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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 10:42

La lignée de Jeannot…

Après un long repos et un repas médiocre, je suis retourné, toujours dans mon lit, vers les anciens Gorronnais. J’en étais à la Révolution. Décidément, les guerres, la violence, sont toujours présentes dans notre histoire. Gaspard Beurrier avait donc été assassiné par un groupe de Chouans commandé par le marquis du Tilleul. Parmi ces Chouans, il y avait un certain Jeannot, ivrogne notoire, bien connu des autorités gorronnaises. J’avais retenu ce nom car il réapparaissait dans les écrits du jeune Charles Gabriel relatant le décès de Françoise du Tilleul, la sœur du marquis. Devenu fossoyeur, Jeannot avait été chargé de la mise en terre de la défunte. Il avait alors une fille, handicapée mentale, qui avait un moment effrayé Charles. Mais la lignée de Jeannot, apparemment, ne s’était pas arrêtée là. Bien qu’il soit difficile de reconstituer l’histoire de cette lignée, quelques écrits de Gaspard Pouilleul, descendant de la famille Beurrier, faisaient allusion à Louise, la jeune femme en seconde noces du maire assassiné. Une forte femme, apparemment, morte très âgée, qui s’était investie dans la vie de la commune au niveau de l’instruction et de la santé. Jusqu’à présent, je n’avais retenu des différents écrits consultés que ce qui permettait de reconstituer une histoire générale de Gorron. Cette fois, j’ai été intéressé par Jeanne, petite-fille de Jeannot qui avait assisté Louise à la fin de sa vie. Louise avait fait preuve d’une réelle dignité en venant saluer une dernière fois Françoise du Tilleul lors de son décès. Il m’intéressait de connaître un peu mieux son histoire. J’ai donc repris plusieurs écrits, me suis perdu souvent dans les générations évoquées. Mais je crois bien être en mesure de renouer les fils.

J’ai du mal, ce soir, à rédiger ces quelques lignes. Si l’histoire de Gorron a réussi à me faire un peu oublier ma mauvaise forme physique, celle-ci se rappelle à moi par une lourde fatigue. De ces fatigues contre lesquelles la volonté ne peut malheureusement pas grand-chose. On dit que le corps et l’esprit sont étroitement liés. Ma modeste expérience me permet de confirmer cette constatation. Notre disposition affective, que l’on peut nommer du terme général d’humeur, entretient manifestement un lien étroit avec ce qu’on ressent de notre propre corps. Une douleur inhabituelle peut altérer cette humeur. Elle deviendra alors encore plus insupportable. Mais si un événement extérieur vient, au contraire, restaurer l’humeur, une marque d’amitié ou d’amour, par exemple, la douleur peut significativement diminuer. L’entre-deux est sans doute très complexe mais il est réel, je l’affirme. Et puis de m’en persuader me fait du bien et me permet de terminer les écrits de cette journée. Je remets cependant à demain un retour plus détaillé sur l’histoire de Louise et Jeanne. Le corps doit finalement avoir toujours le dernier mot…

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