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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 11:30
Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914/1918…

Des histoires particulières (suite)

VICTOR BOULAY

Né à Gorron le 14 janvier 1896. En 1906, il vit avec son père Victor BOULAY, tanneur (employé Gendron), sa mère Louise CHARLOT, ses frères et sœurs : Victorine, Benjamin, Clémentine, Louise, Clément, à la Petite Jeunière, à Gorron.

Le 04 août 1914, date de la déclaration de guerre, il a 18 ans. Il est cultivateur, célibataire. Il aurait dû être mobilisé en 1915 mais a été ajourné pour « Faiblesse » lors du conseil de révision. Son incorporation est reportée d’un an. Il mesure 1 mètre 56 centimètres, a les yeux gris bleu, un visage rond, le front fuyant et le nez moyen (d’après son livret militaire).

Il est d’abord incorporé comme soldat de 2ème classe au 103ème Régiment d’infanterie le 03 septembre 1916. Il participe à la bataille de Verdun (la plus grande de la guerre) commencée en février 1916.

Puis, il passe au 147ème Régiment d’infanterie (9ème compagnie) le 01 juin 1917, jour où les Allemands reprennent l’offensive dans le secteur de Verdun.

Le 20 août 1917, ce sont les Français qui lancent une grande attaque. Elle sera fatale au soldat Victor. Il est blessé par un éclat d’obus le 08 septembre 1917 au Bois d’Avocourt, au nord-ouest de Verdun (voir carte ci-contre). Il meurt le 09 octobre 1917, dans l’ambulance, des suites de ses blessures (plaies pénétrantes dans la région dorsale), à Brocourt (Meuse).

Le texte ci-dessous correspond à un extrait du carnet de guerre d’un soldat du 103ème Régiment d’Infanterie (Julien Bouré), dans lequel a été incorporé Victor. Il nous donne une idée des conditions de vie effroyables des soldats au front.

« Impossible de se laver, il n’y a pas d’eau. Des odeurs suffocantes d’urine et de sang coagulé se mélangent. Tout ce que l’on touche pue, surtout le pain dans les musettes. Une seule nourriture acceptable : les conserves de viande que l’on trouve dans les sacs des morts et des blessés et que l’on ouvre après avoir essuyé sommairement le couvercle avec son mouchoir ou sa chemise.

Il n’est pas étonnant dans ces conditions que nous ayons tous la dysenterie. Il n’y a pas de cabinets. L’urine et les déjections sont recueillies dans des récipients divers qui sont vidés chaque soir dans les trous d’obus situés à vingt ou trente mètres. Le vent apporte dans les couloirs des bouffées d’odeur de pourriture qui donnent la nausée. »

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