire Joseph Pottier a fait beaucoup parler dans la ville. Tout a commencé par des pétitions contre l’entreposage des « boues » sur le Champ de foire. Les riverains supportaient de plus en plus mal les odeurs persistantes jusqu’à la vente de ces « boues » comme engrais aux agriculteurs. L’élection de M. Goussin, après que M. Rousseau eut refusé le poste, n’a pas été facile.

Le nouveau maire, républicain affirmé, l’arrivée d’un gouvernement de gauche, le « Front populaire », effraient certains gorronnais. Pourtant, malgré les difficultés de nos usines de chaussures, l’économie gorronnaise semble ne pas se porter si mal. Une usine de petite métallurgie s’installe, rue Jean-Jacques Garnier, un cimentier d’origine italienne réunit plusieurs artisans maçons dans une importante entreprise de maçonnerie et de travaux publics.

La mort d’un ancien soldat de la guerre de 1870 contre les Prussiens nous rappelle les conflits avec l’Allemagne dont la Grande Guerre encore toujours présente dans nos mémoires. Ce qui se passe en politique chez nos voisins allemands commence à en inquiéter plus d’un.

 

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22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 11:47

Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».

Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.

 

La drôle de guerre

Le 3 septembre 1939, après à l’agression de la Pologne, la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Il ne se passe pas grand-chose entre les belligérants jusqu’au 10 mai 1940, date où l’armée allemande envahit le Luxembourg, la Hollande, la Belgique et s’enfonce en France par les Ardennes.

Georges, le personnage principal du roman, est affecté au 1er régiment de cuirassiers le 1er janvier 1940. Le 10 mai, il est en permission comme un certain nombre de soldats français. Bien que l’attaque imminente fût connue par les responsables militaires français, on ne juge pas utile de rappeler en urgence les permissionnaires.

Quand Georges, avec d’autres soldats, ne put rejoindre son régiment,  l’armée française était déjà bousculée par l’avancée allemande. On demandait aux militaires de reculer dans une pagaille indescriptible. Il va se retrouver dans le sud de la France où il sera démobilisé.

 

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21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 15:41

Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.

 

Victorine Gesbert épouse Albert Ernoult 

Albert Ernoult, né le 19 mai 1882 à Chantrigné, est mort le 28 février 1916 dans la Meuse.

Albert et Victorine se sont mariés à Gorron le 9 mai 1914.

Victorine Gesbert s’est remariée le 16 novembre 1924 avec Joseph Pottier à Gorron.

Nous retrouvons Joseph Pottier, ouvrier en chaussures chez Fauchard, Victorine Gesbert, débitante, sa fille Ernestine Ernoult, Grande Rue.

 

Un visiteur du blog nous a informé que Marie Cousin (voir semaine dernière) ne s’est pas remariée.

 

Récapitulatif

Remariages : 5 sur 9 veuves.

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20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 11:26

Population Gorronnaise - synthèse

 

A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.

 

1975

Rue Jean-Jacques Garnier

 

Germaine Bouillon, épouse Perron, née le 24/09/1914.

 

1ère génération

Jean Perron

Ouvrier d’usine

Germaine Bouillon

Gardienne Bouillon

Rue Jean-Jacques Garnier

1975

2ème génération

Marie Jean Bouillon

Tailleur de pierre

Clémentine Danjou

 

Rue du Coq

1914

 

3ème génération

Constant Bouillon

Charpentier

Hortense Rousseau

Ménagère

 

1867

4ème génération

Ambroise Bouillon

Charpentier

Anne Boulière

 

 

1837

5ème génération

François Bouillon

Charpentier

Anne Derieux

 

 

1806

6ème génération

Jean Bouillon

 

Renée Volcler

 

 

 

 

Ambroise Bouillon et Anne Boulière se sont mariés le 04/04/1837 à Gorron.

Ambroise est le fils de François Bouillon, charpentier et d’Anne Derieux mariés le 17/04/1806 à Gorron

 

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19 novembre 2023 7 19 /11 /novembre /2023 12:09
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…

A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.

 

Recensement de 1962

 

Rue de Bretagne (côté pairs)

 

N° 4 : Georgette Bailleul/Anger, bouchère et ses filles : Paule Bailleul et Jane Bailleul, employée PetT.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI…
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18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 11:59

Note de lecture

« Le dernier des écrivains » (Gwénaëlle Robert)

 

Après ma déception à la lecture de « Sur la dalle » de Fred Vargas qui escamotait le contexte Saint-Malo/Chateaubriand promis, je me méfiais. Le conseil d’un bon lecteur sensible au romantisme de la ville et de l’écrivain me rassurait un peu. Et je n’ai pas été déçu. L’hôtel de corsaire dans les murs, la Bretagne en hiver, la mer frappant les remparts, le crachin et le tombeau face à la mer… tout y était.

Le cadre tenait toutes ses promesses. L’histoire à connotation policière m’a paru au départ un peu sophistiqué. Par la suite, certaines scènes (comme celle du voilier incendié), certains rebondissements, m’ont semblé peu réalistes. Mais les thèmes abordés, l’écriture, l’édition, les liens familiaux, m’ont très vite séduit.

Globalement donc, une bonne lecture et une autrice que je ne connaissais pas et qui a du talent.

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17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 11:40

 

La première mouture du roman policier « Monsieur Louis » se termine. Pendant la relecture et les corrections, je commence à préparer le roman historique suivant. Le titre n’est pas encore choisi (peut-être "Un soldat sans qualités"). Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.

Bien qu’il ne s’agisse que d’un roman, les périodes concernées par l’histoire s’appuieront sur le parcours militaire de mon père : il effectue son service militaire au 1er régiment de chasseurs du 21/04/1931 jusqu’au 15/04/1932. Il suit une période d’exercices du 15/10/1934 au 03/11/1934. Affecté pendant la drôle de guerre au 1er Régiment de Cuirassiers le 1er janvier 1940, il est démobilisé le 1er septembre 1940 dans le sud de la France.

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16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 12:38

Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…

 

Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)

Bouilleurs de cru

1935

 

La commune, comme celles des environs, s’élève contre les nouveaux règlements encadrant la production des bouilleurs de cru (fabrication d'alcools de fruits). L’augmentation des taxes, le contrôle des productions, sont rejetés par les propriétaires. Un mouvement de protestation se propage dans notre région. Une manifestation de plus de 1000 participants a lieu à Gorron. La municipalité, comme beaucoup d’autres, démissionne pour soutenir les manifestants.

Notre maire, Joseph Pottier, réélu il y a peu après les municipales favorables à la gauche, accompagne le mouvement. Par contre sa position à propos des boues (résultat des ordures ramassées sur les rues de la ville) entreposées sur le Champ de foire semble poser problème au sein du conseil municipal.

Le conseil est plus unanime pour interdire aux grands magasins de s’installer sur le marché. C’est moins évident pour la création d’un abattoir municipal. Les abattoirs privés, non fermés, donneraient un spectacle immoral aux enfants.

 

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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